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19 août 2008

bilan de la route du rock 2008 : ça passe

16.500.
C'est le nombre des festivaliers qui ont assisté à la 18ème édition de la route du rock qui s'est clos samedi soir au fort de Saint-Père non loin de Saint-Malo (35).
16.500 festivaliers. C'est 2.500 de plus par rapport au point d'équilibre financier (fixé par les organisateurs à 14.000 entrées).
La route du rock sera bénéficiaire. Tant mieux.

Avec un passif de 200.000 euros, le président de l'association Rock Tympans et directeur du festival, François Floret, prévenait qu'un nouveau déficit cette année risquait de mettre en péril le festival d'été, mais aussi celui, moins connu, d'hiver.

Le voilà rassuré. Le bénéfice de cette édition couplé aux dons des festivaliers (environ 6.000€) ainsi qu'à la baisse volontaire de salaires de 10% des 70 permanents va éponger une partie du déficit et de permettra de préparer dans la sérénité les collections hiver et été 2009 qui seront - cela est confirmé - reconduits.

Le budget de la route du rock cette année est d'environ 1,4 million d'euros. Il s'autofinance à hauteur de près d'un million d'euros, le reliquat provenant des subventions de collectivités locales et des partenariats privés.
En 2005, la route du rock, avait battu son record d'affluence (29.000 spectateurs) avec le mythique groupe anglais The Cure.
(source AFP)

En attendant les éditions 2009, quelques images de 2008 avec les interviews de François Floret, directeur du festival, de l'animateur sur France Inter et parrain du festival Bernard Lenoir et des musiciens de the DØ (source : France 3 Bretagne) :


la route du rock 2008
envoyé par francois50300

07 août 2008

festival la route du rock 2008 : ça passe ou ça casse ???

la_route_du_rock_2008

Mauvaise passe pour de nombreux festivals associatifs de musique actuelle ces derniers temps.
Inflation des cachets d'artistes, public absent en raison d'une météorologie peu clémente ou de baisse de pouvoir d'achat, défaillance des sponsors ou des collectivités locales, concurrence et surenchère entre manifestations, ... un constat s'impose : il devient compliquer d'organiser un festival, pire de l'équilibrer.

Certains festivals ont déjà baissé le rideau :  les Vaches au Gallo à Louvigné-du-Désert (35), le festival Sourd'ing à Villedieu les Poêles (50), d'autres accumulent des déficits plus ou moins importants qui compromettent leur développement : Art Sonic à Briouze (61), Chauffer dans la noirceur à Montmartin sur mer (50), les Terre-Neuvas à Bobital (22), Boeuf Ka Rock à Cholet (49), les 3 Elephants à Laval (53), le festival Saint Nolff à Saint Nolff (56), ...

Un autre évènement a tiré la sonnette d'alarme en début d'année : la Route du Rock, le festival electro-pop breton qui se déroule chaque mi-août à Saint-Malo et ses alentours.
Avec un déficit cumulé de 200.000 euros (1), les responsables de l'association Rock Tympans organisateurs du valeureux festival malouin, ont en début d'année lancé une souscription auprès du public pour renflouer les caisses et annoncé la disparition pure et simple de la Route du Rock si les éditions 2008 [collections hiver (février) et été (août)] ne sont pas satisfaisantes financièrement.

Les promoteurs devraient être rassurés. La programmation des 14 au 16 août prochain devrait logiquement attirer un large public français et britannique amateur de musique électro-pop-rock.

Coté organisation, comme les années passées, le festival se déroulera dans trois lieux différents : la plage du Sillon et le Palais du Grand Large à Saint-Malo en journée et le fort de Saint-Père (à l'extérieur de Saint-Malo) en soirée.

Au menu par soir au fort de Saint-Père :

Une programmation des plus alléchantes même en l'absence de Radiohead - groupe fétiche des GO qui vu le cachet du groupe d'Oxford (autours des 400.000€ environ selon la date et le lieu) ne sera à l'affiche malheureusement que dans leurs rêves -  puisque l'on retrouvera les retours des mythiques Tindersticks en exclusivité, des phénoménaux the Breeders, enmené par l'ex Pixies Kim Deal, des islandais de Sigur Rós, des jeunes pousses et prometteurs franco-islandais the DØ et anglais the Foals ou the Ting Tings, et bien d'autres.

