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08 juin 2008

le député Guénhaël Huet en guerre contre les nouvelles plaques d'immatriculation

A compter du 1er janvier 2009, un nouveau système d'immatriculation des véhicules (projet "SIV") à moteurs se mettra en place.
L'explication est que l'actuel système né en 1950 arrivera à saturation d'ici 10 ans.

Le ministère de l’Intérieur, en liaison avec le ministère chargé des Transports et la profession automobile, a engagé dès 2001 une réflexion sur le remplacement du système d’immatriculation en vigueur par un autre plus durable, plus sûr, plus performant, adapté au développement de l’administration électronique.

Ce qu'il faut retenir : à compter du 1er janvier 2009, tout véhicule recevra une immatriculation lors de sa première mise en circulation et la conservera jusqu’à sa destruction.
Cette immatriculation ne sera plus liée au domicile : le numéro du véhicule sera attribué dans une série nationale unique valable pour toute la France, et non plus selon le département de résidence.

la chronologie de la mise en place du SIV :

  • 1er janvier 2009 : véhicule neuf (auto + cyclomoteurs)
  • 1er mars 2009 : véhicule d'occasion lors de changement de propriétaire ou d'adresse
  • 1er juin 2009 : les déclarations d'achat, de cession ou certificat de non-gage

Un système d’immatriculation quasi-identique est déjà en vigueur chez la plupart de nos voisins européens : Allemagne, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, …
Précisons c'est important, que la nouvelle plaque n'est pas imposée par "Bruxelles", par l'Europe. Le nouveau système d'immatriculation relève de la compétence propre des Etats.

Pour le particulier, le nouveau système sera synonyme de simplicité et d'économie : plus de changement d'immatriculation en cas de déménagement dans un autre département, plus de frais pour modifier la carte grise, plus de plaque WW (véhicule neuf), ...
Pour les pouvoirs publics, le système permettra de mieux suivre le parc auto et de lutter contre le trafic national et international des cartes grises et des plaques.
Ce nouveau dispositif coûtera 10 millions d'euros, ces dépenses devant être compensé par une diminution de frais de personnel à terme.

Adieu donc la plaque composée du numéro du département, demain la nouvelle plaque sera composé d'une série 7 caractères alphanumériques comme suit : 2 lettres, puis 3 chiffres et enfin deux lettres, genre "AA-111-BB. 
A gauche de ces caractères, sur fond bleu, seront présents un rond d'étoiles de couleur jaune représentant le logo européen et un "F" blanc pour France.
exemple :
new_plaque_sans_departement

A gauche de ces caractères sur fond bleu seront un rond d'étoiles de couleur jaune représentant le logo européen et un F blanc pour France sur un fond bleu.
A droite un espace sera disponible pour éventuellement faire figurer différentes mentions : numéro de département ou/et logo de région.
exemple :

new_plaque_immareiculation

Le dossier de presse sur le projet SIV est consultable en fin d'article.

Ces nouvelles plaques ne font pas l'unanimité.

Depuis plusieurs semaines, des associations et un collectif de parlementaires de gauche et de droite intitulé « jamais sans mon jamais_sans_mon_departementdépartement » critiquent la mise en place de ce nouveau système d'immatriculation.
Ils reprochent la suppression du département sur la plaque d'immatriculation.
Perte d'identité pour les uns, premier pas vers la suppression des départements pour les autres ou les deux à la fois, ... sont les arguments les plus cités, avec un fort relent d'opportunisme et de populisme pour certains d'entre-eux comme nous allons le voir.

Les contestataires réclament haut et fort le maintien des numéros des départements sur la plaque d'immmatriculation.

Au cours d'une discussion avec un journaliste local, il y a quelques semaines, on s'interrogeait sur la position du député-maire d'Avranches Guénhaël Huet sur ce sujet, convaincu quand même que le parlementaire rejoindrait la fronde, surfant sur la vague ou le mouvement populaire.

Bingo!

