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07 novembre 2009

actualités autour de l'EPR et de la THT dans la Manche

2013. C'est la nouvelle date de mise en service du premier EPR français actuellement en cours de construction à Flamanville dans le Cotentin.
L'information a été communiquée par EDF, maître d'oeuvre et futur exploitant de la centrale nucléaire de 3ème génération.
Initialement prévu en 2012, l'exploitation commerciale du réacteur accusera un retard d'un an. Au minimum.
La faute aux travaux de génie civil conduits par l'entreprise en BTP Bouygues qui auraient pris plusieurs mois de retard.
Le planning de la centrale de Flamanville semble suivre la voie de celle qu'AREVA construit en Finlande dont la livraison est déjà repoussée de trois ans.
D'autres retards ne sont pas à exclure.
Cette semaine, trois autorités de sureté nucléaires - française, britannique et finlandaise - ont remis en cause la sécurité du système de contrôle du réacteur des deux chantiers, exigeant la révision de l'installation.
Cette correction ne devrait selon EDF entrainer aucun retard sur le calendrier prévisionnel (cf. vidéo). A voire.

Par ailleurs, la ligne THT "Cotentin-Maine" chargée d'acheminer l'électricité produite par le futur EPR français, fait toujours polémique.
En attendant le résultat de l'enquête d'utilité publique menée au printemps, le dossier THT "Cotentin-Maine" est l'objet de nombreux recours contentieux à l'initiative soit de l'Etat et de Réseau Transport d'Electricité (ci-après RTE), soit des opposants à la ligne THT (élus et associations).
De nombreux maires, au nom du principe de précaution, ont pris des arrêtés anti-THT qui sont contestés par l'Etat et RTE devant les juridictions administratives.
De leur coté les élus anti-THT ont assigné en justice le Préfet de la Manche, représentant de l'Etat, pour son refus d'engager une étude épidémiologique sur les effets de la THT sur les populations environnantes.
Sur ce point le Tribunal de Coutances le 20 août a rendu un jugement ordonnant au Préfet de diligenter une étude d'impact.
Deux collectivités territoriales ont demandé la mise en place dans les plus brefs délais de cette étude épidémiologique indépendante qu'elles se proposent de financer: le Conseil Général de la Manche en juin et le président du Conseil Régional de Basse-Normandie, Laurent Bauvais en octobre.
Quelle conséquence cette étude, si elle est menée, pourrait-elle avoir sur ce dossier?
Pourrait-elle entraîner un retard dans la construction des 160 km de ligne au point de ne pas être opérationnelle lors de la mise en service du réacteur EPR en 2013?
Si c'était le cas, cela ferait un peu désordre ...


sites et liens internet utiles :



vidéo : EPR la sécurité des réacteurs en question / F3 mardi 3 novembre 2009, édition 19h30


EPR : sécurité des réacteurs en question
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01 juin 2009

ligne THT : 12 maires retournent les registres d'enquête d'utilité publique en préfecture de Saint-Lô

IMGP3569La commune de Saint-Laurent-de-Cuves qui a occupé une bonne partie de l'actualité du week-end à l'occasion du festival Papillons de nuit va vraisemblablement faire parler d'elle sur un sujet beaucoup moins consensuel : la ligne Très Haute Tension (THT) "Cotentin-Maine".
Cette ligne (nord/sud) de 400.000 volts doit transporter l'électricité produite par la future centrale de type EPR en construction à Flamanville (mise en service 2012) jusqu'à Beauloin-sur-Oudan, à proximité de Laval (53), où elle se raccordera à une ligne THT existante (est/ouest - Le Mans/Rennes). Le projet a été confié à Réseau de Transport d'Electricité, filiale d'EDF.

Courant 2006 ont débuté les phases de concertation entre RTE et les communes concernées (présentation des scenarii, des fuseaux) sous contrôle du Préfet coordinateur (celui de la Manche).
Le choix du fuseau de moindre impact proposé par le Préfet coordonnateur a été validé le 7 avril 2008 par le ministère de l'Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

La ligne THT traversera 64 communes dont 44 dans la Manche, 1 dans le Calvados, 5 en Ille-et-Vilaine et 14 en Mayenne sur une longueur de 160 km. 300 pylônes et deux postes électriques (à l'extrémité de la ligne) devraient être construits pour un coût global de 240 millions d'€.

IMGP3593Le projet fait l'objet de nombreuses critiques par les élus et les populations des communes impactées par la ligne mais aussi des nombreuses associations qui se sont constituées à cette fin.
Pour simplifier, les revendications majeures sont de deux ordres :
1 - obtenir des pouvoirs publics la preuve de l'innocuité de la ligne THT en application de la charte de l'environnement (issu du Grenelle de l'environnement) de valeur constitutionnelle qui dispose à l'article 1: "Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé"
et 2 - faire respecter une distance de 300 mètres des habitations et des bâtiments agricoles.
Ces arguments ont été repris dernièrement par le Conseil Général de la Manche.

