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29 mars 2009

ligne THT Cotentin-Maine : Chevreville (50) village hors tension

Nouvel épisode dans le dossier de la ligne THT 400.000 volts Cotentin-Maine.
chevreville_THTLa commune de Chevreville dans le Sud-Manche a fait un joli coup d'éclat hier samedi 28 mars 2009 en déclarant symboliquement le village "hors tension" et en inaugurant un monument en réaction à la carte de voeux adressée par le directeur de RTE qui souhaitait à la commune «un avenir lumineux».

Avranches Infos était présent tout le long de cette manifestation (à l'exception du verre de l'amitié).
L'évènement a été filmé in extenso (et donc sans censure). Les différentes séquences (inférieures à 20mn) sont lisibles en fin de billet.
Ci-après un petit résumé et quelques réflexions de la journée et du dossier.

IMGP2182On ne rappellera pas le dossier concernant la future ligne THT Cotentin-Maine liée au réacteur EPR en cours de construction à Flamanville et dont la mise en service est prévue courant 2013.
A l'heure actuelle, l'enquête d'utilité publique n'est toujours pas engagée; de nombreuses actions juridiques contre le tracé de la ligne THT étant en cours contre RTE, gestionnaire de la future ligne et l'Etat, coordinateur du projet.

Une commune s'est posée en chef de file dans le combat contre la ligne aérienne 400.000 volts : Chevreville.
Elle est durement touchée par la ligne puisque son tracé de la ligne doit passer à environ 350 m de son école et de son bourg.

IMGP2173«Le combat de Chevreville n'est pas un combat isolé. Il inscrit dans un combat collectif» déclare M. Gilbert Daniel, maire de la commune précisant que «sur les 64 communes impactées, 36 maires ont pris des arrêtés contre le projet THT.» Sans compter l'appui du monde associatif.

Dans cette lutte inégale, cette localité de 200 âmes environ s'est faite une petite notoriété médiatique en boycottant les élections municipales et cantonales en 2008. C'était il est vrai l'effet recherché.

La carte de voeux adressée par le directeur de RTE à la commune jugée provocante a fait réagir la commune de manière originale et non sans humour : l'inauguration d'un monument évoquant l'avenir lumineux de la commune lié à la future ligne THT Cotentin-Maine.

La manifestation s'est déroulée en 3 temps : 1 - le point presse, 2 - les discours des élus et de responsables associatifs, et 3 - l'inauguration officielle du monument, la remise d'une plaque commémorative "in Postremo vitae" et l'adoption officielle du label "village hors tension".
Pour des questions pratiques, je vous renvoie sur les séquences vidéos pour suivre le déroulement de l'après-midi.

IMGP2183La municipalité semble déterminer à aller jusqu'au bout. «On est en colère aujourd'hui, mais ce sera pire demain» déclare le maire Gilbert Daniel.
Cette colère serait motivée par - 1 le non respect des engagements de RTE sur la distance de 1km entre la ligne et les habitations et 2 - par l'application d'une loi obsolète (1906) par les pouvoirs publics pour imposer la ligne aux communes sans tenir compte de lois plus récentes autorisant les maires à prendre des arrêtés quand la santé humaine et animale sont mises en cause.
Un courrier en ce sens a été adressé au Président de la République. Toujours sans réponse.

Sans donner plus de détails sur «ce qui sera pire demain», le maire fait une allusion étrange «on n'est que des normands».

Comment interpréter cette expression?
Est-ce à dire que «les normands seraient mou du genoux» en comparaison aux bretons beaucoup plus actifs et revendicatifs.
Sans vouloir généraliser à l'ensemble des normands, il est vrai que de nombreux habitants du sud-Manche font preuve de trop de passivité et d'absence d'esprit critique. Il ne faut pas - peut-être - chercher plus loin l'explication de l'état désespérant et désespéré du sud-Manche.

Un exemple? Le réacteur l'EPR pour rester dans le sujet.
Le projet de la centrale de 3ème génération a été présenté juste avant les élections présidentielles de 2007. Tous savaient à l'époque qu'une ligne THT devait être construite, traversant le département de la Manche pour se raccorder plus au sud sur une autre ligne de même type.
On aurait pu penser qu'au premier tour des présidentielles un vote massif se serait porté vers les partis écologistes dans les communes susceptibles d'être impactées par la future ligne THT donnant ainsi un signal fort au futur chef de l'Etat en charge de l'opportunité de la construction de la centrale EPR.
Au final, les scrutins locaux se sont majoritairement portés sur le candidat pro-nucléaire Nicolas Sarkozy.
Au lendemain du premier tour Jean Bizet, sénateur de la Manche et maire du Teilleul analysait très justement la situation et déclarait avec quelque d'ironie dans les colonnes de Ouest-France: "Pour moi les grands perdants sont les écologistes. nous aurions pu penser que l'EPR et la ligne très haute tension leur apporteraient des voix. Ce n'est pas le cas. J'en déduis que notre région s'est ainsi prononcée pour le saut technologique". (lire l'article daté du 27 avril 2007)