Fin mai, le député sur son site internet et à travers la presse local informait le grand public qu'il était favorable au maintien des numéros des départements sur les nouvelles plaques.
« Si l'intention est louable, le projet [SIV] comporte une disposition regrettable : la disparition des numéros identifiant les départements. Pourtant, ceux-ci constituent un facteur d'identité auquel une très grande majorité des Français est attaché » précise le député Huet sur son site internet et dans la presse.
Encore un coup bas des technocrates parisiens complètement déphasés de la réalité du terrain.

Si Monsieur Huet s'était informé, il saurait que la mention du département n'est pas complètement absente de la plaque.
Elle n'entre plus effectivement dans la composition du numéro d'immatriculation, mais elle peut être rajoutée à coté comme nous l'avons vu.

Le nouveau système va permettre à notre député, s'il le souhaite,  d'indiquer sur la plaque d'immatriculation de son véhicule le numéro de son département d'origine "56" pour Morbihan et le logo breton "Gwenn ha du" (semé d'hermine et de bandes noires et blanches) ou la mention "Breizh".
Actuellement on ne peut le faire. Une avancée, non?

Mais bon, on dit qu'une campagne électorale se prépare dès le lendemain de l'élection.
Et tout ce qui va dans le sens du vent ou du poil ne peut-être que profitable à terme.
En jouant sur l'affectif de ses concitoyens, notre député est certain de marquer des points.
Les braves gens de nos campagnes et de nos villes se rappelleront ou on leur fera rappeler la prise de position courageuse du député, vrai, qui a osé affronter les fonctionnaires des directions centrales.
Pour certains élus, populisme et démagogie restent des valeurs sûres ...

Sans être une surprise, des huit parlementaires de la Manche (5 députés et 3 sénateurs), il est le seul député de la Manche à avoir intégrer ce collectif à ce jour.

Cette action sera vraisemblablement plus porteuse que la précédente.
On se souvient ou pas de la prise de position du député lors de la répression chinoise au Tibet qui avait ému la communauté internationale courant mars.
Il avait pris la défense des tibétains, en exigeant que la France fasse respecter les droits de l'homme dans cette région.
Une motion en ce sens avait été votée à l'unanimité lors du dernier conseil municipal à Avranches. Par ailleurs il avait apposé le logo "soutenez le Tibet" sur son site web que l'on peut voir en encore actuellement :
soutener_le_tibet





Or si vous déplacez votre souris sur le logo en question, il ne dirige vers aucune autre page : site web d'une ONG ou association défendant la cause tibétaine ou pétition en ligne. Surprenant.
Si cette action de soutien aux tibétains est tout à son honneur, on ne voit guère où cela mène.

La sauce n'a pas pris dans la circonscription, ni ailleurs en France.
Passés les quelques jours où la répression au Tibet faisait la une des médias, le soufflet est retombé.
Il ne faisait plus l'actualité, et les français confrontés à leurs soucis quotidiens (baisse du pouvoir d'achat, ...) ne se sentaient pas directement concerner d'un problème, si grave soit-il, qui se passe à 7.800 km de chez eux.

Avec la demande d'enfouissement de la ligne THT (qui fera l'objet d'un nouveau billet prochainement), le projet SIV arrive au bon moment.
Le député comprend, pour les raisons évoquées précédemment, qu'il y a un bon coup à jouer, en terme d'image, et on déroule le plan com' en 2 phases :
- 1 communication vers le grand public via les médias (presse et radio) et le site internet du parlementaire,
- 2 communication vers les élus de la circonscription. L'objectif est d'obtenir le vote d'une motion dans chaque conseil municipal contre la suppression des numéros de départements sur le plaques d'immatriculation. Action en deux temps : a - envoi de courriers explicatifs et motivés sous enveloppes de l'Assemblée Nationale (cela fait toujours son effet) aux mairies et b - visites et rencontres sur place des élus.
Ce lobbying montre tout l'importance que revêt pour le député le projet SIV, qui ne peut-être que néfaste pour l'avenir et la richesse de la France (un ou deux points de croissance en moins l'année prochaine!!!!!)
A croire qu'il n'y a pas de problèmes plus importants à traiter actuellement en France pour nos parlementaires.

