Ecoparc_Matthieu Millet_REMADE_David Nicolas_Agglomération_Mont-Saint-Michel_point-presse_juillet_2018En février 2018, la Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel Normandie s'est engagée à céder le site de l'Ecoparc à Tirepied à Matthieu Millet, dirigeant de la société REMADE, spécialisée en reconditionnement de smartphones.
Cette opération est depuis une quinzaine de jours au centre d'une petite polémique.
Elle trouve sa source dans l'hebdomadaire La Manche Libre daté du 14 juillet 2018.
Après une première réaction de David Nicolas, président de l'intercom, sur son journal Facebook, un point-presse a eu lieu vendredi 20 juillet à l'Ecoparc en présence notamment de David Nicolas et de Matthieu Millet, pour faire le point sur le sujet.

Ecoparc_Tirepied_Chene au Loup_coque_panneaux_solaire_photo-voltaiqueLe projet de l'Ecoparc situé au lieu-dit Le Chêne au Loup à Tirepied a vu le jour dans les années 2010 à l'initiative la Communauté de communes de Brécey devenue par la suite Val de Sée.
24 bâtiments ou coques, toutes équipées de panneaux photovoltaïques, ont été construits en vue d'accueillir des entreprises.
Si les 22,7 ha de terrain sont communautaires [repris par la Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel Normandie lors de sa création le 1er janvier 2017], les coques appartiennent au syndicat mixte Séenergie. (lire l'historique ici)
Aujourd'hui seules 4 coques sont actuellement occupées.

La Manche Libre_Ecoparc_polémique_Communauté agglomération_Mont Saint Michel_Normandie_juillet_2018_David NicolasFort de son succès dans le reconditionnement des smartphones et tablettes numériques, l'entreprise REMADE doit s'aggrandir pour se développer. Or le site de Poilley où elle est actuellement installée ne peut accompagner cette croissance, faute de terrain.
Courant 2016, Matthieu Millet, le président fondateur de la société, a engagé des discussions avec la Communauté d'agglomération pour se porter acquéreur de l'Ecoparc afin d'y transférer la production, la R&D et y construire un campus (lire ici).

Le 22 février 2018, le conseil communautaire s'est engagée à céder l'Ecoparc à la la SARL ECOPARC, société immobilière appartenant à Matthieu Millet pour un montant d'environ 6.569.000€ HT. L'intercom cède aussi les marchés liés à l'Ecoparc pour un montant de 2.281.000€ HT.

L'hebdomadaire La Manche Libre, dans son édition Avranches du 14 juillet 2018, a mis le feu aux poudres.
En question, la manchette en couverture «Ecoparc, une affaire hasardeuse» accompagnée d'un article en page intérieure (lire l'article ici).

Ecoparc_Tirepied_Chene au Loup_Sogetrel_2018_polémiqueL'article fait allusion à l'installation sur l'Ecoparc de l'antenne sud Manche [suite rachat de la branche telecom de l'entreprise avranchinaise STURNO] de la société caennaise SOGETREL.
Avec la cession de l'Ecoparc, l'Agglo doit relocaliser la SOGETREL. Elle s'établira en face de l'Ecoparc, sur un terrain nu qui sera aménagé par l'Intercom (photo à droite).
L'hebdomadaire a relayé l'inquiétude de certains élus commununataires sur le coût important de cette installation.
L'article mentionne aussi la problématique de la société TLD Pro, installée sur le site appartenant à Thierry Lemoine actuellement maire de la commune, qu' « il faudra déménager dans des conditions similaires », faisant craindre que les recettes de la cession ne soient dépensées par ces dépenses de relocalisation.

Cette publication a fait réagir David Nicolas, président de l'Agglo et Matthieu Millet.
En deux temps.
Le 17 juillet, le président de l'agglomération a apporté sur son journal facebook quelques précisions et correctifs.
Lire ci-après :



Vendredi 20 juillet 2018, un point presse a été organisé sur le site de l'Ecoparc en présence de David Nicolas, de Matthieu Millet et d'autres élus communautaires (Franck Esnouf (St Laurent-de-Cuves), Hervé Laisné (Avranches), Gérard Loyer (GrandParigny), Yannick Duval (Saint-James)) pour étouffer la polémique.
Les précisions sont les suivantes :
Tout surcoût pour l'Agglomération pour relocaliser SOGETREL sera pris en charge par Matthieu Millet.
L'entreprise TLD Pro restera à l'Ecoparc. « ll y a une impasse avec le bâtiment TLD PRO, on va faire avec » déclare, pragmatique, Matthieu Millet.
Ce dernier dément les rumeurs d'achat de site pour ensuite le revendre à la découpe. « On est des batisseurs, non des démolisseurs » dit-il.

Ecoparc_Matthieu Millet_REMADE_David Nicolas_Agglomération_Mont-Saint-Michel_point-presse_juillet_2018_polémiqueEnfant du pays, Matthieu Millet souhaite que la société REMADE se développe localement, précisant que de nombreuses collectivités lui ont fait des appels du pied pour venir s'y installer.
L'installation de REMADE sur l'Ecoparc devrait créer de nouveaux emplois, en plus des 400 déjà créés en 2018.
Apolitique, il refuse que ce projet, qui sera la vitrine de REMADE à l'international, soit au coeur d'une polémique qu'il qualifie de politicienne car « Toucher à notre image nous rend fou, toucher à notre image, c’est mettre notre entreprise en danger ».
« Il faut positiver le projet, il y a des créations d’emplois en jeu » ...