Toutes les informations relatives au festival (programmation complète, billeterie, hébergement) sont disponibles sur le site internet : la Route du Rock.

Venez donc nombreux au fort de Saint-Père pour que la 18ème édition ne soit pas la dernière!

(1) déficit de 200.000€ imputables en partie à l'une des deux têtes d'affiches de l'édition 2007: the Smashing Pumpkins et the Sonic Youth. Le premier groupe avait absorbé presque la moitié (45 %) du budget artistique de l’édition avec 120 000€ de cachet !


l'histoire de la Route du Rock dans wikipedia

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04 août 2008

du cannabis made in Normandy

cannabisFumeurs de oinj' ou de beuh. Ce qui ce suit risque de vous donner de faux espoirs et donc de vous décevoir.
La culture du cannabis n'est toujours pas légalisée en France, même si les champs de chanvre est dont est extraite l'herbe euphorisante occupe de plus en plus d'espace en France.
Seulement cette variété de chanvre ne permet pas de rouler les pétards en raison de sa faiblesse de ses effets psycho-actifs (taux de THC <0,2%). Vous auriez l'impression de fumer du foin !!!!

Alors à quoi bon la culture du chanvre, me direz vous?
Il faut savoir que cette plante rustique a de nombreux atouts à faire valoir.

Un peu d'histoire. Originaire des contre-forts de l'Himalaya, le cannabis a été utilisé par l'homme depuis des millénaires en Extrême et au Moyen-Orient. Il était cultivé pour ses fibres destinées à la fabrication de cordage de papiers et de tissus et sa résine était utilisée autrefois comme médication pour soulager les spasmes, les troubles du sommeil, la douleur.
Le chanvre / cannabis a été introduit en Europe au début du XIXe siècle par les soldats de Napoléon Bonaparte, et par les médecins anglais de retour des Indes qui lui prêtaient des vertus thérapeutiques.

Le chanvre est cultivé pour de multiples utilisations, telles les tissus, la construction, les cosmétiques, l'isolation phonique et thermique, la fabrication d'huiles, de cordages, de litières, l'utilisation sous forme de combustibles, en papeterie, pour l'alimentation humaine, l'alimentation animale, comme biocarburants, pour des usages médicamenteux, pour un usage récréatif ou comme matériaux composites en association avec des matières plastiques.
La filière chanvre trouve un regain d'intérêt avec l'augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience environnementale, les pays européens et les collectivités locales de ces pays tentent ainsi de favoriser à nouveau la culture du chanvre.
Plante rustique, elle ne nécessite pas d'engrais, ni de produit chimique. 100% bio.

Avec une production de 50.000 tonnes, la France est le leader européen dans la culture de cette plante atypique.
En Normandie, le Calvados et l'Orne étaient les départements pionniers.
La Manche, notamment le sud Manche, rejoint le duo dans la production de chanvre.
Quelques agriculteurs autours de Mortain se lancent dans cette aventure et une filière de valorisation est en voie de création par les élus locaux (cf. interview de Serge Deslandes, conseiller général et président de la Communauté de communes du canton de Mortain).
Une excellente et intéressante initiative qui mérite d'être saluée.

Le chanvre, futur pétrole vert?
Réponse dans la vidéo qui suit (reportage de France 3 Basse-Normandie) :


le chanvre en culture dans le Mortainais (50)
envoyé par francois50300

Posté par fanfan18 à 00:06 - actualités environnementales - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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02 août 2008

les élus à coté de la plaque ... d'immatriculation ?????

« Nouveau système d'immatriculation des véhicules : le maire informe l'assemblée qu'il est sollicité par le député maire d'Avranches [Guénhaël Huet] afin de soumettre au conseil une proposition de délibération tendant à obtenir le maintien des numéros des départements sur les plaques d'immatriculation.
Le conseil de Chèvreville demande au gouvernement français et à l'Union Européenne de prendre toutes mesures pour que la mise en place des nouvelles plaques d'immatriculation rende obligatoire la mention pour l'instant facultative du numéro de département.
»
La Manche libre, édition "Avranches", du 2 août 2008, p26.

Le lobbying du parlementaire du sud-Manche au sujet du nouveau système d'immatriculation bat son plein et les retombées ne se font pas attendre.
Les conseils municipaux de la circonscription, les uns après les autres (en introduction l'exemple de la petite commune de Chevreville qui s'est fait une petite renommée en boycottant les élections municipales en mars dernier), adoptent en toute innocence la motion du parlementaire.
Il est vrai que ce vote ne mange pas de pain. Et puis on ne va pas déplaire au député, on ne sait jamais ...