Les conseils municipaux seront-ils sensibles et convaincus de la campagne essentielle et déterminante menée par le député de la circonscription?
Il sera intéressant de suivre leurs délibérations sur ce sujet dans les semaines à venir.

La question sera à l'ordre du jour demain en fin de journée au conseil municipal d'Avranches.
Nul doute que la majorité municipale du député-maire Huet se prononcera à l'unisson en faveur de la motion.
Par contre, quelle sera la position du groupe d'opposition enmené par Jean-Pierre Gouédard? Pour ou contre ou abstention ? On sera fixé dans la soirée.

Avant de vous laisser voter sur le petit quizz, pour conclure, je reprendrai un commentaire laissé par un internaute (ce n'est pas moi) sur le site du collectif parlementaire qui résume ce que beaucoup de personnes pensent sur ce sujet :
« Dites donc chers députés, on vous paie pas pour ce genre de délire !!!
Au boulot !
Retournez à vos pupitres !

non mais je rêve…
»


amusez-vous, quizzez !!!! (plusieurs votes sont possibles):


sites internet utiles :


vidéo (source F2 JT 20h00 du 4 juin 2008)


nouveau système d'immatriculation des véhicules
envoyé par francois50300



dossier de presse du nouveau système d'immatriculation (source : ministère de l'Intérieur)

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22 avril 2008

mobilisation de la Gauche à Avranches mardi 29 avril 2008

gaucheLes dernières élections municipales à Avranches ont laissé un goût amer aux sympathisants de gauche.
Aucune liste "progressive" n'était présente sur le scrutin de mars dernier.
Nombreux sont ceux et celles qui ne se sont pas retrouvés idéologiquement sur les deux listes en présence au premier tour, malgré que l'une d'entre-elle soit composée de conseillers sortants de l'opposition municipale et de personnes de sensibilité de gauche.

Pourtant la Gauche existe sur Avranches et sur le canton.
Il suffit pour s'en convaincre d'observer les scores aux dernières élections cantonales le 16 mars 2008 : 42% sur la ville d’Avranches et près de 39% sur le canton.
Elle existe mais elle ne se connait pas.
D'où l'idée des responsables locaux du parti socialiste, Thierry Pennec et Janine Fauvel en tête, d'inviter les sympathisants de gauche à se retrouver et à discuter à l'occasion d'une réunion publique.
Chacun pourra échanger, dresser un bilan des élections passées, préparer les échéances futures, ...

Le débat se déroulera mardi 29 avril 2008 à 20h30 au Foyer du Théâtre d’Avranches, boulevard Léon Jozeau-Marigné.


communiqué de presse (reçu par courriel) :

Les élections municipales et cantonales sont désormais passées, avec les résultats que nous connaissons tous.
La Gauche y a obtenu 42% sur la ville d’Avranches et près de 39% sur le canton le 16 mars 2008.
La représentation est certes moindre au Conseil Municipal d'Avranches, mais elle n’est pas absente sur d’autres communes du canton.

Beaucoup a été dit et écrit sur ces enjeux locaux. Il y a encore à dire et il nous a semblé utile de proposer en toute transparence, un débat, des échanges pour dresser un bilan de ces élections.

Notre intention est de permettre le maintien d’une présence forte de la gauche.         
Répondre à cette attente, c’est construire aujourd’hui les stratégies qui nous feront gagner demain, continuer de porter nos valeurs .
C’est un travail de longue haleine qui recommence et que nous voulons faire avec vous.

Nous vous invitons à une réunion publique le : MARDI  29 avril 2008 à 20h30 Au Foyer du Théâtre d’AVRANCHES.
Nous comptons sincèrement sur votre présence.

Thierry PENNEC et Jeannine FAUVEL

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22 mars 2008

le député Guénhaël Huet reçoit mardi 25 mars des avranchinais à l'Assemblée Nationale

fa_ade_assembl_e_nationaleL'antenne d'Avranches de l'Université Inter-âges de Basse-Normandie organise ce mardi 25 mars un voyage à Paris.
Pas question de faire du shopping dans les grands magasins ou de déambuler sur les champs Elysées.
L'objectif de l'excursion sera la visite de l'Assemblée Nationale.

