En voilà un qui en a gros sur la patate.
AndroJean Andro, le conseiller général du canton d'Avranches récemment élu, espérait obtenir une place de vice-président au Conseil Général de la Manche à Saint-Lô, à l'instar de son prédécesseur Guénhaël Huet, actuellement député-maire.
Lors de l'élection des 15 vice-présidents le 20 mars dernier, il n'a pas été retenu.

L'intéressé a fait part de son amertume dans les colonnes de Ouest-France, information publiée à deux reprises par le quotidien : le vendredi 28 mars en page local (Avranches) et aujourd'hui lundi 31 mars en départemental. En régional demain?

L'article de Ouest-France (28 mars 2008):

« J'ai bagarré ferme en mettant en avant que le canton d'Avranches, ville sous préfecture, est l'un des plus importants du départements avec 20.000 habitants.
Malheureusement je n'ai pas été entendu.
Le président
[du Conseil Général, Jean-François Legrand; ndlr] m'a expliqué que ce n'était que mon premier mandat, même si j'ai été élu lors des partielles d'octobre dernier, ce qui n'était pas, à ses yeux suffisants.
En compensation mais ce n'était pas ce que je demandais
» , il a été nommé à la commission permanente.
« A Saint-Pois, l'un des plus petits cantons de la Manche, un candidat débarque et il est vice-président d'emblée.
Moi on me dit que je n'avais jamais été ministre
».

La morale de cette histoire est qu'il ne suffit pas de représenter l'un des cantons les plus peuplés du département pour être l'un des vice-présidents de Jean-François Legrand, l'actuel président.
Auquel cas le président Legrand et sénateur UMP serait entouré en partie d'adjoints de sensibilité de gauche eut égard aux conseillers généraux de l'agglomération cherbourgeoise (cantons les plus peuplés de la Manche) tous socialistes.

Les postes de vice-présidents au nombre de 15 sont hautement politiques.
Le président Legrand, j'imagine, les choisit en fonction de leur appartenance politique (UMP, DVD et accessoirement sans étiquette en s'assurant bien de leur loyauté) et bien sur de leurs compétences.
Il n'est donc pas étonnant que Philippe Bas, UMP et ancien ministre de la santé, soit nommé vice-président et responsable d'une commission, celle des solidarités.

Jean Andro peut maigrement se consoler d'un poste à la commission permanente (1) dont chacun sait qu'elle ne procure aucun pouvoir particulier.

(1) La Commission permanente du conseil général est une émanation de chaque assemblée départementale, composée à la proportionnelle des groupes politiques qui y sont représentés.
Elle a pour mission de statuer sur les affaires courantes du département, en assurant la permanence de l'assemblée départementale, qui lui donne délégation, entre chaque réunion ou session.
Elle se réunit environ une fois par mois et délibère sur de nombreux dossiers.
Sources : wikipedia