39 maires sur les 64 communes concernées ont pris des arrêtés anti-THT, dont certains ont été attaqués devant le Tribunal Administratif par le Préfet coordinateur, d'autres non. Ce qui montre un peu l'imbroglio de la situation.
D'autres maires s'acomodent de la ligne THT.
Les motifs? Impact de la ligne THT peu important sur le territoire et éloignement des habitations, mais surtout la compensation financière que peuvent bénéficier les communes dans le cadre du Plan d'Accompagnement de Projet (PAP). Une enveloppe de 20 millions d'euros (10% du coût de la ligne électrique aérienne) est prévue «pour accompagner ou faire émerger des actions locales ou régionales dans le domaine de l’environnement ou du développement durable».

L'étape suivante dans le dossier est l'enquête d'utilité publique. Elle vise a recueillir les observations du public.
Au regard du nombre de communes concernées, plusieurs enquêtes vont être menées.
Elles ont été confiées à une commission de 7 membres présidée par M. Bruno Boussion, expert agricole et foncier.
Elles débutent très prochainement ce mardi 3 juin 2009 pour se clore un mois plus tard le vendredi 3 juillet.

Cette phase nous ramène à la commune de Saint-Laurent-de-Cuves évoquée en début de billet puisque cette commune d'à peine 500 habitants sera la première commune visitée par le commissaire enquêteur.
Animée, Saint-Laurent-de-Cuves le sera mardi car elle est en plein démontage de son festival. Elle risque de l'être davantage avec la venue de la personne chargé de conduire l'EUP.
De nombreuses associations anti-THT devraient être présentes pour la première date de la tournée régionale du commissaire enquêteur. Une caravane "anti-THT" devrait aussi être sur place et suivre le commissaire et ses collaborateurs dans l'ensemble de ses permanences.

Par ailleurs, le registre d'enquête d'utilité publique déposé à la mairie de Saint-Laurent-de-Cuves par des maires_THTagents de l'Etat sous contrôle d'un huissier, il y a quelques jours plus tôt, n'est plus dans les locaux municipaux.
Le maire de la commune, Franck Esnouf, l'a rapporté à la Préfecture de Saint-Lô vendredi dernier à l'instar d'11 autres maires en présence d'un huissier et d'associations écologistes (les Verts, Greenpeace, CRILAN, ...) (photo à droite / source Ouest-France).
Les maires, par cette action, réitèrent leur demande d'une étude épidémiologique indépendante et l'application de la charte de l'environnement sur ce projet de ligne THT.

Franck_EnoufContacté, le maire de Saint-Laurent-de-Cuves (photo à droite / archive 2008) s'interroge sur les suites de ce dossier sachant que mardi s'ouvre l'enquête et que le commissaire-enquêteur tiendra une permanence dans sa commune à 14h00.
Il s'attend à la visite des gendarmes demain matin pour lui rapporter le registre auquel cas il ne refusera pas la réception.
Quelle sera l'attitude qu'adopteront les 11 autres maires? Impossible de savoir à l'heure actuelle.
Une chose est certaine, un maire qui refuse d'accomplir une mission relevant de l'Etat s'expose à des sanctions pouvant aller jusqu'à la révocation.
Le dossier THT Cotentin-Maine n'a pas fini de faire parler de lui.

* Saint-Laurent-de-Cuves, Boisivon, Chevreville, le Chefresne, la Bazoge, Coulouvray-Boisbenâtre, ...


vidéo : Saint-Laurent-de-Cuves et l'enquête d'utilité publique (source : France 3 Basse-Normandie, mardi 2 juin 2009, édition 19h00) [MAJ 2 juin 2009]


enquête d'utilité publique sur la ligne THT Cotentin-Maine
envoyé par francois50300. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


agenda :

  • rassemblement_anti_THTenquête d'utilité publique (mardi 3 juin 2009 / le vendredi 3 juillet)
  • rassemblements anti-THT le vendredi 3 juillet à 17h00 à Percy (50) et à Ernée (53)


sites et lien internet utiles :


les documents relatifs à l'enquêtes publiques (pdf)


le projet de ligne THT Cotentin-Maine (dossier de presse RTE)

   

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25 avril 2009

le Conseil Général de la Manche favorable à la ligne THT Cotentin-Maine sous réserve ...

manifestation_CG_50Le dossier de la ligne THT 400.000 volts dite "Cotentin-Maine" * continue à électriser la vie politique manchoise.

Le Conseil Général de la Manche, sous l'oeil d'élus et d'associations hostiles au projet, a rendu vendredi 23 avril 2009 son avis sur la demande de déclaration d'utilité publique de la ligne THT.
Non sans mal : deux réunions spéciales ont été nécessaires à la collectivité départementale pour se prononcer. Comme quoi le sujet est extrêmement sensible.