Ce mardi sera un jour important puisque c'est aussi la session de reprise de l'Assemblée Nationale après le break des élections municipales et cantonales.

huetLe député de la 2ème circonscription de la Manche Guénhaël Huet n'est pas étranger à l'organisation de ce voyage.
Sur le site internet de l'Assemblée Nationale, il est mentionné que « les visites, commentées et guidées, sont organisées pour des groupes de 50 personnes maximum, invités par un député. »

Un étudiant d'un âge certain, qui aurait pu être sur les barricades en 1968, m'a rapporté que le député-maire, qu'il ne voyait jamais à l'université, n'a jamais été aussi présent en amphi à Avranches dans les semaines qui ont précédé les élections municipales et que l'idée du voyage aurait été suggérée par l'élu-parlementaire avant ces élections.
« C'est pour récupérer des voix, c'est sur! » me confie l'interlocuteur. Quelle mauvaise langue !!!
Personnellement je pense c'est la nostalgie des bancs de la fac de droit à l'époque où il était étudiant, non?

h_micycle_ANIl est confirmé, ce qui était officieux, que le député local interviendra mardi en séance, et à deux reprises.
Cà tombe bien il y aura des avranchiniais au balcon et l'intervention sera retransmise à la télévision.
Le matin lors des questions au gouvernement, il interrogera Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire au sujet de la problématique de la ligne Très Haute Tension qui doit traverser le département de la Manche, en écho au boycott des élections de mars par les habitants de Chevreville.
L'après-midi il interviendra en tant qu'orateur. Au menu, la transcription en droit français d'une directive communautaire sur la lutte contre les discriminations.

Il n'est pas certain que les 49 heureux voyageurs, qui ont payé 65€ le trip, assisteront aux deux interventions du député Huet tant le programme de l'excursion est chargé et serré (cf. bulletin d'inscription en fin d'article).
Voyez voir :
- départ d'Avranches : 4h30 précise
- Assemblée Nationale (séance questions au gouvernement) : 10h30
- déjeuner dans les salons du petit hôtel de la Questure
- après-midi : visite de l'Académie Française ou temps libre autour du palais Bourbon
- départ de Paris : vers 17h00
- retour à Avranches : vers 22h30

Je recommanderais aux auditeurs-voyageurs de ne pas assister à la prestation de l'après-midi et plutôt de flaner ou de visiter un musée.
Le débat sur la transcription d'une directive européenne en droit français, sauf à être étudiant ou professeur en droit public, sera juridique et naturellement technique. Boring!*

Pour les malchanceux qui ne seront pas du voyage, qu'ils se rassurent d'autres excursions sont prévues le samedi 17 mai et en septembre (date non arrêtée).
Il est encore trop tôt pour savoir si notre parlementaire sera sur le devant non de la scène mais de l'hémicycle.

LCPIls pourront toujours assister à distance à la séance de mardi devant leur récepteur de télévision en regardant la chaîne LCP (la Chaîne Parlementaire), soit via la TNT (canal 13), soit sur canalsat (canal 43), soit par adsl (freebox, neufbox, livebox) ou sur l'ordinateur en se connectant sur le site internet www.lcpan.fr.


* ennuyeux


le bulletin d'inscription / programme du voyage (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

voyage_AN_Paris_Huet010
























contact :
Université Inter-âges de Basse-Normandie
antenne d'Avranches
Hôtel de Longraye
place du Marché
50300 Avranches

téléphone : 02.33.65.00 (répondeur)
courriel : uia.avranches@orange.fr



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12 mars 2008

RSF lance la 1ère journée pour la liberté sur internet

RSFReporters Sans Frontières (RSF) inaugure, le 12 mars 2008, la première Journée pour la liberté sur Internet.

Tous les 12 mars, l'ONG mène des actions pour dénoncer la cybercensure dans le monde.
"La répression croissante des blogueurs et les fermetures toujours plus nombreuses de sites Internet nécessitent une telle mobilisation, imposent une riposte", a déclaré Reporters sans frontières.

