16 novembre 2008
rue de Geole à Avranches : attention ça glisse !!!!
« Un homme (ou une femme) averti(e) en vaut deux ».
Un proverbe à se rappeler pour celles et ceux qui envisageraient de se promener du coté du Scriptorial, musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel.
En remontant ou en descendant la rue de Geole située à l'arrière du musée, les promeneurs sont nombreux se faire des frayeurs quand ils marchent sur la passerelle en bois située en bas de la rue.
Par ces temps humides, les planches sont glissantes. Et le vol plané quasi-inévitable.
Encore samedi dernier j'ai été témoin d'une chute, heureusement sans gravité, d'un enfant du quartier.
Ce danger a été soulevé à de nombreuses reprises auprès de nos élus lors de réunions (ex. en juin 2008).
Faudra-t-il, comme trop souvent, attendre qu'il y ait un accident grave pour que le nécessaire soit fait?
En attendant une intervention (rapide?) de la ville d'Avranches pour traiter le problème, il est conseillé par temps de pluie de ne pas emprunter la passerelle, à l'exemple la personne sur la photo à gauche.
Mi-décembre, les services techniques de la ville ont enlevées les planches glissantes après avoir sécurisé par des barrières la passerelle.
Des rainiures antidérapantes ont été pratiquées sur les planches qui ont été redéposées les jours suivants.
La passerelle est dorénavant plus sûr et tout danger de glissade écarté.
03 novembre 2008
Scriptorial et enluminures coté rue de Geole à Avranches
A Avranches, la rue de Geole a pris des couleurs depuis quelques semaines.
La façade arrière du Scriptorial, musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel a fait peau neuve.
Le mur de béton grisâtre tant décrié est dorénavant recouvert d'une lasure de couleur jaune et de lettrines médiévales.
Riverains et promeneurs peuvent apprécier le résultat. C'est une réussite.
Cependant, il est vraisemblable que les travaux de peinture sur le mur n'auraient jamais eu lieu sans la mobilisation des riverains et des habitants du quartier de la vieille-ville.
Très tôt les riverains de la rue de Geole, confortés par les réactions critiques des promeneurs, se sont interrogés sur la façade grise et triste de la façade arrière du Scriptorial.
Comment valoriser ce linéaire de béton?
En novembre 2006, une proposition de trompe-l'oeil a été présentée à la municipalité pour habiller le mur et l'intégrer dans son environnement.
Dans la foulée un blog, qui finira par s'appeler avranches infos, fut créé pour présenter la proposition et suivre son avancée. (cf. rue de Geole, Scriptorial et trompe l'oeil)
Après bien des aléas, le projet des riverains ne fut pas retenu, mais une réflexion a été engagée par les élus sur ce sujet.
En juin dernier, la municipalité présenta en réunion publique les travaux de peinture qui seraient entrepris en septembre sur la façade : pose d'une lasure de couleur jaune pâle et de 5 lettrines géantes de style médiévale qui forment le mot LIBER, signifiant "livre" en latin.
Un point était discuté et critiqué, celui de la couleur orange des portes de sécurité qui contraste avec le projet. Présentée par les élus comme une exigence des sapeurs pompiers pour faciliter le repérage des issus de secours en cas d'intervention - ce qui s'avérait inexact après les avoir contacté -, elles devaient rester en l'état.
Finalement elles ont été repeintes pour se fondre avec l'ensemble. 
La mise en peinture des portes même tardive - elle a été prise en septembre pendant des travaux - est une sage décision. Le statu quo aurait immanquablement fait l'objet de polémiques. Il suffit pour s'en convaincre de regarder la photo à droite du rendu avec les portes oranges. Shocking!!!
Le revêtement mural et les lettrines vont ravir un très large public, riverains compris.
L'argumentaire développé à l'époque de la présentation du trompe l'oeil peut être repris dans son ensemble avec l'oeuvre mural :
« - Au
niveau architectural, il [le trompe l'oeil] intégrerait le Scriptorial coté rue de Geole
dans son environnement en lui donnant un aspect plus en rapport avec le
coté historique du quartier.
- La représentation murale correspondrait avec la thématique médiévale du musée (manuscrits du Mont Saint Michel).
- Enfin
le trompe-l’oeil ne serait pas sans susciter un intérêt touristique,
contribuant à la valorisation du Scriptorial et au delà celle de la
ville d'Avranches. »
Autre élément remarquable à voire rue de Geole est le bardage en tuiles de bois de châtaiginer d'un pignon d'une propriété faisant face au Scriptorial.