Sans vouloir naturellement généraliser, l'habitant du sud-Manche est conservateur de tradition (c'est à dire de père en fils), quelque peu influençable par ses notables locaux et malheureusement peu solidaire.
IMGP1843Des exemples? La manifestation de Chevreville n'a attiré à peine 70 personnes, celle de Mortain 4.000 personnes fin janvier alors que le double était attendu (cf photo à droite).
Dès lors qu'un problème ne le touche pas directement, cela ne semble pas l'intéresser. Affligeant et naturellement pas quoi être fier.

L'action des élus de Chevreville donne de l'espoir. Là ou ailleurs certaines communes ont capitulé devant les pressions et l'argent, Chevreville, petite commune avec peu de moyens tient tête, convaincu de son bon droit. Elle mérite le respect.
En souhaitons, quelque soit l'issu final, que ce combat serve de modèle à d'autres collectivités du sud-Manche. Et qu'il ouvrira un peu plus les yeux et l'esprit à certains de ses habitants?
Si mère nature a doté les Hommes d'un cerveau c'est pour s'en servir! non?

Je ne peut finir le billet sans faire une petite observation sur l'engagement du député Guénhaël Huet sur ce dossier.
On se rappelle ou pas que l'intéressé a voté à une certaine époque (en tant que conseiller général) la construction de l'EPR, qui reste liée - contrairement à ce que dit le maire de Chevreville dans la vidéo - à la ligne THT puisque cette dernière dernier en est la conséquence.
Sans faire la comparaison du pompier-pyromane, la problématique THT est une sacrée opportunité pour le parlementaire pour s'ancrer davantage sur le terrain. Et son intervention dans ce dossier, un excellent argument de campagne pour les prochaines législatives. Alors merci qui? merci l'EPR.
Sur cet engagement personne n'est dupe, mais nombreux sont ceux qui l'attendent sur la question de l'enfouissement partiel de la ligne THT qu'il promeut.
Et là, on espère qu'il aura plus de réussite que pour le contournement autoroutier "est" d'Avranches ...


sites internet utiles :


les séquences vidéos de la journée :

1 - le point-presse :


Chevreville THT 28 mars 2009 point presse #1
envoyé par francois50300


Chevreville THT 28 mars 2009 point presse #2
envoyé par francois50300

2 - les discours :


Chevreville village hors tension - mars 2009 - discours #1
envoyé par francois50300


Chevreville village hors tension - mars 2009 - discours #2
envoyé par francois50300

3 - l'inauguration du monument, la remise de plaque et la déclaration Chevreville village hors tension :


Chevreville village hors tension - mars 2009 - le monument
envoyé par francois50300

31 janvier 2009

4000 opposants à la ligne THT défilent à Mortain ce samedi 31 janvier 2009

IMGP1847La future ligne Très Haute Tension (400.000 volts) «Cotentin-Maine» (*) fait toujours débat.
Elle doit acheminer l'électricité produite par la centrale EPR actuellement en construction à Flamanville (50) vers Beaulieu-sur-Odon (53) où elle se raccordera à une autre ligne THT existante.
Depuis des mois, population et élus se mobilisent contre cette ligne. L'abandon ou l'enterrement de la ligne étant sans espoir, la contestation porte sur son tracé et sa dangerosité.
La ligne passe trop près (moins de 300m) des habitations et des exploitations agricoles.
Non sans danger sur la santé des habitants et des animaux.
Une enquête sur ce sujet a été faite par le CRIIREM à la demande de la coordination interrégionale anti-THT. Les résultats montrent que les conditions de vie sont détériorées près d'une ligne THT; résultats (naturellement) contestés par RTE (Réseau de Transport d'Electricité), organisme gestionnaire de la la ligne THT.
C'est pourquoi les opposants réclament de l'Etat une étude poussée et indépendante pour faire la lumière sur la dangerosité ou non des lignes THT sur les riverains.

C'est tout le sens de la manifestation qui s'est déroulée cet après-midi à Mortain, localité à l'est du sud-Manche.
Environ 4000 opposants et élus (**) se sont retrouvés à l'initiative de la coordination interrégioniale «stop THT» pour exiger «un moratoire sur le projet de ligne Très Haute», mettant en avant le danger des lignes THT situées trop proches des habitations.
Après une marche de 2 km entre le Neufbourg et Mortain, la manifestation s'est fixée place du Château où différents intervenants (dont Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne) ont pris la parole.
Le moment fort aura été la lecture d'un texte adressé par un couple d'agriculteurs de Corrèze dont la vie a basculée depuis qu'une ligne THT s'est installée à proximité de leur ferme.

