18 mai 2009
la jeunesse d'hier et d'aujourd'hui : quelles différences???
Un sujet que j'envisageais d'aborder un jour ou l'autre sur ce blog est celui des JEUNES, de leur avenir, de leur place dans la société, de leur rapport avec leurs ainés, ... avec des exemples locaux à l'appui.
Le bloggeur ne va pas se décarcasser puisqu'il va reprendre in-extenso le texte de l'édito de Thomas Legrand (photo à droite) journaliste à France Inter consacré à ce thème.
La chronique a été diffusée ce matin entre 07h46 et 07h48 dans l'émission le 07/10 animé par Nicolas Demorand.
Pour les auditeurs des radios locales Tendance Ouest, de Virgin Radio et réseau France Bleu Cotentin et Basse-Normandie et les autres qui n'était pas sur les fréquences 93,5 ou 99,6 de France Inter ce matin :
«Les Jeunes»
L'évolution de la place des jeunes dans le paysage politique. Quand on observe de près les enquêtes d'opinion, il y a un risque que se creuse un nouveau fossé entre les générations. La catégorie dite « jeune » se différencie, de plus en plus de la moyenne nationale. La dernière livraison du baromètre de l'IFOP, publiée hier, en donne un nouvel exemple. Ce n'est qu'un détail, mais c'est le dernier : la popularité du président chez les 18/34 ans a baissé de 8 points alors que globalement, elle n'a baissé que de 2 points le mois dernier. Les sondages pour les élections européennes montrent que la différence de vote entre les tranches d'âge n'a jamais été aussi importante. Globalement plus à gauche mais, chez les 18/24, le FN fait 18%. 10 points de plus que la moyenne. L'élection présidentielle était la première du genre pour laquelle la différence d'âge a été le facteur le plus important. Plus important que la catégorie sociale pour déterminer l'intention de vote, c'était inédit. Les 60/69 ans ont voté à 61% pour Nicolas Sarkozy et la proportion monte à 68% au dessus de 70 ans. Ce sont les retraités qui ont fait élire le candidat de la France qui se lève tôt ! Une autre étude rendue publique par l'AFEV, (une association étudiante) révèle que 51% des Français ont une mauvaise opinion de la jeunesse. Ce jugement sévère traduit un fossé qui a sans doute toujours existé mais qui paraît changer de nature. La vraie différence de perception du monde n'est plus, comme avant (en premier lieu) déterminée par le fait de vivre à la campagne ou en ville, dans le sud ou dans le nord de la France, d'être croyant ou non, riche ou pauvre. On a beaucoup dit que la jeune génération est sans doute la première à avoir le sentiment que sa vie sera plus dure que celle qu'a vécue ses parents. La fameuse génération du baby-boom, celle qui est au pouvoir ou aux portes de la retraite aura été bénie des dieux et vorace. Passée entre les guerres, elle aura grandi en pleine croissance économique, emprunté en période d'inflation, découvert l'amour en pleine libération sexuelle et avant le sida, profité de l'arrivée massive du « confort » moderne que chante Boris Vian dans "La complainte du progrès". Et surtout, cette génération gâtée arrive à l'âge de la retraite à l'heure où il y a encore de bonnes retraites. Pour la première fois, ce sont les enfants qui seraient en droit de se retourner vers leur parents, leur montrer l'état de la planète et des déficits pour leur dire (en parlant au futur) « je n'aurai certainement pas toutes les facilités dont tu as bénéficiées ».