Pour être complet, la lasure initialement prévue coté rue de Geole va recouvrir les trois autres faces du Scriptorial, cachant ainsi le gris triste du bâtiment.
L'objectif des riverains atteint, ce billet clôt ainsi la catégorie rue de Geole, Scriptorial et trompe l'oeil de ce blog, qui lui continue. Naturellement.
Big-up pour les artisans de cette oeuvre. 
L'entreprise de peinture Pichon-Leroy en charge de la lasure et l'entreprise lyonnaise Cité Création pour la réalisation des lettrines et textes sur le mur.
Une petite pensée aux envoyées spéciales de la société lyonnaise, Caroline Leblond et Sylvie Coulon (photo à droite) qui courant septembre ont animé la rue, répondu avec gentillesse aux demandes d'informations des uns et des autres et peint les dessins avec talent.
14 juin 2008
une réunion de quartier Huet-esque
Bloggueur n'est pas de tout repos.
Vous pensez avoir terminé un article et patatras une information nouvelle et essentielle le remet en cause et oblige à le réécrire ...
Jeudi dernier, les habitants résidant aux abords du Scriptorial, le musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel d'Avranches, étaient conviés à une réunion d'information initiée par la municipalité.
Une cinquantaine d’entre-eux ont répondu à l’invitation et se sont retrouvés à la maison Bergevin (photo à gauche), lieu de la réunion.
La municipalité était représentée par son député-maire Guénhaël Huet, son adjoint André Bazin, en présence de différent élus de la majorité municipale dont Alain Piquet, un des deux élus de la majorité municipale habitant le quartier.
A "l'ordre du jour" : les travaux en cours et à venir autours du Scriptorial, les conditions de circulation et de stationnement dans le quartier.
On félicitera dans un premier temps le maire pour cette action de communication vers les administrés, car Dieu sait que cela n'a pas toujours été le cas notamment dans ce quartier.
cf. rubrique de blog : rue de Geole, Scriptorial et trompe l'oeil
Les travaux en cours et à venir autour du Scriptorial.
Un diaporama est présenté sur un écran avec les explications du maire. Des photos avant / après montrent les changements intervenus dans le quartier : destruction de la friche EDF, construction du Scriptorial, réfection de la place d'Estouteville et rue de Geole, ...
Habilement, le maire anticipe et démine certains points, espérant qu'ils ne fassent pas l’objet de questions par la suite. Sans succès comme nous le verrons :
- le trompe l'oeil sur le mur du Scriptorial rue de Geole proposé par les riverains. Le maire explique qu’était favorable, mais les architectes non. Or ces derniers sont les propriétaires intellectuels de l'ouvrage; à ce titre ils peuvent refuser la fresque.
- la hauteur du mur du Scriptorial coté rue de Geole. Le maire reconnaît
que le mur est plus haut
qu'avant, «mais il est aussi agréable» (humour???). - les portes de sortie de secours de couleur orange. C'est une demande des sapeurs pompiers.
Le maire détaille les travaux rue de Geole.
Le mur du Scriptorial. Il fera l'objet d'une lasure de couleur. Il s'agit de teinter le béton pour en faire ressortir sa texture. Dessus seront apposées des lettrines style médiéval (une simulation est présentée sur l’écran).
Il est prévu de recouvrir le tout d'une peinture anti-tag pour éviter graffitis et affichage sauvage.
Le passage à l'arrière du Scriptorial. Des travaux sont en cours : remise en état de l'escalier, reprise des murs et installation d'un portail. (photo à droite)
Après ces explications, le maire donne la parole au public .
La couleur orange des portes de secours fait l'objet de remarques. Notamment leur coexistance chromatique avec les lettrines présentées. « La couleur orange va trancher avec la couleur des lettrines » déclare un riverain.
Le maire-adjoint Bazin répond que la couleur orange des portes sera atténuée.
[entre crochet : précision non évoquée lors de la réunion.
Le maire explique que c'est à la demande des pompiers que les portes de secours sont orange. Ils seraient plus facile à trouver en cas d’intervention.
A Rennes, un nouveau centre culturel "les Champs Modernes" a été ouvert. Des issus de secours en hauteur ont été prévus. Or ils sont de la même couleur que les murs et se fond aveux eux. On les discerne à peine (cf. photo à droite).
Question : les pompiers d'Avranches seraient-il plus bêtes qu'à Rennes?]