Il ne fallait pas être devin pour s'attendre à une remise en cause de la ligne "Cotentin-Maine".
Le Conseil Général s'était prononcé le 7 juin 2004 en faveur du réacteur EPR en cours de construction à Flamanville dont la ligne THT en cause est le pendant.
Les dernières élections cantonales en 2008 n'ont pas modifiées les rapports de force au Conseil Général, toujours favorable au presque tout nucléaire.

L'avis est donc favorable mais assorti de nombreuses réserves.
Le Conseil Général de la Manche souhaite une enquête épidémiologique indépendante sur l'impact de la ligne 400 000 volts et demande l'éloignement de la ligne à plus de 300 mètres des habitations au lieu des 100 m prévus.

Le détail du vote : ont voté pour tous les conseillers généraux sauf Lucien Boëm (PS du canton de Saint-Jean-de-Daye) qui a voté contre et Christine Le Coz, (PS de Saint-Lô Est), Gérard Dieudonné (PS de La Haye-du-Puits) et Hervé Houel (PS de Carentan) qui se sont abstenus.

cf. vidéo de France 3 Basse-Normandie dont ITW de J.-F. Legrand sur le sujet en fin de billet

* infos ligne "Cotentin-Maine" : longueur 163 km, 64 communes traversées, budget : 200 millions €, début des travaux : 2010


Pour rester dans l'actualité nucléaire, on célèbrera demain le 23ème anniversaire de l'accident de Tchernobyl, en Ukraine.
Le 26 avril 1986, cet accident a conduit à la fusion du cœur d'un réacteur entrainant un relâchement de radioactivité dans l'environnement et à de nombreux décès, survenus directement ou du fait de l'exposition aux radiations. Il est le seul accident classé au niveau 7 sur l'échelle internationale des évènements nucléaires (INES), ce qui en fait le plus grave accident nucléaire répertorié jusqu'à présent.
avranches_tchernobylDes manifestations se dérouleront tout ce week-end pour sensibiliser le public du danger du nucléaire.
C'était le cas ce matin sur le marché à Avranches où des militants  de Génération Ecologie (Matchet, Yann Forestier, Christophe Langlois - photo à droite), mouvement concourant pour les prochaines élections européennes, distribuaient des tracts sur cette catastrophe et faisaient le lien apocalyptique en rime : «Tchernobyl, Flamanville» ...


sites internet utiles :



vidéos :

1 - reportage de France 3 Basse-Normandie sur le dossier et interwiew de J.-F. Legrand (source : France 3 Basse-Normandie du vendredi 23 avril 2009, édition 19h00)


THT : le conseil général de la Manche OK sous réserve ...
envoyé par francois50300

2 - le 23ème anniversaire de l'accident nucléaire de Tchernobyl
(à venir)

06 février 2009

Nicolas Sarkozy sur le chantier de l'EPR à Flamanville (50)

Les successeurs des préfet et directeur de la sécurité publique limogés la semaine dernière ont retenu la leçon de Saint-Lô.
Le "paquet" a été mis depuis hier pour le retour du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy dans la Manche en visite du chantier de l'EPR à Flamanville (50) .
Un dispositif de sécurité plus important que dans le chef-lieu du département : 539 gendarmes et policiers, hélicoptères, frégates. Ne manquaient à l'appel que le porte-avion Charles-de-Gaulle et un avion de reconnaissance AWACS !!!
Il fallait présenter patte blanche pour circuler sur les routes autour de Flamanville.

Dans ces conditions, toute manifestation d'envergure était vaine. Une quarantaine de militants d'anti-nucléaire (dont Didier Anger) se sont quand même retrouvés au port Dielette, situé à un kilomètre du complexe nucléaire EDF où se construit le premier EPR français.
Au son du clairon les opposants ont jeté à la mer une gerbe de fleur à la mer en hommage « à l'irradié inconnu »  afin de sensibiliser du danger du nucléaire.

sarko_a_flamanvilleLa visite du chef de l'Etat s'est faite au pas de charge. Arrivée à 11h00 en hélicoptère, visite du chantier « le plus grand d'Europe », rencontre du personnel et des organisations syndicales, discours (rappel de l'importance de l'énergie nucléaire en France, la possibilité de la construction d'un troisième EPR) et hop départ vers 13h00 en hélico direction Penly, en Seine-Maritime, où a été décidée la semaine dernière la construction du second EPR.


