Pont de la République_vidange_Sélune_dimanche_27 mai_2018

Un Plan de Prévention des Risques naturels d’inondation (PPRi) va être mis en place sur le bassin versant de la Sélune par l'Etat et les collectivités locales.
Deux réunions publiques sur ce sujet vont avoir lieu à Saint-Laurent-de-Terregatte, mardi 17 juillet 2018 et à Saint-Hilaire-du-Harcouët; mercredi 18 juillet ; occasion pour les populations locales de réaffirmer leurs craintes d'inondation après l'arasement des barrages sur la Sélune (Vezins et la Roche-qui-Boit).

L’État, en association avec les collectivités locales, élabore un Plan de Prévention des Risques naturels d’inondation (PPRi) des 13 communes concernées du bassin versant de la Sélune.
Les services de l’État organisent 2 réunions publiques pour présenter le projet de PPRi :
    •    mardi 17 juillet 2018 à Saint-Laurent-de-Terregatte, 19h00, salle Bellevue
    •    mercredi 18 juillet 2018 à Saint-Hilaire-du-Harcouët, 19h00, lycée Agricole


Le PPRi analyse l'exposition du bassin versant de la Sélune et de ses principaux affluents aux risques d'inondation.

À partir de ce constat, il vise à préserver les zones naturelles exposées aux risques et à abaisser la vulnérabilité des espaces déjà construits, notamment en adaptant les conditions d’urbanisation des quartiers exposés aux risques d’inondation.
Outil d’information sur les risques naturels pour les populations et les aménageurs, le PPRi adapte l’utilisation des sols en fonction du niveau d’exposition aux risques et des enjeux en présence.
Son règlement vaut servitude d’utilité publique : il s’impose aux plans locaux d’urbanisme et donc aux demandes d’autorisation d’urbanisme (permis de construire).
Le PPRi précise, par ailleurs, les mesures de prévention, de protection et de réduction de la vulnérabilité sur le bâti existant qui incombent, le cas échéant, aux particuliers et aux collectivités.
L’ensemble des dispositions et des mesures prescrites concourt ainsi à l’amélioration de la protection des personnes et à la réduction de la vulnérabilité des biens.


 

DOSSIER DE PRESSE

PLAN DE PRÉVENTION DES RISQUES NATURELS D’INONDATION
SUR 13 COMMUNES DU BASSIN VERSANT DE LA SÉLUNE

Contexte

Régulièrement, des événements catastrophiques rappellent que les risques naturels sont une réalité et que l’action publique se doit d’y apporter une réponse adaptée et proportionnée.


Dans la Manche, comme dans le bassin hydrographique Seine-Normandie, 4 objectifs prioritaires guident l’action publique en matière de risques d’inondation.

Réduire la vulnérabilité des territoires.
La vulnérabilité est la sensibilité face à l’inondation. Il faut la mesurer en évaluant les impacts potentiels de l’inondation et trouver des solutions notamment à l’échelle de la commune, du quartier, et des constructions.

C’est pourquoi l’État et les collectivités encouragent la réalisation de diagnostics de vulnérabilité pour les territoires, les entreprises et le bâti.
Ils veillent également à limiter l’impact des projets sur l’écoulement des crues.

Agir sur l’aléa pour réduire le coût des dommages
.
La préservation du fonctionnement naturel des cours d’eau, des zones humides et des zones d’expansion des crues, à l’échelle des bassins versants, est à rechercher prioritairement, car elle permet de limiter l’ampleur des crues.

La mise en place de digues et de barrages pour la sécurité des personnes et des biens, si elle reste nécessaire, ne sera jamais suffisante pour mettre hors d'eau toutes les zones à enjeux et elle peut aggraver fortement les dégâts en cas de rupture des ouvrages.

Raccourcir fortement le délai de retour à la normale des territoires sinistrés.
La réduction des coûts d’une inondation passe également par la capacité du territoire à retrouver rapidement un fonctionnement normal. L’État et les collectivités renforcent la cohérence des dispositifs de préparation à la gestion de crise.
Ils se fixent également l’objectif de maîtriser l’urbanisation en zone inondable afin de limiter l’augmentation de l’exposition des personnes et des biens aux inondations.

Mobiliser tous les acteurs, adapter les gouvernances, développer la culture du risque
.
La mobilisation de tous les acteurs est un objectif essentiel pour la mise en œuvre de l’ensemble de l’action publique de gestion des risques naturels.

Elle se traduit par le développement, à des échelles adaptées, de gouvernances et de maîtrises d’ouvrages, notamment dans le cadre de la compétence relative à la gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (GEMAPI).

Dans ce cadre, la culture du risque doit être maintenue et étendue. Entretenir la mémoire du risque est un facteur essentiel de prévention. Les outils de communication liés à la conscience et à la connaissance du risque d’inondation sont également à promouvoir et à développer.


Le plan de prévention des risques naturels d’inondation sur 13 communes du bassin versant de la Sélune

Le plan de prévention des risques naturels est un document qui réglemente l’aménagement du territoire dans les espaces soumis à un risque naturel. Il s’impose aux permis de construire.

Cet outil de la gestion des risques vise la prévention et l’information. Il identifie les quartiers et lieux-dits exposés et apprécie l’intensité du risque. Il modère alors l’exposition des nouvelles constructions et permet de rendre moins vulnérables les biens déjà exposés.
La Sélune et ses affluents ont connu plusieurs inondations marquantes, notamment à l’occasion des crues de 1910, 1932, 1938, 1963, décembre 1966, janvier 1968, 1974, décembre 1981, 1990, janvier 1995 et novembre 2000.