Votre bloggueur revient sur le trompe l'oeil. Il s'interroge de la position des architectes faisant remarquer qu'ils n'y étaient pas a priori si défavorables, évoquant un article de presse de l'époque. Le maire répond qu'ils n'ont jamais été favorables. Il a reçu un courrier de leur part à ce sujet et précise que l'article en cause résulte une mauvaise interprétation du journaliste.
Le bloggeur évoque le nouveau mur qualifié par le maire “d’aussi agréable” que l’ancien (celui EDF). Le public a pu voir lors de la projection photo la différence de hauteur entre les deux murs, hauteur supplémentaire qui réduit l’éclairage naturelle au rez-de-chaussée des maisons.
[Lors des réunions d’informations demandées par les riverains concernant le projet du Scriptorial en 2003-2004, les élus avaient promis-juré que le mur ne serait pas plus haut et recouvert d’un parement en pierre ... (no comment)]
Le sens de circulation automobile dans la haute-ville.
La problématique. L’accès automobile dans la vieille ville est de l’avis de tous parfois difficile.
Depuis l'inversion du sens de circulation de la rue de Geole, il n'existe plus qu'un seul accès pour entrer en auto dans le quartier : la rue Chevrel.
Or il est difficile de l'emprunter en raison du stationnement des véhicules au bas de la rue. Une circulation en double sens est impossible (cf. photo à gauche).
Le problème est connu de la Mairie depuis des mois. Quelques riverains de la vieille-ville s'en sont plaints auprès du maire : «six personnes», puis «une quinzaine» ...
Il n'y a selon eux qu'une seule cause et une seule solution : modifier le sens de circulation de la rue de Geole, pour ouvrir une deuxième voie d’entrée dans le quartier.
On pouvait penser que la municipalité, comme c’est son rôle et comme annoncé dans le courrier joint en fin d'article « cette rencontre sera l'occasion d'échanger sur ces projets », allait présenter des propositions pour résoudre le problème, comme il l’a fait récemment pour la place Patton (mise en place de nouveaux rond-points).
Eh bien non! Il laisse le soins aux riverains de trouver les solutions.
Belle initiative de démocratie directe de la part du maire, mais non sans arrière pensée ...
Le maire a donné aussitôt la parole aux riverains, précisant que les arguments des uns et des autres seraient évalués dans le cadre d’une réflexion municipale (qui n’a pas été encore entreprise) sur la question de la circulation dans la vieille-ville.
Pipeau comme on le verra plus tard.
Comme on pouvait s’y attendre, des clivages sont apparues entre riverains sur le sens de circulation de la rue de Geole.
Des riverains ont réclamé l'inversion du sens de circulation de ladite rue, ouvrant une deuxième entrée dans la vieille ville pour accèder à leur domicile et leur évitant de passer par la rue Chevrel.
D'autres, habitants la rue de Geole ou non, ont demandé le statu-quo suggérant d’autres alternatives notamment un second accès via la rue de la Belle-Andrine (cf. photo à droite).
L'opposition de l'inversion du sens de circulation de la rue de Geole, dans le sens montant, est motivé par le risque d’un afflux d’automobiles dans la vieille-ville qui va générer d’autres contraintes (problèmes de stationnement, de sécurité pour les nombreux piétons, touristes ou non, qui déambulent dans la rue de Geole, ...) (photo à gauche).
Un autre argument est la disposition du parking en bas de la rue de Geole (cf. photo à droite) qui est accessible qu’en descendant la rue.
Inverser le sens de la rue, obligeraient les automobilistes à effectuer de nombreuses manoeuvres pour stationner ou de refaire le parking.
Cette opposition sur ce sujet a montré que le quartier de la vieille-ville réputée pour son unité ne l’était pas tant que cela ...
N’était-ce pas l’effet recherché par le maire? Chercher à diviser la population (pour mieux régner?).
Nombre d’habitants sont membres d’associations ou non qui ont eu “affaire” avec le maire. Sans compter le blog ...
Par ailleurs, chaque année en septembre ses habitants se retrouvent lors d’un repas de quartier.
Belle preuve d’unité et de convivialité.
Ayant peu de prise sur le quartier, on peut penser que le maire essaie par tout moyen de casser son unité, tout au moins de l’affaiblir.
Bien essayé. Car rétrospectivement le déroulement de la réunion a donné cette impression.
Alors que cette petite querelle entre voisins aurait pu et dû être évitée.