Cette manifestation intervient deux jours après l'annonce officielle de la construction du second réacteur de type EPR à Penly (76) où il existe déjà deux centrales nucléaires classiques. Contrairement à Flamanville, la future centrale en Seine-Maritime ne nécessitera pas la construction d'une ligne THT supplémentaire, celle existante étant de capacité suffisante.


(*) la ligne Cotentin-Maine, d'une longueur de 160km environ, doit traverser 64 communes sur quatre départements : la Manche (44 communes), le Calvados (1), l'Ille-et-Vilaine (5) et la Mayenne (14).
(**) une quarantaine d'élus étaient présents notamment le député de la circonscription Guénhaël Huet. Certains rappellent l'attitude contradictoire de ce parlementaire sur ce dossier. Il a voté, il y a quelques années au Conseil Général, pour l'implantation du réacteur EPR, source actuellement de tous les maux. Depuis il est en première ligne pour la critiquer ... Comment expliquer ce grand écart? Opportunisme? stratégie politicienne? ...


sites internet d'informations :
coordination interrégionale stop-THT
RTE - projet Cotentin-Maine



vidéos :
résumé de la manifestation sur France 3 Basse-Normandie (samedi 31 janvier 2009, édition du soir)


manifestation anti-THT à Mortain (50) samedi 31 janvier 2009
envoyé par francois50300

le défilé

les prises de parole place du Château dont la lecture de la lettre d'un couple d'agriculteurs corréziens

25 janvier 2009

"Vivre avec une ligne THT ?" résultat accablant de l’enquête citoyenne

THT_enqu_te_citoyenneDes résultats qui appellent à une prise de conscience sociétale et une initiative gouvernementale.

Pour un moratoire sur toute nouvelle ligne THT et sur la ligne Cotentin-Maine !
L’enquête « Vivre avec une ligne THT ? », commanditée par la Coordination interrégionale Stop-THT au CRIIREM (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) a pour objectif de déterminer la qualité des conditions de vie des personnes à proximité des lignes Très Haute Tension.
Les réponses de 2 868 personnes exposées, réparties dans une zone de 300 m de part et d’autre de plus de 250 km lignes THT, sont analysées comparativement à celles de 976 personnes non exposées.
Les résultats sont éloquents : les conditions de vie des riverains des lignes THT sont significativement détériorées. les fréquences de gêne (visuelle et sonore) et de perturbations (radioélectriques et décharges électriques) sont très fréquentes chez les personnes vivant à proximité d’une ligne ; la fréquence de 12 symptômes et pathologies (état dépressif, vertiges, nausées, problèmes cutanés, perturbations auditives, irritabilité, sommeil perturbé, maux de tête, troubles digestifs, difficultés de concentration, pertes de mémoire et perturbations visuelles) est supérieure chez les riverains de ligne THT ; concernant les exploitations agricoles, la fréquence de 7 manifestations pathologiques sur les animaux d’élevages augmente fortement avec la proximité et la puissance de la ligne.
Ce constat confirme les craintes pour les riverains potentiels du projet de ligne THT Cotentin-Maine, destinée à évacuer l’électricité produite par le futur EPR en construction à Flamanville (Manche), ainsi que pour toutes les personnes vivant aujourd’hui à proximité de lignes électriques THT, dont le nombre est estimé au minimum en France à 360 000.
Les résultats de cette enquête, tout comme de nombreuses références scientifiques, doivent amener la société française et ses représentants élus à reconnaître que les dangers des lignes THT sont une réalité mal connue et non prise en compte.
Il faut d’urgence et par une initiative politique gouvernementale suspendre tout nouveau projet de ligne THT et approfondir la recherche dans ce domaine. Ce constat confirme la nécessité d’une révision règlementaire telle que le préconise la résolution du Parlement européen datant 4 septembre 2008.
La Coordination interrégionale Stop-THT attend du rapport de la mission parlementaire présidée par le sénateur Raoul ( Maine et Loire) qu’il rende compte non seulement de l’état et de la limite des connaissances actuelles mais aussi de ce que vivent quotidiennement les riverains des lignes THT.
Aussi, la Coordination interrégionale Stop-THT demande-t-elle un moratoire suspensif sur toute nouvelle construction de ligne THT.
La décision de ce moratoire doit correspondre au lancement d’études d’impact et d’études épidémiologiques, étape préalable et indispensable à l’adoption d’une législation de protection des riverains pertinente.

THT_mortainTels seront les objectifs de la manifestation de MORTAIN, samedi 31 Janvier, à partir de 14h, organisée par la Coordination Interrégional Stop-THT.

source : www.stop-tht.org
la synthèse de l'étude peut être consulté en cliquant



vidéo : France 3 Basse-Normandie samedi 24 janvier 2009, édition 19h00

26 mai 2008

lignes THT Normandie-Maine et THT Pyrénées-Orientales : même combat pour même résultat?