RSF_2"Cette première journée est l’occasion pour tous de manifester dans des lieux où les mouvements de contestation sont normalement impossibles. Nous espérons que nous serons très nombreux à manifester virtuellement place Tiananmen à Pékin, place de la Révolution à Cuba ou dans les rues de Rangoon en Birmanie. Au moins 62 cyberdissidents sont emprisonnés dans le monde actuellement et, en 2007, plus de 2600 sites Internet, blogs ou forums de discussion ont été fermés ou rendus inaccessibles", a indiqué l’organisation.

"Notre liste des ’Ennemis d’Internet’ a également été mise à jour avec l’arrivée de deux pays : l’Ethiopie et le Zimbabwe. Et nous proposons une nouvelle version du guide pratique du blogueur et du cyberdissident", a ajouté Reporters sans frontières.

Par ailleurs, Reporters sans frontières a appris, le 11 mars dans la soirée, que l’Unesco retirait le patronage qu’elle avait accordé à cette journée (lire le communiqué de l’organisation).

Pour dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur Internet, Reporters sans frontières appelle à manifester dans neuf pays ennemis du Net. Durant 24 heures, du mercredi 12 mars à 11h jusqu’au jeudi 13 mars à 11h (heure de Paris, GMT +1), les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, en Chine, en Corée du Nord, à Cuba, en Egypte, en Erythrée, en Tunisie, au Turkménistan et au Viêt-nam.

La nouvelle liste des "Ennemis d’Internet" établie cette année par Reporters sans frontières compte quinze pays : Arabie saoudite, Bélarus, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Ethiopie, Iran, Ouzbékistan, Syrie, Tunisie, Turkménistan, Viêt-nam et Zimbabwe. Ils étaient seulement treize en 2007. Sont venus s’ajouter aux traditionnels censeurs, deux pays subsahariens : le Zimbabwe et l’Ethiopie. "Rien d’étonnant de la part de régimes qui s’en prennent régulièrement aux médias traditionnels. Chez ces derniers, le taux de pénétration d’Internet est faible, très faible, mais suffisant néanmoins pour leur donner quelques cauchemars. Comme leurs aînés, ils puisent dans la panoplie de la censure adaptée à la Toile : arsenal législatif, traque dans les cybercafés, contrôle des fournisseurs d’accès...", écrit Reporters sans frontières en introduction de son rapport.

A cette première liste, ont été joints onze "pays sous surveillance" : Bahreïn, Emirats arabes unis, Erythrée, Gambie, Jordanie, Libye, Malaisie, Sri Lanka, Tadjikistan, Thaïlande et Yémen. À la différence des premiers, ils n’emprisonnent pas les blogueurs et ne censurent pas massivement la Toile. Mais la tentation est grande et les dérapages réguliers. Ces pays ont souvent mis en place le cadre juridique nécessaire pour museler Internet si bon leur semble. Leurs autorités judiciaires ou politiques utilisent parfois les lois antiterroristes pour surveiller et localiser des opposants et des militants qui s’expriment sur le Net.

"Cette chasse aux mal-pensants de la Toile est d’autant plus efficace que de grandes entreprises occidentales se font les complices de ces gouvernements dans la traque aux ’fauteurs de troubles’. En 2007, l’entreprise américaine Yahoo ! a présenté ses excuses pour le ’malentendu’ qui a mené le journaliste Shi Tao en prison pour dix ans. Au total quatre cyberdissidents chinois lui doivent d’être détenus. Elle se serait contentée ’d’obéir aux lois locales’ qui la contraignent à identifier des internautes jugés dangereux...", précise Reporters sans frontières.

Enfin, une nouvelle version du guide pratique du blogueur et du cyberdissident est disponible, en français et en anglais, sur le site www.rsf.org.
Ce guide rassemble des conseils et des astuces techniques pour lancer son blog dans de bonnes conditions et contourner la censure sur Internet. Il explique comment bloguer anonymement et propose les témoignages de blogueurs d’Egypte et de Birmanie notamment.

sources : Reporters Sans Frontières



ma cyber-manif en Birmanie (copie d'écran) :