Les riverains auraient dû anticiper cette manoeuvre du maire, en exigeant qu’il nous présente des propositions. Pour ensuite en discuter.
A plusieurs reprises, les élus ont au cours de la discussion rappelé qu’ils notaient chaque argument. Qu’aucune décision n’était prise par la ville.
Le maire a notamment pris acte de la suggestion d'un riverain de tester pendant quelques mois l’inversion du sens de circulation de la rue de Geole.
Plus tard, le maire répondait à un autre par l’affirmative que le sens actuel de la rue de Geole n’était pas définitif !!!! (quid du stationnement rue de Geole?).
Bizarre, bizarre.
Or la municipalité a planché, contrairement à ce qui a été dit, sur ce dossier.
Le blog peut affirmer que l’inversion du sens de circulation de la rue de Geole est bien dans les tuyaux de la mairie.
La preuve. Samedi matin en discutant avec un riverain favorable à ce changement, j’ai appris que ce dernier s’était déplacé il y a 15 jours à l'Hôtel de ville pour demander un rendez-vous auprès du maire sur ce point.
Sur place il a croisé et discuté avec l’adjoint au maire Bruno Delaunay qui lui a fait part que cette solution était être appliquée, abandonnant ainsi sa demande de RDV.
(C'est cette nouvelle info qui m'a obligé de réécrire une partie du texte)
Donc tout est prévu d’avance contrairement à ce qui a été avancé.
Il n’est pas question de polémiquer.
Par contre les habitants du quartier vont être très, très attentifs et vigilants sur les suites de ce dossier.
On espère fortement que des scenarii alternatifs seront proposés, scénarii qui fassent primer l’intérêt général et contribuent à préserver le caractère touristique et piétonnier du quartier.
Suggestions : interdiction de stationnement en bas et le long de la rue Chevrel, inversion de sens rue de la Belle-Andrine, ...
Autres points discutés.
- chutes de piétons en raison de la mauvaise état des chaussées (carrefour rue de la Belle Andrine et Chevrel) et sur la passerelle en bois en bas de la rue de Geole glissante par temps de pluie.
- l’absence d’entretien du chemin sous la place Daniel Huet le rendant impraticable.
- l’état déplorable de la voirie dans la vieille ville, quartier historique et touristique,
- les difficultés de stationner place d’Estouteville,
- le stationnement sauvage des cars devant les sorties de garage,
- la multiplication des volets roulants qui défigurent le quartier historique,
- les plantations place Daniel Huet qui cache la vue du Mont-Saint-Michel.
le projet de mise en valeur des vestiges de l’ancienne cathédrale square Thomas Becket ne va-t-il pas limiter l’espace de jeux des enfants?
Sur tous ces points, la mairie a pris note et tentera d’apporter des solutions.
Sur le dernier point, le maire précise que deux zones seront prévus : patrimoniale et ludique. Il précise que la mairie souhaite rapatrier la sépulture du dernier évêque d’Avranches, découvert récemment en Angleterre lors des travaux de l’Eurostar.
Au final que penser de cette réunion?
Personnellement, j’ai vraiment eu l’impression de m’être fait piéger par le maire lors de la discussion sur les conditions de circulation dans le quartier.
A revivre, j’aurai comme certains quitté la réunion.
Rien de concret et que des doutes : la couleur de la lasure du mur du Scriptorial rue de Geole (sera-t-elle discutée avec les riverains comme promis il y a quelques mois), le sens de circulation dans la vieille ville, ...
Une réunion qui n’a servi quasiment à rien, seulement à essayer de diviser les riverains.
J’espère sincèrement que la prochaine sera plus productive et moins tendancieuse.
Aucun cliché de la réunion exceptionnellement n’a été réalisé. Cela
résulte non de l'interdiction du maire mais d'un incident technique
avec l’appareil photo.
Un compte-rendu de la réunion devrait être publié dans la prochaine édition des hebdomadaires locaux “la Manche Libre” et “la Gazette de la Manche”.
courrier du maire :
réunion d'information mairie Avranches - Upload a Document to Scribd
04 avril 2007
aaaaaargh!
Par Odin ou Thor, j'ai par inadvertance supprimé un article que j'allais mettre en ligne. Cela va me servir de leçon. Ecrire directement sur le blog sans faire une copie sur le disque dur : fatale erreur.
Je vais sauvegarder tous les articles sur l'ordinateur avec copie sur disque dur externe au cas où.
Cela va prendre un certain temps, de même de réécrire l'article supprimé.