Quel pourrait être le rapport entre le célèbre groupe de hard-rock australien AC-DC dont un extrait musical ouvre ce billet  et le thème du jour lié à la fée électricité et à l'un des moyens de transport, les lignes très haute tension (THT)?
Plusieurs.
Le premier. Le nom du groupe AC-DC, acronyme anglais (alternating current/direct current) qui signifie en français courant alternatif (AC) et courant continu (DC).
Le second lié au titre du morceau entendu "highway to hell", autoroute pour l'enfer. Les lignes THT, ce sont les autoroutes électriques dont la présence peut être ou devenir un enfer pour les riverains.
Le troisième? A vous de le trouver.

Les projets de lignes THT de 400.000 volts développés par RTE (Réseau de Transport d'Electricité) laissent peu de monde indifférent.
Habitants, élus locaux, associations, on le comprend, acceptent mal la proximité de ces lignes électriques, défigurant les paysages et dont l'impact des champs électromagnétiques sur la santé reste assez mal connu.

Des nombreuses lignes THT en projet en France, focalisons nous sur deux : les lignes THT Pyrénées-Orientales et Cotentin-Maine.
Qui ne sont pas sans rapport par leur actualité commune.
Effet papillon? Les récents évènements intervenus dans les Pyrénées pourraient avoir des incidences sur le projet régional.

Les projets.
La ligne THT Cotentin-Maine est liée à la centrale électronucléaire de troisième génération dite EPR en cours de construction à Flamanville (50).
L'EPR est construite pour répondre au besoin toujours croissant d'électricité, mais aussi pour anticiper le vieillissement des centrales nucléaires actuelles.
En 2012, l'EPR doit entrer en phase de production. La ligne 400.000 volts transportera l'énergie produite vers le sud ("région" Maine-Mayenne).
La ligne Cotentin-Maine présentera les caractéristiques suivantes : un tracé de 150 km, des pylônes de 45 à 65 m de haut plantés tous les 500 m environ. Le coût total du projet en aérien est estimé à environ 240 millions d'euros.

La ligne THT Pyrénées, elle, vise l'interconnection électrique entre la France et l'Espagne.
Elle permet à chaque producteur d'électricité selon les besoins de vendre ou d'acheter de l'énergie de part et d'autre de la frontière.
Le projet initial (en 1982) devait traverser les Pyrénées du coté Atlantique (pays Basque). Critiqué par les populations locales, le projet s'est déplacé au fur et à mesure vers la mer méditerranée (Pyrénées orientales). L'hostilité des catalans français et espagnols a figé le projet en 2003.

Sous pression de l'Europe inquiète d'une possible crise électrique espagnole, un médiateur coordinateur européen sur ce projet, Mario Monti a été désigné pour résoudre le contentieux de la ligne THT Pyrénées, notamment son enfouissement demandé par les catalans et refusé par RTE pour des motifs technique et financier.
Un cabinet d'études indépendant italien Centro Elettrotecnico Sperimentale Italiano (CESI) a été sollicité. Dans son rapport publié en avril, le cabinet CESI a indiqué qu'une technique à courant continu enfouie « bien que difficile à mettre en œuvre, peut être adoptée».   
Dans ce sens, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo, fin avril, a proposé à son homologue espagnol de recommander conjointement l'option d'une ligne totalement enfouie entre Baixas (près de Perpignan) et Santa Llogaia (près de Figueras) afin de limiter au maximum les impacts sur l'environnement.
Un point noir, le coût de l'enfouissement qui pourrait être multiplié par sept et atteindre par conséquent 700 millions d'euros. Le ministre français a indiqué que l'État prendrait à sa charge le surcoût de l'enfouissement terrestre ou marin de la ligne en courant continu.

La solution de l'enfouissement de cette ligne, appuyée par le gouvernement, donne quelques espoirs du coté de la ligne Cotentin-Maine.
En effet s'il est possible de d'enterrer la ligne THT dans les Pyrénées-Orientales, pourquoi n'en serait-il pas de même de la ligne Cotentin-Maine?
Cette question, un député n'a pas attendu longtemps pour à se la poser.

favennec_d_put_Ce député n'est naturellement pas Guénhaël Huet, mais celui de la Mayenne Yannick Favennec.
Ce député UMP, qui courageusement a voté dernièrement contre la loi sur les OGM, semble avoir fait progresser le dossier de l'enfouissement, si l'on en juge à la lecture de son blog.