Au final, un déplacement officiel sans incident (comment pouvait-il en être autrement?) qui a du rassurer les hauts-fonctionnaires du département.


discours vidéo du chef de l'Etat sur www.elysee.fr


vidéos (source : France 3 Basse-Normandie):

1 - le dispositif à J-1


Flamanville avant la visite de N. Sarkozy + débat EPR - THT
envoyé par francois50300

2 - la visite de Nicolas Sarkozy et manifestation anti-nucléaire


N. Sarkozy sur le chantier de l'EPR à Flamanville (50)
envoyé par francois50300

05 février 2009

visite atomique du président Nicolas Sarkozy dans la Manche (50)

Jamais un chef de l'Etat français n'aura été aussi présent dans le département de la Manche en si peu de temps.
Après un déplacement mouvementé à Saint-Lô le 12 janvier dernier à l'origine du limogeage du préfet Jean Charbonniaud et du directeur de la sécurité publique Philippe Bourgade et d'une vive polémique la semaine dernière (cf. vidéos), le président Nicolas Sarkozy revient demain (vendredi 6 février) en terres normandes pour visiter le complexe électro-nucléaire de Flamanville.
Au programme, la visite du chantier de la première centrale de type EPR en France. Il devrait-être accompagné des ministres de l'économie Christine Lagarde, de l'environnement Jean-Louis Borloo et des présidents d'EDF, Pierre Gadonneix et d'AREVA, Anne Lauvergeon.

Un déplacement présidentiel sous le thème de la «politique de l'énergie» (nucléaire) et accessoirement de la promotion des centrales de type EPR, car après Flamanville Nicolas Sarkozy doit se rendre le même jour à Penly (76), site où a été décidée la semaine dernière la construction d'une seconde centrale EPR. 

Retour dans la Manche. Les remplaçants des hauts fonctionnaires sus-visés sont connus : Jean-Pierre Laflaquière à la tête de la préfecture et Eric Maudier à la direction de la sécurité publique.
Baptème du feu pour les nouveaux arrivés avec le déplacement du Chef de l'Etat à Flamanville.
La visite de Nicolas Sarkozy à Flamanville s'annonce sous très haute surveillance après la séquence de Saint-Lô. Des manifestations sont à prévoir : anti-nucléaires et anti-ligne THT «Cotentin-Maine», précaires ou chomeurs, ...
Un important dispositif policier devrait être mis en place autours de ce déplacement.

Le préfet Laflaquière devrait être absent à Flamanville. Après un bref passage à Saint-Lô en début de semaine, il a dû retourner en Guyane - où il était préfet - pour passer les consignes.


bio express du Préfet Jean-Pierre Laflaquière (source : http://normandie.france3.fr)

Jean-Pierre Laflaquière est né le 18 août 1947. Il arrive de Guyane où il a été nommé préfet le 19 juillet 2006.
Ancien élève de Saint-Cyr, titulaire d'un DESS de défense et d'un DEA d'optique et de traitement du signal, il a débuté sa carrière comme officier de l'armée active entre 1971 et 1991.
En décembre 1991 il devient responsable de l’observatoire national interministériel de sécurité routière au ministère de l’équipement.
C'est en 1992 qu'il fait son entrée dans la préfectorale, détaché au poste de sous-préfet hors classe, secrétaire général de la préfecture de Mayotte. Il ira ensuite dans le Nord, en Guadeloupe, en Loire-Atlantique, en Rhône-Alpes et enfin en Guyane avant d'être nommé en conseil des ministres dans la Manche le 29 janvier.


vidéos : la polémique après le limogeage du préfet Jean Charbonniaud et du directeur de la sécurité publique Pierre Bourgade

France 3 Basse-Normandie (édition du 12 janvier 2009) :

le Monde.fr "du rififi dans la Manche" télé-zapping


"Du rififi dans la Manche"
envoyé par lemondefr

31 janvier 2009

4000 opposants à la ligne THT défilent à Mortain ce samedi 31 janvier 2009

IMGP1847La future ligne Très Haute Tension (400.000 volts) «Cotentin-Maine» (*) fait toujours débat.
Elle doit acheminer l'électricité produite par la centrale EPR actuellement en construction à Flamanville (50) vers Beaulieu-sur-Odon (53) où elle se raccordera à une autre ligne THT existante.
Depuis des mois, population et élus se mobilisent contre cette ligne. L'abandon ou l'enterrement de la ligne étant sans espoir, la contestation porte sur son tracé et sa dangerosité.
La ligne passe trop près (moins de 300m) des habitations et des exploitations agricoles.
Non sans danger sur la santé des habitants et des animaux.
Une enquête sur ce sujet a été faite par le CRIIREM à la demande de la coordination interrégionale anti-THT. Les résultats montrent que les conditions de vie sont détériorées près d'une ligne THT; résultats (naturellement) contestés par RTE (Réseau de Transport d'Electricité), organisme gestionnaire de la la ligne THT.
C'est pourquoi les opposants réclament de l'Etat une étude poussée et indépendante pour faire la lumière sur la dangerosité ou non des lignes THT sur les riverains.