Fidèle lecteur, je vous donne rendez-vous à la semaine prochaine.
Pour information l'article supprimé concernait le dernier Conseil municipal d'Avranches et la rue de Geole. Au cours de ce Conseil municipal (lundi 26 mars) il a été évoqué le trompe-l'oeil et les problèmes de nuisance.
Les riverains souhaitant plus d'informations par rapport à ce qui a été dit au cours de cette réunion, un message a été laissé jeudi 29 mars à M. André Bazin, premier adjoint, afin qu'il nous recontacte. Pas de nouvelle.
Nous réitérons la demande : M. Bazin pourriez vous nous rappeler SVP pour définir un rendez-vous. Merci.
10 mars 2007
la nouvelle rue de Geole
Une ruelle en pavés envahie par un épais brouillard semble rappeler dans notre imaginaire la capitale anglaise Londres. Londres du XIXe siècle, la révolution industrielle, le mystère de Jack l'Eventreur, l'impressionnisme de Monet, Whistler ou Turner, ...
Eh bien non, cet image a été réalisée ce samedi matin à Avranches, dans la rue de Geole.
C'est une rue transformée, embellie qui mérite d'être redécouverte par tous les avranchinais (et les non-) après une fermeture de 3 ans liée au travaux du Scriptorial.
C'est une nouvelle voie qui a été entièrement refaite et donéravant recouverte de pavés. Superbe!
Dommage qu'elle soit prochainement réouverte à la circulation automobile.
En tout cas, une bonne idée de promenade pour ce week-end!
17 février 2007
Trop c'est trop!
Depuis plus deux mois nous, les riverains de la rue de Geole, essayons d'obtenir un rendez-vous auprès de Monsieur Huet, maire d'Avranches.
Trois demandes : 3 échecs.
Question. Que faut-il faire pour être reçu par notre Maire? Un sitting devant l'Hôtel de ville, une pétition générale, une communication auprès des médias (TV, radio et presse locales), une intervention dans une des prochaines réunions publiques du candidat Huet dans le cadre des élections législatives?
Il serait quand même dommageable et regrétable d'en arriver jusque là.
Nous demandons juste à être reçu et nous n'avons que des fins de non recevoir.
Vous devez vous demander pourquoi ces refus du Maire de recevoir ces quelques personnes de la rue de Geole. Sommes-nous de dangereux destabilisateurs gauchistes dans une ville dirigée plutôt à droite? Sommes nous des râleurs perpétuels, jamais satisfaits, toujours prompts à critiquer? Sommes nous ...
A toutes ces questions la réponse est NON. Nous sommes seulement et simplement des Citoyens de la ville d'Avranches soucieux de notre qualité de vie, de celle du quartier et de la ville plus largement.
Quelles sont donc les raisons qui nous poussent à rencontrer M Huet? Elles sont principalement au nombre de deux. Le premier est relatif à notre proposition de trompe-l'oeil dont M Huet s'était engagé à nous faire part des suites. Le second concerne les nuisances sonores, toujours non résolues, subies par des riverains par le système de ventilation/aération/chauffage du Scriptorial depuis son ouverture en août 2006.
Pour les nouveaux lecteurs de ce blog mais aussi pour les fidèles un rappel exaustif des faits s'impose agrémenté de quelques commentaires pour mieux comprendre la situation actuelle.
La ville d’Avranches, détentrice de nombreux manuscrits médiévaux du Mont-Saint-Michel, a décidé en 2002, sous l'impulsion sa municipalité fraîchement élue, de mettre en valeur ces ouvrages au sein d’un nouveau musée dénommé le Scriptorial. Ce musée résolument contemporain par son architecture en béton est érigé au cœur du quartier historique d’Avranches en lieu et place d’une friche.
Des riverains de ce futur musée, habitants la rue de Geole, se sont légitimement très tôt interrogés des caractéristiques de cette future construction.
En l’absence d’information de la part de la municipalité, les riverains ont dû prendre l’initiative de contacter la ville pour obtenir des précisions sur ce bâtiment qui allait bouleverser le quartier. A maintes reprises les premiers adjoints, responsables du projet, MM Delaunay et Bazin, nous avaient assuré que la façade du Scriptorial - coté rue de Geole - ne serait pas plus haute que le mur préexistant et qu’elle serait revêtue d’un parement en pierre pour s’intégrer au mieux au quartier ancien.
« Les promesses n’engagent que ceux qui les croient ».