Début mai, Il a adressé un courrier Jean Louis Borloo à ce sujet.
Extraits.
« Votre déclaration et votre recommandation me redonnent de l’espoir quant à la mise en place d’une solution tout aussi exceptionnelle et respectueuse de l’environnement, même si elle est difficile à mettre en œuvre, permettant de préserver les sites, tout aussi remarquables, de la Mayenne, de l’Ille-et-Vilaine et de la Manche.
Je ne doute pas, monsieur le ministre, que vous aurez à cœur de ne pas adopter une attitude discriminatoire à l’encontre de certains territoires, dont le mien (…). L’enfouissement de la ligne THT issue de l’EPR de Flamanville permettrait de limiter au maximum les impacts sur l’environnement et sur les personnes.
De plus vous vous êtes engagé à prendre en charge le surcoût des travaux d’enfouissement, dans les Pyrénées ; sachez que sur nos territoires, la topographie est moins accidentée et, par conséquent, le surcoût occasionné par un enfouissement de la ligne Cotentin-Maine serait sûrement moins élevé. »

Le dimanche 18 mai, le député Favennec a été contacté par téléphone par le ministre de l'écologie.
Le blog du député mentionne que ministre s'est engagé à confirmer, par courrier, qu'il acceptait de mettre en place la même méthodologie pour la ligne THT qui traversera la Manche, la Mayenne et l'Ille-et-Vilaine, que celle qui a conduit à la récente décision d'enfouir la ligne à très haute tension entre la France et l'Espagne.
Le ministre a insisté sur le fait que notre territoire "serait traité de la même façon que celui des Pyrénées", qu'il n'y aurait "aucune discrimination". Pour cela, "le cabinet indépendant qui avait réalisé la première étude sur la faisabilité d'un enfouissement de la ligne Cotentin-Maine sera, prochainement, mandaté pour actualiser cette étude et y apporter des compléments d'information indispensables à une décision définitive et équilibrée".
Le ministre aurait précisé qu'avec "une ligne enfouie, il y avait moins de perte d'énergie électrique que par un transport aérien".
L'article conclue "Ce coup de fil, de vingt minutes, a résonné comme un immense espoir de voir émerger, sur ce dossier compliqué et très sensible, une solution plus respectueuse à la fois de l'environnement et des personnes".

Par ailleurs, l'actif député Favennec vient de créer une coordination rassemblant les parlementaires de la Manche, de l'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne pour peser sur ce dossier. Cette coordination a demandé à être reçu par le ministre.

Au même moment dans la Manche, lundi 19 mai, un collectif de 17 élus dont les communes se trouvent sur le tracé de la ligne THT ont demandé à être reçu par le Préfet de la Manche pour lui remettre symboliquement un arrêté interdisant le passage de la ligne à moins de 500m des habitations et à 300m des bâtiments d'élevage au nom du principe de précaution.
Est-ce à dire que ces élus seraient favorables à la ligne THT dès lors qu'elle serait à plus de 500m?
Il semble bien à la lecture du compte-rendu d'Ouest-France le 20 mai : un élu déclare « Il ne s'agit pas d'interdir la THT (...). Nous ne ne pouvons pas faire comme s'il n'y avait pas de risque. Nous avons juste pris  des dispositions pour que les populations soient protégées, qu'il y ait pas d'habitations à moins de 500m de la ligne.»
Ces déclarations doivent être appréciées à sa juste valeur par RTE.

A mon avis il ne faut pas de faire trop d'illusion sur l'enfouissement total du tracé.
Alors même que la ligne serait techniquement réalisable et financée, il y aurait peu de chance pour qu'elle soit construite dans les trois ans : la ligne doit être raccordée THT à la centrale EPR fin 2011, un an avant l'entrée en production de la centrale EPR, sauf retard.
En effet, la pose d'une ligne électrique souterraine demande beaucoup plus de temps que la construction d'une ligne aérienne de même longueur. De lourds travaux doivent être entrepris (creusement de tranchées, construction de deux voies de chaque coté de la tranchée pour le passage des engins de dépose de câbles, dépôt de remblai spéciaux puis fermeture de la tranchée); travaux pouvant être ralentis ou stoppés en cas des conditions climatiques défavorables (pluie).
Pour mémoire RTE envisage la construction de la ligne aérienne en 18 mois (début 2e semestre 2010 - fin 2e semestre 2011).

Quant à l'enfouissement partiel du tracé, comme le demandent les habitants de la commune de Chevreville qui a fait l'actualité en mars dernier en boycottant les élections municipales et cantonales, cette solution n'est pas sans inconvénient.
Deux pylônes aérosouterrains doivent être construites pour raccorder les câbles souterrains aux lignes aériennes. Hors le coût astononomique d'un tel pylône (1 milieu d'euros, 6 fois plus cher qu'un pylône classique), il nécessite une emprise au sol importante : de 2000 à 3000 m2.

Le calendrier est l'élément déterminant de la question de l'enfouissement de la ligne Cotentin-Maine. Il est lié, nous l'avons vu, à l'ouverture de la centrale EPR en 2012.
Le rétroplanning du dossier laisse mal augurer un quelconque enfouissement.
De plus il serait incompréhensible que la centrale opérationnelle techniquement ne puisse pas produire de l'électricité faute de moyen de transport.
On peut compter sur EDF, société anonyme cotée en bourse et gestionnaire de l'installation électronucléaire, dont le coût avoisine la bagatelle de plus de 3 milliards d'euros, pour mettre la pression sur RTE et le gouvernement.

