parc eolien offshoreEvincé fin septembre par le consortium Areva au profit de la ville du Havre (1), Cherbourg serait retenu par le consortium concurrent Alstom pour la fabrication d'éoliennes offshore (2). A la clef 500 emplois directs sans compter les ceux induits par la sous-traitance estimés à 2.000.

Engagement du Grenelle de l'Environnement, la France s’est fixée l’objectif de porter à 23 % de la consommation d’énergie la part des énergies renouvelables en 2020. .
Pour atteindre ce but, l'Etat prévoit l'installation de fermes éoliennes offshore le long du littoral français.
Dans le premier appel d'offre lancé en juillet (d'un montant de 10 milliards d'euros) cinq sites ont été retenus, situés en mer de la Manche et océan Atlantique : le Tréport (150 éoliennes), Fécamp (100), Courseulles-sur-mer (100), Saint-Brieuc (100) et Saint-Nazaire (150) (3).
Les 600 éoliennes offshore auront une puissance totale de 3.000 MW, soit la capacité de près de deux réacteurs nucléaires EPR.
Jusqu'à présent seuls deux consortiums industriels sont sur les rangs : l'un enmené par Areva, GDF Suez et Vinci et l'autre par Alstom, EDF Energies Nouvelles, Dong Energy , Nass&Wind Offshore, Poweo ENR et WPD Offshore.

carte parc eolienne offshoreSi Areva a choisi fin septembre le Havre au détriment de Cherbourg et de Dunkerque pour la construction de ses éoliennes, Alstom a retenu la semaine dernière Cherbourg et Saint-Nazaire pour la fabrication des siennes.
La ville du nord Cotentin aurait la charge la production des pales et des mâts tandis que Saint-Nazaire fabriquerait les nacelles et les alternateurs.
Alstom a retenu ces deux grands ports français en fonction de critères combinant la qualité de leurs infrastructures, les facilités d’accès aux fermes éoliennes prévues par l’appel d’offres, les dispositifs de soutien à l’investissement mis en place par les collectivités locales, mais également l’existence d’un savoir-faire industriel et la capacité de constituer un tissu industriel dense tourné vers l’éolien offshore.
Outre les projets français, c'est sur le marché britannique, tout proche - les projets totalisent 12 gigawatts - qu'Alstom fonde de grands espoirs pour ses futures usines.

«Les investissements d’Alstom pourraient atteindre 100 millions d’euros et générer jusqu’à 1.000 emplois directs et 4.000 emplois indirects» indique le communiqué de presse du groupe industriel français.
Un porte-parole du groupe a précisé à l'AFP que cet investissement et les emplois associés «sont fondés sur l'hypothèse où le consortium, dont Alstom sera le fournisseur exclusif, obtiendrait la moitié de la phase 1 de l'appel d'offres portant sur la création au large des côtes françaises de cinq fermes éoliennes d'une capacité totale de 3 gigawatts».
«L’attribution au consortium d’une tranche plus réduite entraînerait une révision du projet», a-t-il ajouté. L’hypothèse de l’ouverture d’un seul site serait alors envisagée (4). Soit Cherbourg, soit Saint-Nazaire.

Il faudra attendre avril 2012 pour connaître l'attribution des cinq lots. Elle déterminera l'avenir des sites industriels, des investissements et des emplois à créer.


calendrier du 1er appel d'offre :
lancement  : juillet 2011
clôture : 11 janvier 2012
attribution des lots (5 au total): avril 2012


renvois

  1. les Echos (29/09/2011)
  2. communiqué de presse Alstom (04/11/2011)
  3. avranches.infos (28/01/2011)
  4. Libération (04/11/2011)

sites et/ou liens internet utiles :


vidéos :
Cherbourg retenu par Alstom pour fabriquer des éoliennes offshore (source F3 BN / samedi 5/11/2011 édition 12h)

offshore wind turbine : Héliade 150 - MMW (source Alstom)

 


François Groualle - avranches.infos
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