L'âge mûr a peur de la jeunesse. comme les bourgeois avaient peur de la plèbe des faubourgs ! Cette peur se traduit par une mise à distance : on le voit dans le monde du travail avec le chômage des jeunes, dans la justice avec la volonté de substituer les juges des enfants par une justice de mineur, comme si l'enfance, l'adolescence était un statut administratif à surveiller plus qu'une période de fragilité à protéger. Devant les débordements de la jeunesse, on ne dit plus « il faut que jeunesse se passe », on n'a plus ce regard bienveillant et nostalgique parce que la peur domine et les images sont crues. La réalité aussi, comme viennent de nous le rappeler les événements de la Courneuve ce week-end ou l'affaire de ce collégien de 5ème qui a poignardé sa prof de math en Haute-Garonne. Mais il faut revoir le film d'Yves Robert : « La guerre des boutons » tourné en 1961. Deux bandes de gamins de deux villages se battent, se harcèlent. On les voit fumer, boire de l'alcool, fouetter leurs prisonniers de la bande adverse. Lebrac, le héraut [héros?, NDLR], est un chef de bande rebelle. Bertrand Rothé, enseignant à Sarcelles, s'est penché sur« la guerre des boutons ». Il en a tiré un roman dans lequel il extrapole tous les petits délits, les bagarres, les dépravations vues dans ce film. Il les transpose à notre époque - pour voir. Et c'est instructif : la machine répressive et ses fichiers et ses contrôles auraient conduit - en 2009 - Lebrac, en détention avant sa majorité.
A suivre ...
liens et sites internet utiles :
- page de l'éditorialiste Thomas Legrand sur le site internet de France Inter
- Boris Vian (encyclopédie libre wikipedia)
- la guerre des boutons (encyclopédie libre wikipedia)
- résultats de l'élection présidentielle 2007
- ...
Commentaires
Question politique?
l est utile de compléter par cet EDITO de OUEST-France du mardi 21 avril 2009.
LA JEUNESSE, UNE QUESTION POLITIQUE?
Depuis le début de l'année, le sujet « jeunes » est à l'ordre du jour : nomination de Martin Hirsch au poste de haut-commissaire à la Jeunesse ; constitution d'une commission autour de lui ; un Fonds d'expérimentation pour la jeunesse rassemblant 150 millions d'euros destinés à améliorer l'insertion professionnelle des jeunes ; mission sénatoriale en cours sur l'autonomie des jeunes. Cette tranche d'âge fait l'objet d'une attention politique, depuis longtemps inédite à ce niveau de décision...
Cela est d'autant plus intéressant que l'État n'apparaissait pas en pointe sur ces questions. En effet, les instances européennes ont multiplié les documents donnant à voir leurs actions en matière de politique de jeunesse ; les collectivités locales ont développé des politiques de jeunesse, véritables nouveautés à certains endroits, coordination d'actions dispersées, ailleurs. Plus récemment, les pays et communautés de communes ont commencé à formuler leurs propres politiques de jeunesse.
On ne peut que se réjouir de ces mobilisations multiples, dans un contexte où les jeunes subissent de plein fouet les effets de la crise économique. Aujourd'hui, élus et décideurs y voient, à juste titre, un problème public central.
En y regardant de plus près, on peut exprimer une double préoccupation.
Tout d'abord, prenons du recul. Depuis la fin du XIXe siècle, trois figures de la jeunesse dominent l'intervention publique, en fonction des périodes : la « jeunesse ressource », la « jeunesse à protéger » et la « jeunesse menace ». Quand on étudie les discours et documents récents, la figure de la « jeunesse ressource » apparaît plutôt minoritaire. On focalise d'abord sur les « jeunes à protéger » et les « jeunes menaces ». Cette génération est envisagée, tour à tour, comme victime de la crise économique, comme une menace pour ses pratiques supposées déviantes, pour ses comportements de consommation « à risque », pour l'augmentation supposée de sa violence.
Il est très peu fait mention, par exemple, de la jeunesse comme ressource, ou encore de ses productions, notamment dans les domaines culturel et technologique.
Ensuite, au-delà des discours promouvant une action publique plus ambitieuse, on ne peut que s'inquiéter de la mise en danger de ce qui a constitué, depuis les années 1930, le double pilier de la politique de jeunesse en France : l'administration Jeunesse et Sports, d'une part, les organisations et mouvements de jeunesse, d'autre part.
Les premiers sont, en effet, aujourd'hui, affaiblis par un rattachement à des directions régionales de la cohésion sociale, dont les contours apparaissent encore très incertains. Les seconds sont menacés par la baisse drastique des financements de l'État en leur faveur. Pourtant, ces acteurs ont assuré, jusqu'à présent, en grande partie, la mise en oeuvre des actions lancées. Ils ont garanti le renouvellement des initiatives, ainsi que la cohérence d'ensemble des actions publiques.