Vous aurez compris que nos chers élus n'auront pas été très sincères [et c'est un euphémisme] vis à vis de leurs administré(e)s. La façade du Scriptorial rue de Geole est plus élevée de plusieurs mètres (assombrissant l’intérieur des maisons) et elle est en béton brut de décoffrage ("ternissant" la rue).
Pourquoi ces mensonges ? Vraisemblablement pour ne subir aucune contestation et retard sur ce projet et ainsi ouvrir le musée au public dans les temps impartis.
Rétrospectivement nous reconnaissons que nous avons été bien naïfs. Nous aurions dû consulter le permis de construire en mairie, interroger les architectes parisiens (Cléris, Daubourg) ou avranchinais (Berjot) pour connaître les détails de ce projet.
Une crise de confiance entre riverains et élus se révélait et n’allait que s’accroître.
Pendant plus trois ans, les riverains ont vécu aux premières loges les différents chantiers de démolition (sept 2003-fin 2004), de reconstruction (fév 2005-août 2006) et d'aménagement des abords (2006-...) sans rien dire, supportant les incommodités pour accéder à nos propriétés et les nuisances inhérentes à ces types de travaux (poussières, boue, bruit, ...). cf. photo
Après quelques semaines de retard, début août 2006 le musée est enfin ouvert au public.
Très tôt des riverains se plaignent du bruit généré par le système de ventilation/aération du musée, particulièrement la nuit. Le trouble sonore est signalé à la mairie. Malgrès l’intervention d’entreprises, ces bruits persistent et génèrent fatigues et énervements de ceux qui les subissent.
Courant octobre un rendez-vous auprès du Maire, M. Gwénhaël Huet, est demandé. Fixé au 7 novembre, la réunion rassemble à la mairie l'ensemble des riverains ainsi que quelques locataires de la rue de Geole et l’équipe municipale (maire, premiers adjoints, …).
Sont abordés différents sujets notamment les problèmes de nuisances et la façade gris béton du Scriptorial. Concernant le premier point : la maire déclare qu’« il devait aux riverains la tranquillité ». Jolie déclaration d’intention en attente d’effet car à ce jour le trouble persiste. Des relevés de bruit ont été réalisés dans la rue seulement début février. On mesure là toute la réactivité de nos élus face à ces troubles subis par les riverains.
Le deuxième point évoqué concerne la façade grisâtre du Scriptorial côté rue de Geole. La municipalité, après avoir abandonné le parement en pierre, envisage de peindre la façade d’une simple lasure de couleur avec un produit anti-tag.
Cette solution, peut-être la moins coûteuse pour la ville, n’est pas satisfaisante. Des questions se posent sur l’esthétisme de cette lasure mais aussi sa dégradation dans le temps. Une réflexion a été engagée entre riverains sur le revêtement possible et la valorisation de cette façade. Un trompe-l’œil peint sur toute la longueur du mur pourrait être une solution (parmi d'autres à étudier). Il s’agirait de peindre la façade d’après un croquis représentant la rue de Geole à l’époque médiévale.
Ce trompe l’oeil présenterait plusieurs atouts.
Au niveau architectural, il intégrerait le Scriptorial coté rue de Geole dans son environnement en lui donnant un aspect plus en rapport avec le coté historique du quartier.
La représentation murale correspondrait avec la thématique médiévale du musée (manuscrits du Mont-Saint-Michel).
Enfin le trompe-l’oeil ne serait pas sans susciter un intérêt touristique, contribuant à la valorisation du Scriptorial et au-delà celle de la ville d'Avranches.
Cette proposition de trompe-l’œil a été présentée aux élus. Les élus nous ont précisé que la réalisation de ce trompe-l’oeil supposait l’accord préalable des architectes du Scriptorial propriétaires intellectuels du bâtiment, puis la validation par la mairie pour l’aspect technique et financier. Monsieur le Maire s’est engagé à faire les démarches auprès des architectes et à nous tenir informer de suites de cette proposition.
Quelque peu échaudée des précédentes « promesses » de nos élus, les riverains décidèrent de communiquer ce projet auprès de la presse locale et sur internet via un blog.
Début décembre, l'hebdomadaire local, la Manche Libre, fait écho de l’accord de l’architecte avranchinais, M Berjot, sur la proposition de trompe-l’œil. Cet espoir, malheureusement, est vite déçu : quelques jours plus tard le Maire d’Avranches lors d’un conseil municipal lit un courrier adressé par M Berjot démentant les informations parues dans la presse.
