commémoration_Centenaire_Armistice_Avranches_2018_David Nicolas_Gilles Traimont_Grégory Van Blitz_monument souvenir françaisCe dimanche 11 novembre 2018, la ville d'Avranches a commémoré le Centenaire de l'Armistice du 11 novembre 1918 qui a mis fin à la Première Guerre Mondiale.
Une commémoration qui s'est déroulée dans trois lieux : au jardin de l'évêché, la place Littré et à l'Hôtel de ville.

11 novembre 1918 - 11 novembre 2018, il y a cent ans que le premier conflit mondial prenait fin après 4 années de guerre.
1,4 millions de jeunes français ont perdu la vie sur les champs de batailles, représentant 27% des 18-27 ans.
commémoration_Centenaire_Armistice_Avranches_2018_David Nicolas_Gilles Traimont_place LittréLeurs noms sont gravés sur les monuments aux morts des communes où ils résidaient.

Ce centenaire a été célébré sur tout le territoire.
A Avranches, 3 cérémonies ont eu lieu : au jardin de l'évêché où se trouve le monument du souvenir français, place Littré et à l'Hôtel de ville en présence d'élus.
Elles ont compté la présence d'autorités civiles et militaires, d'un détachement de sapeurs pompiers, de portes-drapeaux et de la fanfare de St Martin-de-Landelles pour l'animation musicale.
Au jardin de l'évêché, des gerbes de fleurs ont été déposés devant le monument du souvenir français par David Nicolas, maire et Gilles Traimont, sous-préfet d'arrondissement.

commémoration_Centenaire_Armistice_Avranches_2018_Gilles Traimont_Alexis Lechartier_Jean-Pierre Bernier_récipiendairesPlace Littré, le représentant de l'Etat a lu le message du Président de la République à l'occasion du centenaire de l'Armistice de 1918 (texte disponible en fin de ce post). Des nouvelles gerbes de fleurs ont été déposées au pied du monument aux morts.
Puis des élèves de l'école Pierre Mendès-France ont successivement lu des lettres écrites par des poilus. Au cours de la cérémonie les élèves ont aussi entonné l'hymne national La Maseillaise.
Ensuite des décorations ont été remises à deux récipiendaires : la croix du combattant à Alexis Lechartier, 24 ans, marin à Cherbourg et la médaille commémorative Algérie à Jean-Pierre Bernier (photo à droite).

commémoration_Centenaire_Armistice_Avranches_2018_David Nicolas_Gilles Traimont_Hôtel de ville_récipiendairesDans le salon de l'Hôtel de ville, plusieurs allocutions ont eu lieu.
Dans l'ordre, David Nicolas, maire, Antoine Delaunay, conseiller départemental du canton d'Avranches et Gilles Traimont, sous-préfet.
Une insigne et un diplôme ont été remis à une jeune porte-drapeau Annelise Lechartier par Michel Bator, président de l'UNC (Union des Combattants et Soldats de France) et par le sous-préfet.
La cérémonie s'est conclue par le traditionnel verre de l'amitié.

Les 3 cérémonies ont été filmées.
Les vidéos peuvent être lues ci-après.


vidéos :

cérémonie au monument du souvenir français :

 cérémonie place Littré :

cérémonie à l'Hôtel de ville :

 

 


twitter :

 

 

 

 


Message du Président de la République
A l’occasion du centenaire de l’Armistice de 1918
11 novembre 2018

Un siècle.
Un siècle que l’Armistice du 11 novembre 1918 est venu mettre un terme aux combats fratricides de la Première Guerre mondiale.
A cet affrontement interminable nation contre nation, peuple contre peuple. Avec ses tranchées pleines de boue, de sang et de larmes. Ses orages de feu et d’acier qui grondaient par tous les temps et déchiraient les ciels les plus calmes. Ses champs de bataille éventrés et la mort, omniprésente.

Le 11 novembre 1918, un grand soupir de soulagement traverse la France. Depuis Compiègne où l’Armistice a été signé à l’aube, il se propage jusqu’aux champs de bataille.
Enfin, après quatre interminables années de bruit et de fureur, de nuit et de terreur, les armes se taisent sur le front occidental.
Enfin, le vacarme funeste des canons laisse place à la clameur allègre qui s’élève de volées de cloches en sonneries de clairons, d’esplanades de grandes villes en places de villages.
Partout, on célèbre alors avec fierté la victoire de la France et de ses alliés. Nos poilus ne se sont pas battus pour rien ; ils ne sont pas morts en vain : la patrie est sauvée, la paix, enfin, va revenir !
Mais partout, aussi, on constate le gâchis et on éprouve d’autant plus le deuil : là, un fils pleure son père ; ici, un père pleure son fils ; là, comme ailleurs, une veuve pleure son mari. Et partout on voit défiler des cortèges de mutilés et de gueules cassées.

Françaises, Français, dans chacune de nos villes et dans chacun de nos villages, Françaises et Français de toutes générations et de tous horizons, nous voilà rassemblés en ce 11 novembre.
Pour commémorer la Victoire. Mais aussi pour célébrer la Paix.

Nous sommes réunis dans nos communes, devant nos monuments aux morts, pour rendre hommage et dire notre reconnaissance à tous ceux qui nous ont défendu hier mais aussi à ceux qui nous défendent aujourd’hui, jusqu’au sacrifice de leur vie.
Nous nous souvenons de nos poilus, morts pour la France. De nos civils, dont beaucoup ont aussi perdu la vie. De nos soldats marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit. De nos villages détruits, de nos villes dévastées.
Nous nous souvenons aussi de la souffrance et de l’honneur de tous ceux qui ont quitté leur terre et sont venus d’Afrique, du Pacifique et d’Amérique sur ce sol de France qu’ils n’avaient jamais vu et qu’ils ont pourtant vaillamment défendu.     
Nous nous souvenons de la souffrance et de l’honneur des dix millions de combattants de tous les pays qui ont été envoyés dans ces combats terribles.

Françaises, Français, nous sommes aussi unis en ce jour dans la conscience de notre histoire et dans le refus de sa répétition.
Car le siècle qui nous sépare des terribles sacrifices des femmes et des hommes de 14-18 nous a appris la grande précarité de la Paix.
Nous savons avec quelle force, les nationalismes, les totalitarismes, peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l’idée même de civilisation.
Nous savons avec quelle célérité l’ordre multilatéral peut soudain s’écrouler.
Nous savons que l’Europe unie, forgée autour de la réconciliation de la France et de l’Allemagne, est un bien plus fragile que jamais.

Vigilance ! Tel est le sentiment que doit nous inspirer le souvenir de l’effroyable hécatombe de la Grande Guerre.
Ainsi serons-nous dignes de la mémoire de celles et ceux qui, il y a un siècle, sont tombés. Ainsi serons-nous dignes du sacrifice de celles et ceux qui, aujourd’hui, font que nous nous tenons là, unis, en peuple libre.

Vive l’Europe en paix !
Vive la République !
Et vive la France !


sites et ou liens internet utiles :


M. X aka François Groualle - avranches infos
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