Les responsables de RTE ne doivent pas être trop inquiets de ces critiques et contestations publiques, somme toutes classiques pour eux.
Des élus reprochent le manque de concertation de RTE. Il ne faudrait pas trop gratter pour se rendre compte que certains de ces élus appliquent les mêmes méthodes, contestables et détestable, dans leur propre collectivité.
Alors les moralisateurs et les donneurs de leçons ...

Par ailleurs, il faut se rendre à l'évidence que le département de la Manche a tout accepté sans rien demander ou obtenir en contre-partie.
Quitte à me répéter une nouvelle fois. Le département a accueilli, bien gentiment et sans rien dire, depuis les années 1960 des installations publiques nucléaires particulièrement dangereuses : le centre de retraitement de la Hague, les deux centrales nucléaires de Flamanville, le centre de stockage de déchet  de Digulleville.
Qu'a-t-elle bénéficier en retour de la part de l'Etat? : rien, nothing, nichts, nada! Pas d'autoroutes, ni d'électrification du réseau ferrovière, aucune infrastructure permettant de désenclaver et d'industrialiser le territoire et de lutter, à l'époque, contre l'exode rural.
Il est vrai  que l'Etat a bien été aidé par la passivité de nos notables locaux.

Même si les élus du XIXe siècle sont plus dynamiques que ceux du siècle précédent, l'image du département de la Manche reste malheureusement entacher d'immobilisme et de renoncement.
De plus, on le voit bien, il n'existe pas au niveau des élus manchois de stratégie et d'objectifs communs à la différence des élus pyrénéens. En effet, certains de nos élus locaux ne sont pas hostiles à la THT dès lors qu'elle est éloignée des habitations, d'autres désirent son enfouissement partiel, ...
Du pain béni pour RTE ...


Une réunion publique sur la ligne THT Cotentin-Maine est organisée ce mercredi 28 mai à Saint Hilaire-du-Harcouët sous les auspices du député local Guénhaël Huet.
A ses coté sera présent un autre député, Christian Kert, originaire des Bouches-du-Rhone. Le parlementaire a rédigé en 2001 un rapport sur la question de l'enfouissement des lignes électriques.
La réunion se déroulera à la salle des fêtes, rue Waldeck Rousseau, vers 20h30.

Plus festif et plus radical, l'association "Branchés autrement" présente une soirée anti THT-EPR le samedi 7 juin prochain à la salle des fêtes du Grand-Celland.
Au programme : stand d'infos sur les risques liés à la THT et à l’EPR (sensibilisation, discussions) et  différentes animations : concerts (les Frères Fouques, ...), danses africaines, slam, DJs.
L'entrée est fixée à 1 €.
Un repas communautaire y sera organisé : chacun amène son repas et le partage (tables à disposition pour le repas, buvette).


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15 avril 2008

le tracé de la ligne THT Cotentin-Maine validé par le gouvernement

projet_tht_cotentin_maineA l'instar de la construction de la centrale nucléaire troisième génération dite EPR à Flamanville, le projet de ligne électrique Très Haute Tension (400.000 volts), qui doit connecter ladite centrale à la région Pays-de-Loire destinataire de l'énergie produite, avance doucement mais surement.

Pour preuve, le projet « Cotentin-Maine » a passé une nouvelle étape de la longue procédure conduisant inéluctablement à la construction de la ligne.

Vendredi 11 avril, le ministre de l'environnement, de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'aménagement du Territoire et celui de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi ont validé le tracé de la future ligne électrique établi par RTE (Réseau de Transport d'Electricité), promoteur et futur gestionnaire.
Le scénario, de moindre impact, retenu par le gouvernement confère à la ligne les caractéristiques suivantes : elle traversera 74 communes dont 50 dans la Manche et le reste en Mayenne et Ille-et-Vilaine (la liste des communes prochainement sur le blog) sur une longueur de 160 km et sur une emprise d'un km de large. Cette emprise sera réduite à 200 m dans les mois qui viennent. 300 pylônes et deux postes électriques (à l'extrémité de la ligne) devraient être construits pour un coût global de 240 millions d'€.

Lancée fin 2006, la procédure et la construction de la ligne THT doit se clore fin 2011-début 2012, période à laquelle la centrale EPR entrera en production, soit 5 années d'études, de concertation, d'enquêtes et de construction.