Le volte-face de l’architecte amène un groupe de riverains à le rencontrer le 19 décembre 2006. M Berjot nous explique que l'article dans la Manche-Libre résulte d'une mauvaise interprétation du journaliste. L'architecte nous informe qu'il n'est ni pour, ni contre notre proposition que les cabinets ont eux aussi des propositions à faire [on apprendra ultérieurement : un projet d'enluminure du mur], encore faut-il que les architectes soient sollicités par la Mairie. Nous apprenons donc le 19 décembre que Monsieur Huet, maire d'Avranches, qui s'était engagé le 7 novembre dernier à présenter la proposition de trompe-l'oeil auprès des architectes, n'a fait aucune démarche en ce sens.
Souhaitant faire le point des suites de notre proposition de trompe-l'oeil (après les révélations de M Berjot) et évoquer la persistance des troubles sonores, un rendez-vous est demandé auprès du secrétariat du maire.
La secrétaire, ne disposant pas de l’agenda du maire pour 2007, me demande de lui laisser mes coordonnées téléphoniques afin de me recontacter.
Sans nouvelle de la mairie, je me rends avec un autre riverain le 4 janvier une nouvelle fois au secrétariat du maire. Là, la secrétaire nous propose des dates avec des horaires en milieu de journée. Nous expliquons que nous sommes tous salariés et qu’il est difficile voire impossible de s’absenter du lieu professionnel. Nous lui suggérons des horaires en fin de journée ou le samedi. La secrétaire décide de reprendre nos coordonnées et de nous promet de nous rappeler après avoir convenu avec Monsieur le Maire de la date du rendez-vous.
Fin janvier aucun appel de la mairie, il devient évident que Monsieur Huet ne souhaite pas nous recevoir. Et cela se comprend. Il ne peut nous donner les informations concernant l'avenir du trompe-l'oeil vu qu'il n'a pas contacté les cabinets d'architectes comme il s'était engagé à le faire.
Devant l’attitude du Maire, il est décidé de lancer une pétition (1) signée dans un premier temps uniquement par les habitants de la rue de Geôle.
Le document est libellé à l’intention du Conseil Municipal, afin qu’il soit connu de l’ensemble des conseillers. Par expérience nous savons que si la pétition avait été remise directement au Maire, elle aurait été « classée » par ce dernier.
Néanmoins nous décidons à la dernière minute de donner une ultime chance au Maire de nous recevoir sans porter sur la place publique la pétition (une copie devait être communiquée à la presse locale).
Un nouveau déplacement, le troisième, à la mairie est entrepris le lundi 5 février. Après lui avoir fait part courtoisement de notre étonnement de ne pas avoir eu de rendez-vous après deux visites (décembre et janvier), la secrétaire propose un rendez-vous début mars en milieu de matinée. Cette date est déclinée car elle ne permet pas aux riverains d’être présents et elle repousse trop loin dans le temps. Je lui fait part qu’une pétition a été signée par les riverains de la rue de Geole. Une copie est remise à la secrétaire afin qu'elle le transmettre à M Huet. Elle reprend une nouvelle fois mes coordonnées téléphoniques.
Au jour d'aujourd'hui, le lundi 5 mars, toujours aucun appel de la mairie.
Il est intéressant de préciser que la pétition remise au secrétariat de M Huet a fait bouger quelque peu les choses.
Nous avons appris par un cabinet d'architecte parisien contacté le 14 février dernier que lui et ses collègues avaient reçu quelques jours plus tôt de la mairie d'Avranches un courrier relatif à la façade, et que l'architecte local, M Berjot, avait en charge de la réponse.
Monsieur Berjot proposera-t-il le projet d'enluminure évoqué plus haut ou une autre proposition (trompe-l'oeil, ...), nous n'en savons rien.
Et nous pensons qu'aucune information malheureusement ne nous sera communiquée par la municipalité.
C'est pourquoi nous contacterons dans les tous prochains jours les membres de l'opposition municipale et la presse de notre désir d'information au sujet de la façade et la résolution rapide des problèmes de bruit.
Nous espérons que tout finira par s'arranger, mais personnellement je tire de cette "affaire" de bien tristes enseignements au niveau du fonctionnement de la politique municipale et de la démocratie locale.
Il me semblait que l'élu, à ce titre, était au service du citoyen ou de son administré. S'il a en charge l'intérêt général de la ville, l'élu doit aussi veiller au bien-être de ses administrés.