BIRMANIE

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24 novembre 2007

le lycée d'Avranches en action contre la loi Pécresse

Après les universités, le vent de contestation contre la loi Pécresse sur l'autonomie des Universités gagne les lycées.
Dans le département, cinq lycées publics ont rejoint le mouvement : Avranches, Cherbourg, Granville, Mortain et St-Lô.
Blocages d'établissement, manifestations en ville, les lycéens réclament l'abrogation de cette loi qui risque de les pénaliser lors de leur entrée à l'Université.
De quoi s'agit-il?
Cet été, le Parlement a voté la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) présentée par la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse.
La loi dite Pécresse vise à donner plus d'autonomie et de responsabilités aux Universités et à leurs dirigeants.
Par exemple, au niveau budgétaire, les Universités pourront recourir au financement privé (entreprises) et gérer librement de leurs biens (vente, location).
D'aucuns craignent que l'Etat, à terme, se désengage budgétairement.
L'ouverture au financement privé et des recettes publics moindre font craindre au moins deux risques majeurs pour les (futurs) étudiants.
La première, certaines filières peu en rapport avec l'activité marchande (histoire, psychologie, sociologie, ...) faute de financement pourraient faire les frais de cette réforme; les entreprises préférant soutenir financièrement les disciplines ayant des débouchés "économiques" (science, technologie, ...)
La deuxième, les frais d'inscription à l'Université pourraient augmenter en raison du moindre financement de l'Etat, non compensé par le secteur privé, et la concurrence prévisible entre Universités pour attirer les meilleurs et donc coûteux professeurs.
Pour les lycéens, pour certains futurs étudiants, la loi Pécresse siginifie une offre d'enseignement inégale et des frais de scolarité plus importants décourageant les plus démunis à entrer à l'Université.

Les lycéens et les étudiants par leur action arriveront-ils à faire abroger la loi ou en à faire modifier certains de ces éléments?
Nul doute que les tous prochains jours seront déterminants quant à l'issue du mouvement.


blocage du lycée Littré à Avranches
envoyé par francois50300

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17 juillet 2007

les cantonales à Avranches, c'est pour octobre?

C'est à l'occasion du festival Chauffer dans la Noirceur, vendredi 13 juillet, en discutant avec le conseiller général du canton de Montmartin sur mer, Olivier Beck, que j'appris la démission très prochaine de Guénhaël Huet du poste de conseiller général du canton d'Avranches en raison de la loi sur le cumul des mandats. La loi n'autorise pas qu'un élu puisse être à la fois maire, conseiller général et député.
Le nouveau député avait très tôt annoncé son intention d'abandonner le poste de conseiller général et de ne conserver que le mandat de maire d'Avranches.
La question était de savoir d'une part quand sa démission interviendrait et d'autre part quand auront lieu les prochaines élections cantonales.
Le quotidien Ouest France de samedi dernier donne quelques précisions sur ces deux points. Le député Huet a rencontré lundi 9 juillet le Préfet de la Manche, Jean-Louis Fargeas, pour lui annoncer sa démission qui prendra effet ce jeudi 19 juillet.
Le préfet de la Manche doit maintenant déterminer la date de l'élection cantonale qui selon le quotidien, reprenant les dires de M. Huet, "devrait avoir lieu au courant du mois d'octobre".
Le mandat du futur conseiller général du canton d'Avranches sera de courte durée puisque de nouvelles élections cantonales seront organisées au printemps 2008 dans le cadre du renouvèlement partiel du Conseil Général.

Pour éviter des successions d'élections au sein d'un même canton suite à la démission, au décès ou à l'incapacité de l'élu, une loi devrait être votée début 2008 afin de doter au coté du conseiller général en activité un suppléant avec la particularité de respecter la parité; ce ou cette dernier(e) reprenant la fonction si le conseiller général en place ne pouvait sièger pour les raisons précitées.

A trois mois de l'élection cantonale sur Avranches, des noms de candidats circulent et ils seraient nombreux : des conseillers de l'actuelle municipalité d'Avranches, des maires de communes du canton, une ancienne candidate aux dernières élections législatives, ... 
Aucun nom ne sera donné sauf celui de M. Burgot qui a dévoilé l'année passée son intention de présenter aux élections cantonales et municipales à Avranches.

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