C'est tout le sens de la manifestation qui s'est déroulée cet après-midi à Mortain, localité à l'est du sud-Manche.
Environ 4000 opposants et élus (**) se sont retrouvés à l'initiative de la coordination interrégioniale «stop THT» pour exiger «un moratoire sur le projet de ligne Très Haute», mettant en avant le danger des lignes THT situées trop proches des habitations.
Après une marche de 2 km entre le Neufbourg et Mortain, la manifestation s'est fixée place du Château où différents intervenants (dont Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne) ont pris la parole.
Le moment fort aura été la lecture d'un texte adressé par un couple d'agriculteurs de Corrèze dont la vie a basculée depuis qu'une ligne THT s'est installée à proximité de leur ferme.

Cette manifestation intervient deux jours après l'annonce officielle de la construction du second réacteur de type EPR à Penly (76) où il existe déjà deux centrales nucléaires classiques. Contrairement à Flamanville, la future centrale en Seine-Maritime ne nécessitera pas la construction d'une ligne THT supplémentaire, celle existante étant de capacité suffisante.


(*) la ligne Cotentin-Maine, d'une longueur de 160km environ, doit traverser 64 communes sur quatre départements : la Manche (44 communes), le Calvados (1), l'Ille-et-Vilaine (5) et la Mayenne (14).
(**) une quarantaine d'élus étaient présents notamment le député de la circonscription Guénhaël Huet. Certains rappellent l'attitude contradictoire de ce parlementaire sur ce dossier. Il a voté, il y a quelques années au Conseil Général, pour l'implantation du réacteur EPR, source actuellement de tous les maux. Depuis il est en première ligne pour la critiquer ... Comment expliquer ce grand écart? Opportunisme? stratégie politicienne? ...


sites internet d'informations :
coordination interrégionale stop-THT
RTE - projet Cotentin-Maine



vidéos :
résumé de la manifestation sur France 3 Basse-Normandie (samedi 31 janvier 2009, édition du soir)


manifestation anti-THT à Mortain (50) samedi 31 janvier 2009
envoyé par francois50300

le défilé

les prises de parole place du Château dont la lecture de la lettre d'un couple d'agriculteurs corréziens

25 janvier 2009

"Vivre avec une ligne THT ?" résultat accablant de l’enquête citoyenne

THT_enqu_te_citoyenneDes résultats qui appellent à une prise de conscience sociétale et une initiative gouvernementale.

Pour un moratoire sur toute nouvelle ligne THT et sur la ligne Cotentin-Maine !
L’enquête « Vivre avec une ligne THT ? », commanditée par la Coordination interrégionale Stop-THT au CRIIREM (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) a pour objectif de déterminer la qualité des conditions de vie des personnes à proximité des lignes Très Haute Tension.
Les réponses de 2 868 personnes exposées, réparties dans une zone de 300 m de part et d’autre de plus de 250 km lignes THT, sont analysées comparativement à celles de 976 personnes non exposées.
Les résultats sont éloquents : les conditions de vie des riverains des lignes THT sont significativement détériorées. les fréquences de gêne (visuelle et sonore) et de perturbations (radioélectriques et décharges électriques) sont très fréquentes chez les personnes vivant à proximité d’une ligne ; la fréquence de 12 symptômes et pathologies (état dépressif, vertiges, nausées, problèmes cutanés, perturbations auditives, irritabilité, sommeil perturbé, maux de tête, troubles digestifs, difficultés de concentration, pertes de mémoire et perturbations visuelles) est supérieure chez les riverains de ligne THT ; concernant les exploitations agricoles, la fréquence de 7 manifestations pathologiques sur les animaux d’élevages augmente fortement avec la proximité et la puissance de la ligne.
Ce constat confirme les craintes pour les riverains potentiels du projet de ligne THT Cotentin-Maine, destinée à évacuer l’électricité produite par le futur EPR en construction à Flamanville (Manche), ainsi que pour toutes les personnes vivant aujourd’hui à proximité de lignes électriques THT, dont le nombre est estimé au minimum en France à 360 000.
Les résultats de cette enquête, tout comme de nombreuses références scientifiques, doivent amener la société française et ses représentants élus à reconnaître que les dangers des lignes THT sont une réalité mal connue et non prise en compte.
Il faut d’urgence et par une initiative politique gouvernementale suspendre tout nouveau projet de ligne THT et approfondir la recherche dans ce domaine. Ce constat confirme la nécessité d’une révision règlementaire telle que le préconise la résolution du Parlement européen datant 4 septembre 2008.
La Coordination interrégionale Stop-THT attend du rapport de la mission parlementaire présidée par le sénateur Raoul ( Maine et Loire) qu’il rende compte non seulement de l’état et de la limite des connaissances actuelles mais aussi de ce que vivent quotidiennement les riverains des lignes THT.
Aussi, la Coordination interrégionale Stop-THT demande-t-elle un moratoire suspensif sur toute nouvelle construction de ligne THT.
La décision de ce moratoire doit correspondre au lancement d’études d’impact et d’études épidémiologiques, étape préalable et indispensable à l’adoption d’une législation de protection des riverains pertinente.