On ne reviendra pas sur cette réforme déjà évoquée lors d'un précédent billet sur ce blog.
Par contre l'actualité récente sur ce sujet appelle quelques remarques.

Tout d'abord la motion adoptée dans les communes du sud-Manche. Il y a lieu d'être étonné de la référence à l'Union Européenne dans le texte.
En quoi l'Union Européenne est concernée par la réforme des plaques d'immatriculation puisqu'elle relève exclusivement de la compétence des Etats-membres.
Ne voudrait-on pas stigmatiser une nouvelle fois l'Europe sur des problèmes strictement nationaux que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Procédé naturellement scandaleux. Mais qui fait ses preuves dans nos campagnes et ailleurs.
Attendons nous prochainement à apprendre que la fermeture du tribunal de grande d'instance à Avranches, la mise en place des franchises médicales, la dissolution des régiments militaires, .... c'est aussi d'la faute à l'Union Européenne !!!

Sur la forme. Le lobbying de certains parlementaires de tout bord politique (de droite comme de gauche) sur ce sujet est des plus actifs. Télévision, radio, presse, internet tout y passe. Sans compter les amicales pressions sur les collectivité locales.
Le message à faire passer est bien rôdé et les moyens efficaces. Il faut dire que le collectif de parlementaires rassemblé sous le vocable "jamais sans mon département" est bien aidé.
Une entreprise de communication pour ne pas dire de lobbying Com'publics s'est mise au service de nos élus nationaux. Fourniture des brochures et kits de communication, hébergement du site internet du collectif, son gérant Marc Teyssier d'Orfeuil va jusqu'à se substituer aux parlementaires devant les médias (cf. vidéo) pour vendre le produit.
Le quotidien le Monde daté du 1er août précise que cette prestation ne sera pas facturée au collectif. Action philanthropique de l'agence de "com'"? Faut pas rêver.
Elle espèrera en temps utiles des retours d'ascenseur (= retour sur investissement) des parlementaires sur des actions catégorielles défendues par ce lobbyiste.
Au risque que certains parlementaires, sensés représenter la nation et l'intérêt général, fassent primer des intérêts particuliers.

Sur le fond. La nouveau système d'immatriculation est justifié par l'impossibilité dans quelques années de délivrer de nouveaux numéros de plaque, le système devenant à terme saturé.
Ce constat est partagé par tous, même par le collectif des parlementaires.
Seulement ces derniers veulent adjoindre aux numéros à 8 caractères alphanumériques un numéro de département à deux chiffres qui est facultatif dans le projet.
Cette liberté de choix laissée aux propriétaires de véhicules à moteur d'ajouter ou non le numéro de département est compromise par des parlementaires majoritairement de droite et libéraux. Cherchez l'erreur.
Par ailleurs, la motivation du collectif est la suivante : le numéro des département sur les plaques constituent un facteur d'identité.
Le numéro de département étant lié au lieu de résidence, on peut s'interroger sur la notion d'identité.
Un Ch'ti habitant dans la Manche préfèrera-t-il apposer le numéro de département de lieu de résidence (50) ou celui de son département d'origine (59 ou 62)? Ou un morbihannais résidant à Paris : 56 ou 75? ...

On voit toutes les ambiguités de cette campagne qualifiée de "folklorique" par certains ou de "médiatique" par d'autres, voire même de démagogique et de populiste à vocation pré-électorale.

Quelque soit l'issue de cette mascarade, il y a de forte chance, malheureusement, que je n'appose pas le numéro du département de la Manche le jour où je changerai de véhicule.
Il n'y a vraiment pas lieu d'être fier d'y habiter (particulièrement dans le sud-Manche) au regard de l'activité de certains de ses élus.
Puisqu'a priori le numéro du département sera incontournable - adieu GLD (comprenne qui pourra) - je choisirai parmi l'ensemble des numéros des départements français, celui le plus évocateur.
Le 69.


Découvrez Serge Gainsbourg!



vidéo : source JT France 2 du 31 juillet 2008, édition de 20h00


touche pas à mon département, nom de Dieu!
envoyé par francois50300




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