Aujourd’hui, l’élaboration du plan de prévention des risques naturels d’inondation sur 13 communes du bassin versant de la Sélune est arrivée à son terme. Le dossier est entré dans sa phase de concertation. Ainsi, le projet de plan de prévention des risques naturels est actuellement soumis à l'avis du conseil de la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie et des conseils municipaux des communes concernées.

En parallèle, deux réunions publiques sont organisées afin de présenter le projet aux habitants de la vallée de la Sélune.
Celles-ci auront lieu à :
    •    Saint-Laurent-de-Terregatte, salle Bellevue, le 17 juillet à 19h00
    •    Saint-Hilaire-du-Harcouët, Lycée agricole, le 18 juillet à 19h00


A l'issue de ces rencontres, la direction départementale des territoires et de la mer écoutera et renseignera individuellement les personnes qui le souhaitent.


L'ensemble des documents présentés lors de ces réunions sera mis en ligne sur le site internet de la préfecture de la Manche.

Dans quelques mois, une enquête publique sera ouverte. Elle permettra à toutes les personnes concernées de rencontrer un commissaire enquêteur et de faire entendre leurs avis.

Le plan de prévention des risques naturels inondation de la Sélune (PPRi) en quelques questions

Quel est le périmètre ?
Le périmètre inclut les 13 communes suivantes :
Ducey-les Chéris, Grandparigny, Isigny-le-Buat, Marcilly, Montjoie-Saint-Martin, Poilley, Saint- Aubin-de-Terregatte, Saint-Brice-de-Landelles, Saint-Hilaire-du-Harcouët, Saint-James, Saint- Laurent-de-Terregatte, Saint-Quentin-sur-le-Homme, Saint-Senier-de-Beuvron.

Les cours d’eau étudiés sont la Sélune et ses affluents : l’Airon, le Beuvron, l'Oir et le ruisseau du Pont-Levesque.

Comment est défini l’aléa inondation par débordements de cours d’eau ?
L’aléa de référence correspond à l’inondation de référence à prendre en compte réglementairement dans le PPRi. Il peut s’agir de l’événement centennal (phénomène ayant une probabilité d’occurrence de 1 % chaque année) ou du plus fort événement connu s’il présente une fréquence supérieure à 100 ans. Dans le cas présent, la crue centennale théorique est supérieure à toutes les crues historiques connues. Aussi l’aléa de référence retenu est la crue théorique centennale.

Pourquoi réaliser un PPRi ?
Le PPRi réglemente l’aménagement et l’usage du sol pour protéger les personnes, les biens et l’environnement. Il permet de limiter le coût sociétal d’une grande inondation (maisons inhabitables, entreprises fermées, ...)
Le plan de prévention des risques naturels est une démarche complexe parce qu’il est nécessaire d’avoir une juste estimation des risques pour que les mesures de prévention soient précises et adaptées.

Comment se traduit un PPRi dans le quotidien des habitants ?
Le plan de prévention a un objectif à long terme :
    •    limiter l’implantation de nouvelles habitations et activités en zone inondable ;
    •    adapter les habitations qui déjà sont situées en zones inondables. À court terme, il prévoit également la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures d’information. Le plan de prévention des risques naturels permet aussi d’accompagner financièrement les collectivités qui souhaitent réaliser des travaux de prévention ou de protection contre le risque. Pour plus d’informations, consulter le site internet de la direction régionale de l’aménagement, de l’environnement et du logement (DREAL) de Normandie : http://normandie.developpement-durable.gouv.fr


Qui contacter pour se renseigner ?
La direction départementale des territoires et de la mer (ddtm-setris-risc@manche.gouv.fr) répond aux questions concernant le projet de plan de prévention des risques d’inondation.
La communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel – Normandie et les mairies sont compétentes pour les questions relatives à l’urbanisme et aux permis de construire.

Combien y-a-t-il de plan de prévention des risques naturels (PPRN) à ce jour dans la Manche ?
À ce jour, il y a 9 PPRN approuvés dans le département de la Manche, et 3 en cours d’élaboration. Les PPR inondation :
- le PPRi de la Sienne
-lePPRi delaSée
- le PPRi de la Vire
- le PPRi de la Divette et du Trottebec
Les PPR littoraux :
- le PPRL des communes de Barneville-Carteret, de Saint-Georges de la Rivière, de Saint- Jean de la Rivière et de Portbail
- le PPRL des communes de Carentan et de Saint-Hilaire-Petitville
- le PPRL des communes de Saint-Vaast-la-Hougue, Quettehou et Réville
- le PPRL des communes de Montmartin-sur-Mer, Hauteville-sur-Mer et Annoville Le PPR mouvements de terrain de Granville et de Donville-les-Bains.
3 PPR sont en cours de réalisation :
- le projet de PPRN de la région de Cherbourg
- le projet de PPRL de Saint-Jean-Le-Thomas, de Dragey-Ronthon et de Genêts - le projet de PPRi sur 13 communes du bassin versant de la Sélune.
Pour plus d’informations, consulter le site internet des services de l’État dans la Manche :
www.manche.gouv.fr

photo : la Sélune au Pont de la République © avranches infos

 


Monsieur X aka François Groualle - avranches infos
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