Rappelons rapidement les principales étapes de la procédure, son calendrier et la situation actuelle :

Les principales étapes de la procédure :
1. La concertation.
Elle se déroule sous l'égide des Préfets de département, et prend la forme de réunions associant les services de l'Etat, les élus et les associations représentatives des populations concernées, et le maître d'ouvrage. Elle vise à définir les caractéristiques et les mesures d'insertion environnementales et d'accompagnement du projet, ainsi qu'à apporter une information de qualité aux populations concernées par le projet.
La première phase porte sur la présentation du projet et la délimitation de la zone de recherche d'un site ou d'un cheminement (dénommée "aire d'étude"), qui doit être suffisamment large pour n'écarter aucune solution.
La seconde phase consiste à identifier et hiérarchiser les sensibilités environnementales à l'intérieur de cette aire d'étude, à présenter les différents partis envisageables et à choisir un parti au sein duquel sera déterminé le fuseau de moindre impact pour la ligne et les emplacements envisagés pour les postes.

2. L'étude d'impact.
A partir d'une analyse de l'état initial du site et de son environnement (milieux naturels, espaces agricoles, forestiers, maritimes, de loisirs et également patrimoine culturel, habitat…), l'étude d'impact évalue les effets directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur l'environnement.
Elle présente ensuite les raisons pour lesquelles le projet présenté a été retenu, notamment du point de vue des préoccupations d'environnement, ainsi que les mesures envisagées pour supprimer, réduire et si possible compenser les effets du projet sur l'environnement.
La publicité de l'étude d'impact est assurée grâce à l'enquête publique. En outre, RTE publie désormais sur son site Internet les études d'impact des projets de construction de lignes électriques à très haute tension. L'étude d'impact est accompagnée d'un résumé non technique, qui en facilite la prise de connaissance par le public.

3. La demande de Déclaration d'Utilité Publique.
La DUP a pour objet d'affirmer le caractère d'intérêt général d'un projet de ligne ou de poste électrique.
La demande de DUP est instruite par la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE), par délégation du Préfet. Elle comporte une consultation des maires et des services de l'Etat ainsi qu'une enquête publique préalable, organisée dans les communes concernées. Diligentée par un commissaire enquêteur ou par une commission d'enquête désigné(e) par le Président du tribunal administratif, cette enquête d'une durée minimale d'un mois, permet de tenir le public informé du projet et de recueillir ses observations.
A l'issue de l'enquête, le commissaire enquêteur (ou la commission d'enquête) rédige un rapport qui relate le déroulement de l'enquête puis donne un avis personnel et motivé sur le projet. Le dossier complet de l'enquête est adressé au préfet qui le transmet à RTE pour réponses aux observations du public et du commissaire enquêteur.

4. L'élaboration du projet de détail
RTE élabore le projet de détail de l'ouvrage, en liaison notamment avec l'Administration, les communes concernées et les chambres d'agriculture. Il engage ensuite avec les propriétaires et les exploitants un dialogue destiné à permettre de dégager, dans toute la mesure du possible, un consensus sur le tracé de détail des lignes et l'emplacement exact des postes.

le calendrier prévisionnel :
tht_calendrier













La situation actuelle
:
Après la validation par le gouvernement du fuseau, le projet entre désormais dans une nouvelle phase (définition précis du tracé (emprise de 200m), études d'impact) qui sera au deuxième semestre 2008 soumis à déclaration d'utilité publique et clôturé par une enquête publique.

Le projet de ligne THT a fait l'objet de multiples critiques et oppositions.
Tout d'abord des anti-nucléaires ou anti-EPR, hostiles par principe à toute énergie d'origine atomique (pour des motifs de sureté (syndrôme Tchernobyl ou Three Miles Island) et d'environnement (cf. déchets)) et par conséquence aux moyens d'acheminement de cette énergie.
Ensuite des collectifs anti-THT qui, sans être a priori contre l'EPR, ne souhaitent pas voire leur commune ou leur propriété traversée par une ligne électrique de 400.000 volts; préconisant pour certains la construction d'une centrale nucléaire sur le lieu de consommation et non à 160 km de distance.

