La Basse-Normandie sera-t-elle un jour raccordée au réseau TGV?
TGV_retoucheEtonnamment notre région est la seule en France à ne pas avoir de TGV au départ/arrivée de l'une de ses gares.
Si encore cette absence de liaison grande vitesse était compensée par une qualité de service irréprochable des lignes actuelles! Chacun sait que cela n'est pas le cas. Quotidiennement des incidents surviennent sur les principales lignes (Paris-Cherbourg, Paris-Granville) : trains en retard, non chauffés, ...
Au point que le Conseil Régional de Basse-Normandie courant janvier a sanctionné la SNCF en suspendant ses paiements à l'opérateur ferrovière; mesure saluée par l'ensemble de la classe politique de gauche comme de droite.

Le Conseil Régional de Basse-Normandie lance une pétition électronique pour réclamer une meilleure qualité de service, une modernisation des lignes, et la mise en place d'un réseau ferré à grande vitesse.
La pétition sera remise par Laurent Beauvais, président du Conseil Régional, à Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat au transport, lors des Assises régionales du transport ferroviaire qui seront organisées à Caen le 23 mars 2009.
Pour signer la pétition : www.normandie.grandevitesse.org


texte de la pétition :

La Normandie ne peut plus rester à l’écart du réseau TGV. Les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Granville, dont la fréquentation s’accroît d’année en année, doivent être considérées par la SNCF comme prioritaires et raccordées au réseau des lignes à grande vitesse dans les meilleurs délais.

La poursuite du maillage du territoire, qui prévoit la construction de 2000 kilomètres de voies d’ici 2020, doit prendre en compte l’absolue nécessité de rattacher la Normandie à ce programme.

Une première étape a été franchie fin 2008 par l’adoption de l’amendement soutenu par les députés socialistes bas-normands, Philippe Duron, Laurence Dumont et Bernard Cazeneuve au Grenelle de l’Environnement reconnaissant cette nécessité.

Nous demandons par conséquent au secrétaire d'Etat aux transports de faire acter cette modernisation dans le schéma national des infrastructures qui sera proposé au Parlement fin 2009.

Trois objectifs principaux doivent être atteints :

  • la modernisation des lignes actuelles afin de garantir à leurs usagers la fiabilité des installations et la ponctualité des trains qui font aujourd’hui grandement défaut et pénalisent toute une région ;
  • la construction d’une nouvelle voie entre Paris et Mantes. La voie actuelle saturée par les trains de banlieue ne permet plus d’assurer la fluidité du trafic indispensable aux trains en provenance de Normandie ;
  • Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Granville en 2h30 par la mise aux normes « Grande vitesse » de la totalité des lignes et leur connexion au réseau européen afin d’offrir à la région les mêmes opportunités que les autres régions françaises.

Nous souhaitons que les discussions engagées fin 2008 avec le secrétaire d'Etat aux transports soient axées sur ces trois objectifs principaux lesquels seront par ailleurs déclinés lors des Assises régionales du transport ferroviaire organisées à Caen, par le Président de la Région Basse-Normandie, le 23 mars 2009.

L’ouverture aux autres pays, la collaboration entre territoires européens et extra-européens, l’attractivité de la Normandie et la qualité du service public dû à ses habitants supposent que son réseau ferroviaire soit mis aux normes qui prévalent aujourd’hui dans la majeure partie du pays.


L’avenir de nos villes et de notre Région en dépend. Celui de leurs administrés aussi qui doivent pouvoir prétendre aux mêmes modalités de transport que ceux des autres régions.