Pour ces raisons, il nous semble que, si la jeunesse constitue, à juste titre, une question politique majeure, aujourd'hui, les politiques qui lui sont destinées sont placées face à un double écueil. Que cette population soit regardée négativement ; que les acteurs publics et associatifs constituant le socle de l'intervention publique vis-à-vis d'elle soient affaiblis. Ce double risque existe bien.
Patricia Loncle (*) chargée de recherches à l'École nationale de la santé publique, Rennes.
NOTRE JEUNESSE
La jeunesse se refugie dans, mieux ou plutôt, s'exprime dans des espaces libres ou extensibles, les arts, et virtuels, ceux qu'on désigne par réseau "social"!
A n'en point douter les ESPACES ECONOMIQUES, dits libéraux, extensibles !, autorégulables !, n'attendent pas nos JEUNES comme RESSOURCE, les considère FARDEAUX humains et en contradiction fondamentale, impose en préliminaire à nos ENFANTS la DETTE, plutôt que de leur préparer un héritage!
Quelle sérénité au quotidien pour EUX!
Que peuvent ces instruments, tels les nettoyeurs K…, en banlieue, ou le temps des fins de semaine ?
Et NOUS, les presque vieux, nous devons partager entre nos parents et nos ENFANTS.
Une autre sérénité à partager.
corrigé faute orthog.
La jeunesse se refugie dans, mieux ou plutôt, s'exprime dans des espaces libres ou extensibles, les arts, et virtuels, ceux qu'on désigne par réseau "social"!
A n'en point douter les ESPACES ECONOMIQUES, dits libéraux, extensibles !, autorégulables !, n'attendent pas nos JEUNES comme RESSOURCE, les considèrent FARDEAUX humains et en contradiction fondamentale, imposent en préliminaire à nos ENFANTS la DETTE, plutôt que de leur préparer un héritage!
Quelle sérénité au quotidien pour EUX!
Que peuvent ces instruments, tels les nettoyeurs K…, en banlieue, ou le temps des fins de semaine ?
Et NOUS, les presque vieux, nous devons partager entre nos parents et nos ENFANTS.
Une autre sérénité à partager.
ecoutez
alor messieur medame comme en dans les année 40
j'ai 16 ans et quelque chose a vous apprendre mais vous allez dire "16ans" et oui mais ecoutez d'abord
tous ce que vous avez dans la tete c'est la vie qui vous la appris elle vous as appris a par exemple = aimé les policier , tuer les mechant , juger sans conaitre , se plaindre de soi mais pas des autres , faire la guerre pour la paix ^^
cela s'appele de l'hypnotisation "hypnotiser" l'etre humain pour faire marché l'economie et pour devenir plus fort que le voisin c'est sa que veule nos dirigeant du monde
pourquoi allons nous a l'ecole ? pour devenir intelligent pour avoir un boulot pour comprendre la vie mais on nous as pas montrer comment aidez nos voisin d'afrique par exemple on nous as pas appris a partager nos bien a ceux qui ne l'ont pas on n'as foncé tous droit en laissant plus de la moitier de nos freres de sang au pied de l'escalier
tous ce qui se passe sur cette terre ou en france par exemple "emeute" "violence" "meurtre" "delinquant" c'est eux et nous qui l'avons voulu c'est nous qui avons mal compris l'etre humain ou c'est simplement eux nos dirigeant qui nous ont manipulé et nous ont donner la possibilité de jugé sans conaitre ou simplement de glacée notre coeur avec leur film , leur spectacle , leur texte etc..
on n'en n'a splus rien a foutre des autre on veut juste notre bien et voila pourquoi nous somme des traite soumis a ce systeme
tous ce que pense tous ce qu'on fait c'est le chemin que nous as donné le systeme et il serait tant de pensé a un autre monde ou l'inegalité serait a 0
j'ai que 16 ans j'ai compris tous sa grace a mon vecu et surtout a la mentalité de ma mere qui m'as choqué pendant mes periode rebelle ou faisait comme ses parant d'avant "punir" "juger" "insulté" sans comprendre
reveillez maintenant il serait tant de leur envoyait la balle
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