Ci-après la vidéo et le communiqué de presse ainsi que  du point-presse.


vidéo :
le point-presse

 

 


communiqué de presse du 20 juillet 2018
Projets économiques en cours sur la commune de Tirepied - Point d’étape

Conformément à la délibération prise par le conseil communautaire en date du 22 février 2018, la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel-Normandie s’est engagée dans la cession de l’ECOPARC de Tirepied au profit de la SARL ECOPARC.
La conférence de presse organisée aujourd’hui vise à faire un point sur cette opération, cinq mois après cette décision.

Ecoparc_Tirepied_Chene au Loup_2018L’implantation de l’entreprise REMADE à Tirepied.
Avec à la clé, la création de nombreux emplois faisant suite aux 400 nouvelles créations de poste opérées par REMADE en 2018, ce projet économique phare du territoire de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie, soutenu par la région Normandie, ouvre la voie à un projet aux dimensions inégalées à l’échelle du département de La Manche en termes de recettes et de créations d’emplois pour une collectivité.

Le calendrier
Contrairement à diverses rumeurs, inhérentes à ce type de projets, les négociations initiales se poursuivent dans le respect des délais initialement prévus entre REMADE et la collectivité. Aucun retard n’étant à déplorer à ce jour, ce projet pourrait se conclure en un an conformément à l’échéancier prévisionnel.

Rappel du calendrier des échéances futures :

  • 30 août 2018 : Délibération du conseil communautaire sur la recomposition de la SEML SÉENERGIE (ACTEURS PUBLICS : communauté d’agglomération Mont Saint-Michel–Normandie : 46 % des parts ; Villedieu Intercom : 23 % des parts | ACTEURS PRIVÉS : INVESTISUN ; DISTRINERGY ; LTP LOISEL et SOLLIS : 31% des parts)
  • Septembre 2018 : Conseil d’administration de la SEML SEENERGIE se prononçant sur le rachat des parts et la cession des coques (communauté d’agglomération Mont Saint-Michel–Normandie : 85% / LTP LOISEL : 15%)
  • Septembre 2018 : Conseil communautaire de validation de la cession de l’ECOPARC, hors bâtiment TLD PRO
  • Fin de l’automne 2018 : signature du compromis de vente entre la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel – Normandie, la SEML SEENERGIE et REMADE
  • Début 2019 : Signature de l’acte authentique de vente.

Le montant de la cession
Le montant prévisionnel de la cession reste aujourd’hui également inchangé (6.500.000 €, soumis à une variation inférieure à 10%).
Le volet de la réversion des subventions liées au projet ECOPARC porté par l’ex - communauté de communes du Val de Sée a été pensé dès la cession de l’ECOPARC, il n’y a donc pas de perte pour la collectivité.

Le devenir des sociétés implantées à l’ECOPARC.
LE FUTSAL DE LA BAIE reste sur place et intégre le dispositif imaginé par REMADE
TLD PRO resterait sur place et sa promesse de vente serait maintenue
AMELYS et la menuiserie ANFRAY LEROUX se verront proposer une relocalisation sur la zone de Maudon (Ponts).
EMPERYLAND FRANCE SAS a stoppé toute négociation. Le bail locatif ira à son terme.



L’implantation de l’entreprise SOGETREL à Tirepied

Ce projet générera 150 emplois sur la commune de Tirepied.

La poursuite des travaux
Un permis de construire a été déposé en mars 2018, pour un retour du service instructeur escompté en août.
Dans la foulée du diagnostic archéologique, des travaux de pré-terrassement, ne nécessitant pas de permis de construire, ont été lancés pour bénéficier des beaux jours, il convient de reconnaitre que ces travaux sont allés plus loin que prévu.
Stoppé à juste titre dès l’arrêté pris par le maire de Tirepied, le chantier est aujourd’hui sécurisé et ne reprendra qu’à la délivrance
du permis de construire.

Ces travaux se font dans un cadre partenarial entre la collectivité et l’entreprise.
Etant donné que le bail initial esten cours de renégociation, à ce jour, toutes les questions de surcoûts et de pénalités sont infondées. Des discussions sont ouvertes avec l’entreprise SOGETREL.

Le devenir du gîte de la Huberdière
Ce projet initialement porté par l’ex - Communauté de communes du Val de Sée, a vu le jour en 2008 sur une zone
à vocation économique comme l’atteste le plan local d’urbanisme de la commune de Tirepied.
Les actuels propriétaires du gîte, dont l’épouse a travaillé à sa gestion en tant que salariée de la collectivité pendant plusieurs
années, en ont fait l’acquisition en toute connaissance de cause : à savoir l’installation certaine, et à leur porte, d’activités économiques. La présence d’entreprises pourrait même être une opportunité pour le gîte.


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sites et/ou liens internet utiles :


Monsieur X aka François Groualle - avranches infos
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