THT_mortainTels seront les objectifs de la manifestation de MORTAIN, samedi 31 Janvier, à partir de 14h, organisée par la Coordination Interrégional Stop-THT.

source : www.stop-tht.org
la synthèse de l'étude peut être consulté en cliquant



vidéo : France 3 Basse-Normandie samedi 24 janvier 2009, édition 19h00

24 décembre 2008

actualités et actions anti-THT dans la Manche (50)

n_ons_sous_la_THT

Cette fin d'année 2008 est riche en évènements autour de l'EPR - réacteur nucléaire de troisième génération - en construction à Flamanville dans le nord-Cotentin et de sa tentacule : la ligne THT - Très Haute Tension - 400.000 volts.
Début décembre, on apprend que les coûts de l'EPR explosent de 20% (4 milliards d'euros contre 3,3 milliards prévus initialement). L'augmentation des matières premières et des contraintes supplémentaires en matière de sureté expliqueraient ce surcoût. Il engendrera une réévaluation à la hausse du coût du Mégawatt/heure (55 euros le MWh, contre 46 euros le MWh); remettant en question pour certaines ONG l'avantage économique du nucléaire (lire ).

La nouvelle ligne THT Cotentin-Maine destinée à transporter l'électricité produite par le futur EPR fait toujours débat.
Son utilité ou existence est globalement moins contesté que les nuisances induites à proximité des habitations.
Face au mutisme de RTE (Réseau de Transport d'Electricité) et des pouvoirs publics sur l'innocuité de la THT sur la santé des populations et animaux, de nombreux maires (35 dans la Manche) ont pris il y a quelques mois des arrêtés interdisant l'implantation de pylônes sur tout le territoire de leur commune ou fixant un périmètre de protection au motif du principe de précaution, principe figurant dans la Charte de l'environnement elle même inscrite dans le préambule de la Constitution.

Mardi 23 décembre 2008, le Tribunal Administratif de Caen, saisi par le Préfet de la Manche et RTE, a annulé certains de ces arrêtés (cf. vidéo sous le billet).
En effet seulement 15 arrêtés municipaux sur 35 étaient contestés. Quid des 20 autres? Pourquoi n'ont-ils pas été déférés devant la juridiction administratives comme vaudrait la logique puisqu'ils remettent en question le passage de la THT dans certaines communes.
Par ailleurs d'aucuns se sont étonnés de la célérité de la procédure et du rendu de la décision administrative. Généralement il faut compter au minimum un an entre la saisie du tribunal et la décision. Or le premier arrêté semble avoir été pris il y a 6 mois environ.
Il semble qu'il y ait urgence pour les pouvoirs publics et RTE de faire rentrer dans le rang les communes récalcitrantes pour ne pas retarder la construction de la ligne 400.000 volts qui doit - n'oublions pas - être opérationnelle pour la mise en service du réacteur EPR ... en 2012, c'est à dire dans seulement 3 ans.

Le combat sur le terrain juridique n'est pas clos puisque les élus, déboutés, feront vraisemblablement appel de l'annulation des arrêtés anti-THT.
La lutte se poursuit aussi au niveau des associations anti-THT. Réunions publiques, manifestations sont régulièrement organisées par ces structures.
Le prochain évènement, original, est un rassemblement organisé par l'association Percy sous Tension non loin de Villedieu-les-Poêles (50).
Nom de code de l'opération : « néons sous la THT ».
Le public est invité à se retrouver sous un pylône THT dans un champ en bordure de l'A84 vendredi 26 décembre 2008 à 18h00 sur la commune de Fleury .... muni d'un néon (il pourra en être prêté sur place). Cette action vise à sensibiliser les participants des effets (méfaits) électromagnétiques des lignes 400.000 volts.
Un fléchage du lieu sera mis en place. Chaussures étanches ou bottes vivement conseillées.
Infos compémentaires : www.percysoustension.fr


vidéo : annulation des arrêtés anti-THT par le Tribunal Administratif de Caen (source : France3 Basse-Normandie du 23 décembre 2008)

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15 juillet 2008

initiatives estivales autour et contre le projet de ligne THT Normandie-Maine

Les opposants à la ligne Très Haute Tension (400.000 volts) Normandie-Maine ne désarment pas, même en plein été.
Hasard du calendrier, deux initiatives ont été entreprises la semaine dernière pour rappeler au bon souvenir des gouvernants et des responsables de Réseau de Transport d'Electricité (ci-après RTE) que la future ligne THT qui doit relier la centrale EPR, en cours de construction à Flamanville, à la Mayenne ne fait pas l'unanimité, loin de là.