Si la majorité des communes concernées par le tracé semble s'être résignée, ce n'est pas le cas pour Chevreville, petite localité du sud-Manche située sur le canton de Saint-Hilaire-du-Harcouët, qui a fait l'actualité en boycottant les dernières élections communales et cantonales en mars dernier.
Encore que.
Vu l'activité du blog de l'association anti-THT de la commune - quelque peu atone depuis deux semaines - , je me demande si un certain découragement de ses membres ne se fait pas ressentir.
Il est vrai que les dernières nouvelles du front ne sont pas réjouissantes.
Leur demande d'enfouissement de la ligne relayée par le député local Guénhaël Huet à l'Assemblée Nationale a été enterrée en bonne et due forme.
A cette question posée le 25 mars au matin dans l'hémicycle du Palais Bourbon, le secrétaire d'Etat chargé de l'aménagement du Territoire Hubert Falco - le ministre de l'environnement Jean-Louis Borloo n'ayant pas fait le déplacement, ce qui est un signe - a répondu :
« (...) L'enfouissement des lignes à très haute tension sur des distances supérieures à quelques kilomètres présente des contraintes techniques et financières très lourdes et reste donc exceptionnel. (...)
Le préjudice visuel dû à la présence de ces ouvrages fera également l'objet d'un traitement spécifique et RTE proposera aux habitants situés à proximité de l'ouvrage de limiter la gêne visuelle par des plantations végétales ou d'autres mesures palliatives. Ce préjudice visuel sera également indemnisé.
»
La réponse n'a semble-t-il pas satisfait le député. Comment pourrait-il en être autrement?
J'ai bien l'impression que le secrétaire d'Etat s'est un peu moqué du député en évoquant la solution des plantations végétales pour limiter la gêne visuelle.
pylonne_400kWIl faut savoir que les pylônes nécessaires pour porter les câbles THT, espacés de 500 mètres en moyenne, sont d'une hauteur de 45 à 65 m.
Vous avez déjà vu des plantations végétales de 45 m de haut dans le département?
N'étant pas spécialiste es botanique, quelques recherches sur internet m'ont permis de constater qu'il n'existait peu d'arbres en France d'une hauteur si importante.
Au cas contraire, RTE planterait-il autour de ses pylônes des plantations d'une hauteur équivalente?
La tempête de 1999 est restée dans toute les mémoires, notamment d'EDF à l'époque gestionnaire des infrastructures électriques (RTE a été créé en 2000), partiellement détruits par le vent et les chutes d'arbres ou branches.
N'oublions pas que montant total du projet de la ligne Cotentin-Maine est au minimum de 240 millions d'euros et qu'elle alimentera en électricité des milliers d'habitations et entreprises ...

Et la décision gouvernementale de vendredi validant le fuseau passant par Chevreville a porté l'estocade.

La messe est dite.
Les habitants de Chevreville n'ont plus que leurs yeux pour pleurer et retourner aux urnes prochainement pour élire leurs conseillers municipaux.
L'absence d'élus à Chevreville n'est pas sans conséquence sur les institutions locales. Une délégation spéciale a du être mise en place pour gérer les affaires courantes de la commune et à l'échelon supra-communal, cet état de fait a perturbé le fonctionnement de la communauté de communes de Saint-Hilaire-du-Harcouët.
En effet, faute d'élus chevrevillais, la collectivité cantonale n'a pas pu règlementairement se réunir avec les délégués communautaires issus des élections de mars.
Avec la situation cocasse de convoquer l'ancienne équipe - dont le président Michel Ganné a été défait de l'ensemble ses mandats aux dernières élections - pour voter le budget primitif, celui-ci devant être adopté avant le 15 avril.

Pour finir sur Chevreville, plusieurs réflexions m'ont été portées à ma connaissance depuis de nombreux mois que je livre telle quelle.
La solidarité entre communes concernées par les fuseaux s'est vite fissurée avec l'avancée du projet. Celles épargnées par le tracé faisant le gros dos, bien heureux que le fuseau passe chez le voisin.
Les habitants de Chevreville auraient-ils déployé autant d'énergie si le tracé s'installait sur la commune à coté de la leur?

Par ailleurs, les résultats du premier tour des élections présidentielles en avril 2007 interrogent.
On m'a fait remarquer, à juste titre, que les électeurs de Chevreville n'ont pas particulièrement porté leurs suffrages sur les candidat(e)s anti-nucléaires. Au contraire.
Un exemple Dominique Voynet, la candidate des Verts, n'a obtenu aucune voix alors que d'autres candidats pro-nucléaires ont obtenu de nombreux suffrages. (cf. élections présidentielles à Chevreville).
Un vote massif au premier tour pour des candidats anti-nucléaires auraient donné un signal fort aux pouvoirs publics concernant le projet THT Cotentin-Maine.
Comment être crédible par la suite. 
Le sénateur-maire du Teilleul Jean Bizet, au lendemain du premier tour déclarait quelque peu ironiquement dans le quotidien Ouest-France :  "Pour moi les grands perdants sont les écologistes. nous aurions pu penser que l'EPR et la ligne très haute tension leur apporteraient des voix. Ce n'est pas le cas. J'en déduis que notre région s'est ainsi prononcée pour le saut technologique".

Il y a-t-il une morale à tout cela?
Peut-être. Celle de réfléchir, lors des prochains scrutins, à deux fois avant de déposer un bulletin de vote dans une urne ...

sources : sites internet :
- ligne Cotentin-Maine
- RTE
- Préfecture de la Manche
- THT, touche pas à Chevreville


vidéo : validation par le gouvernement du tracé de la future ligne THT (source : France 3 Basse-Normandie, édition vendredi 11 avril 2008)


le tracé de la ligne THT  validé par le gouvernement
envoyé par francois50300

Posté par fanfan18 à 20:30 - dossier EPR - ligne THT Cotentin-Maine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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