La première action a été entreprise par le GANVA, acronyme de Groupe d'Actions Non Violentes Antinucléaires samedi 11 juillet dernier.
Trois militants de ce groupe ont occupé dans la matinée un pylône THT à Cametours (50) en bordure de la route départementale Coutances-Saint-Lô. Cametours a été choisie car elle sera traversée par une deuxième ligne THT sur sa commune, la Normandie-Maine, et pour la visibilité et la communication de l'action. Chose réussie, voire la vidéo en fin de billet.
Les militants anti-nucléaire s'étaient déjà fait remarquer le 1er juillet en s'enchaînant sur la ligne SNCF à Tournières (14) pour s'opposer au passage d'un convoi de déchets nucléaires italiens à destination du centre de retraitement de la Hague.
L'occupation du pylône a pris fin à la tombée de la nuit sans heurt avec les forces de l'ordre.

L'autre initiative, moins spectaculaire, est à mettre au profit des parlementaires (1) dont les circonscriptions sont concernées par la ligne THT Normandie-Maine.
Ces élus ont été reçus jeudi 10 juillet à Paris par Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'aménagement du territoire en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet (aka NKM) secrétaire d'Etat à l'écologie et du président de Réseau de Transport d'Electricité (Dominique Maillard?) gestionnaire de la future ligne THT.
Le quotidien Ouest-France daté du 14 juillet donnent quelques informations de cette rencontre (extraits vraisemblablement d'un communiqué de presse) 
« Plusieurs scenarios d'améliorations du projet et du programme d'accompagnement et d'insertion environnementale ont été débattus à cette occasion. (...) [Il a été] demandé à RTE de veiller à ce que les interrogations liées à la santé, exprimées par les élus et les populations, soient examinées de manière très approfondie dans le dossier qui sera présenté à l'enquête publique au second semestre 2008, et que des mesures appropriées soient prises. (...) [Il a été] convenu d'organiser une réunion avec les élus locaux concernés au mois de septembre. »
Le quotidien précise que NKM devrait se déplacer dans le département de la Manche.
On commençait à ne plus y croire.
Le député du sud-Manche Guénhaël Huet avait annoncé fièrement le jeudi 28 mai 2008 à l'occasion d'un débat public sur la ligne THT à Saint-Hilaire-du-Harcouët la visite de NKM dans le sud-Manche pour la fin juin. Jamais venue. Enfin à ma connaissance.
Alors nombreux sont ceux qui ont dit ou pensé très fort (moi le premier), « tiens le député Huet, il nous refait le coup de Rachida Dati ! », ministre de la Justice que les avranchinais attendent toujours, après l'annonce de la fermeture de son Tribunal de Grande Instance d'Avranches.
A suivre.

La réunion publique de Saint-Hilaire-du-Harcouët devait faire l'objet d'un compte-rendu exaustif sur ce blog.100_8691 Devait, car faute de temps, cela n'a pu se faire. Je profite de ce billet pour rappeler brièvement les éléments les plus marquants.
Environ 600 personnes étaient présentes à la réunion d'information sur la future ligne THT Normandie-Maine initiée par les députés (UMP) de la Manche Guénhaël Huet et de la Mayenne Yannick Favennec. En invité d'honneur le député des Bouches du Rhône Christian Kert, auteur d'un rapport 100_8695parlementaire sur la question de l'enfouissement des lignes THT.
Contredisant point par point l'argumentation de RTE, Christian Kert (photo à droite) a démontré qu'il était possible d'enfouir techniquement les lignes très haute tension, que le coût de l'enfouissement n'est pas si prohibitif et qu'in fine le bilan coût/avantage était favorable à l'enfouissement.
Le débat qui a suivi a été l'occasion pour le public de s'exprimer. Opposition à l'EPR et à la THT pour des raisons idéologiques, inquiétude des effets nocifs de la ligne aérienne sur la santé des populations, problèmes environnementaux, défiguration des paysages par les pylônes et les lignes, absence d'écoute de RTE... sont les thèmes abordés au cours de cette séquence.
Des critiques ont fusé à destination de certains parlementaires présents. Particulièrement visé le député Guénhaël Huet. Un militant anti THT du Teilleul lui a reproché de prendre la posture de victime sur ce dossier, alors qu'il a été favorable et a voté à l'époque dans ce sens au Conseil Général (en tant que conseiller général d'Avranches) pour accueillir dans le département la future centrale EPR, source de toutes les inquiétudes. Pas de réponse de l'intéressé. Question suivante.
En conclusion de la réunion, les parlementaires UMP ont (r)assuré l'assistance qu'il était possible de faire plier RTE, d'obtenir l'enfouissement partiel de la ligne THT mais à condition d'être solidaire alors ...
« tous ensemble, tous ensemble ouaih, ouaih »

(1) le quotidien local ne donne aucun nom de parlementaires. Au jeu des pronostics : les députés Guénhaël Huet, Philippe Gosselin (Manche), Yannick Favennec (Mayenne), le sénateur Jean Bizet (Manche).
Les noms des parlementaires réellement présents à la réunion ministérielle seront prochainement mis à jour.
L'hebdomadaire La Gazette de la Manche daté du 16 juillet donne des noms. Des parlementaires manchois cités et présents, manquaient les députés Alain Cousin (Coutances-Granville) et Claude Gatignol (Valognes). Par ailleurs c'est bien Dominique Maillard qui représentait RTE à cette réunion. [Mise à jour vendredi 18 juillet 2008]


vidéo : occupation d'un pylône THT à Cametours par des militants anti-nucléaires (source France 3 Basse-Normandie)


action estivale contre la ligne THT Normandie-Maine
envoyé par francois50300

Posté par fanfan18 à 23:46 - dossier EPR - ligne THT Cotentin-Maine - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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04 juillet 2008

le deuxième réacteur EPR à Flamanville (50) ? p'tet ben qu'oui, ptet ben qu'non

Lutte contre le réchauffement climatique, remplacement des centrales nucléaires en fin de vie ou lobbying des industries électro-nucléaires (AREVA, EDF, ...), la France se dotera d'un deuxième réacteur nucléaire de troisième génération dite EPR dans les dix prochaines années.
sarkozy_creusotLa décision a été prise hier par le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy au Creusot (71) lors d'une visite d'usine Arcelor Mittal spécialisée en chaudronnerie notamment pour centrales nucléaires.

La centrale EPR sera la troisième de ce type. Deux centrales "nouvelle génération" sont déjà en cours de construction. A Olkiluoto en Finlande et à Flamanville dans la Manche (50).
Ces chantiers ont été émaillés d'incidents ou problèmes techniques. La mise en production de la centrale finlandaise accuse déjà un retard d'au moins deux ans (2011 au lieu de 2009). (cf. vidéo en fin de billet pour les incidents à Flamanville)

Le choix du lieu (vu) et la date de l'annonce ne sont pas anodins.
La France préside depuis 3 jours l'Union Européenne pour six mois. La lutte contre le réchauffement climatique est l'un des objectifs poursuivis par la France à la tête de l'Europe. Justement depuis hier se déroule un sommet européen sur l'environnement à Saint-Cloud (92) où sont présents les 27 ministres européens de l'environnement.

La question que tout le monde se pose et personne ne répond est la suivante : où cette seconde centrale EPR sera-t-elle être construite?

FlamanvilleTout pousse à penser qu'elle sera à Flamanville dans le nord Cotentin.
Déjà le maire de la localité, Patrick Fauchon, n'y est pas hostile au contraire (cf. Ouest France du vendredi 4 juin 2008).
Politiquement, il ne serait pas surprenant que les élus du département de la Manche soient favorables à ce second, ayant déjà accepté le premier. Ce 2ème réacteur serait source de recettes fiscales supplémentaires pour les collectivités territoriales et maintiendrait l'emploi sur le territoire.
En effet la première pierre du second EPR pourrait, sauf retard, être posée en 2011, correspondant à la fin des travaux du premier EPR dont la mise en service est prévue en 2012.
Inutile de déplacer la logistique et le personnel déjà formé. Le premier chantier terminé, on attaque l'autre à coté.
D'autant qu'au niveau de l'emprise au sol, il semble qu'il n'y ait pas de contrainte majeure : en regardant la photo du site de Flamanville (les 2 centrales existantes + simulation 1er réacteur EPR terminé), il y a de place pour un autre.
Que de bonheur !!!!

centrales_nucl_airesAutre élément. En observant la carte des centrales électro-nucléaires en France, les réacteurs sur chaque site sont en nombre pair.
L'explication serait-elle qu'en cas de maintenance ou de panne de l'un, l'autre prendrait sa place en augmentant sa puissance???
Il ne serait alors pas surprenant que l'EPR en cours de construction à Flamanville ait son petit frère ...

Si c'était le cas, se poserait la question de l'acheminement de l'électricité du second EPR sur le réseau électrique. Pourra-il utiliser la ligne Très Haute Tension (400.000 v) Normandie-Maine en cours d'étude et vivement contestés par la population et les associations anti-THT locales ou devra-t-on en construire une nouvelle?

De quoi faire causer et bouger dans le bocage normand ...


vous pouvez donner votre avis sur la question grâce à ce petit sondage


vidéo : suspension de la construction de la centrale EPR à Flamanville (fin mai). Les travaux ont repris depuis.
source France3 Basse-Normandie du 28 mai 2008


construction de l' EPR à Flamanville (50) suspendue
envoyé par francois50300

 

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