L'élu, l'élection passée, semble parfois oublier comment il a obtenu cette charge, se préoccupant uniquement de ses projets qui selon leur envergure peuvent engager sur une période plus ou moins longue les finances de la ville.
Par rapport l'expérience vécue, il me semblerait important de prévoir un système de contrôle des élus.
En France, le gouvernement, "qui détermine et conduit la politique de la Nation", est bien contrôlé par le Parlement, représentant la souveraineté nationale. Pourquoi n'en serait-il pas de même au niveau des collectivités locales? Or nous voyons que les élus agissent en quasi-impunité pendant leur mandat jusqu'aux élections suivantes.
Ce contrôle des élus est défendu et soutenu par la candidate socialiste aux élections présidentielles. Je soutiens depuis peu cette candidate.
Mais il ne doit pas y avoir de confusion entre ce soutien personnel et l'action en cours, d'autant que cette dernière est collective et non individuelle.
Si cette action est bien antérieure à mon implication politique, il est vrai que l'attitude de nos élus notamment sur cette "affaire" a contribué très fortement à cet engagement.
Je rappelle que les riverains ont toujours cherché avec la municipalité une solution amiable, loin de toute retentissement médiatique et politique.
Nos élus avranchinais doivent assumer toute la responsabilité des conséquences de leur inaction.
27 janvier 2007
courrier de M. Huet et redirection du blog
Le blog "http://scriptorial.avranches.over-blog.net/" est fermé et redirigé sur cette nouvelle adresse.
Pourquoi?
Le blog ne semble pas être apprécié par Monsieur Guénhaël Huet, maire d'Avranches.
Ce dernier m'a adressé en milieu de semaine dernière un courrier dans lequel je suis informé que le nom "Scriptorial d'Avranches" a été déposé auprès de l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) et qu'il ne peut être utilisé sauf accord du propriétaire (la Mairie).
Le blog risquant de générer une confusion et de nuire à la marque "Scriptorial", il m'est donc demandé de "modifier l'adresse de la publication ainsi que le titre principal dans un délai de 8 jours à compter de la réception de ce courrier".
Plusieurs remarques.
Le nom protégé est l'expression "Scriptorial d'Avranches". L'adresse du blog (publication) en cause est "http://scriptorial.avranches.over-blog.net" et non "Scriptorial.d.avranches ..." ou autre, et le titre principal du blog est présenté comme suit : "le Scriptorial, musée des manuscrits du Mont Saint Michel / Avranches (50) / Normandie" ce qui a peu à voire avec le nom déposé.
Je ne vais pas jouer avec les mots et dans le soucis d'éviter une polémique stérile, le blog est donc fermé ce jour et redirigé; et cela avant le délai imparti.
Pour mémoire, le blog sur le Scriptorial avait pour but de présenter la proposition de riverains de trompe-l'oeil auprès du plus grand nombre mais aussi de mettre en ligne toute information relative à ce musée. Des articles avaient mentionné l'inauguration officielle du Scriptorial et intégré la vidéo d'un reportage du journal de France2. Des photos prises pendant la construction du musée allaient prochainement être mises en ligne.
Le blog venait en complément du site officiel du musée; un lien internet vers ce dernier avait dès l'origine ou presque été créé.
Le blog ne visait donc pas à nuire au Musée.
Il est exact que Monsieur Huet est cité à plusieurs reprises dans des articles, notamment pour son peu de réactivité quant à notre proposition de trompe-l'oeil et pour le non respect de ses engagements (notamment de contacter les architectes au sujet du trompe-l'oeil). Nous comprenons donc que ce blog ne lui plaise pas.
Nous nous rendons compte que Monsieur le Maire est plus prompt à m'écrire pour m'interdire d'utiliser la marque "Scriptorial" que de recevoir les riverains qui lui ont demandé un rendez-vous à deux reprises (fin décembre et début janvier) toujours sans réponse. Peut-être a-t-il oublié?
Si Monsieur le Maire lit cet article, les riverains réitèrent leur demande d'entrevue.
quelques infos sur l'ancien blog
"http://scriptorial.avranches.over-blog.net"
la fréquentation
le site était consulté par une vingtaine de visiteurs uniques (adresse IP unique) en moyenne par jour en janvier avec un pic de 37 le 14 janvier dernier.
le référencement
le blog était répertorié par les principaux moteurs de recherche. Et des résultats plutôt excellents lors de recherche sur internet.
Par exemple sur une requête simple avec les mots "scriptorial" et "avranches", le blog arrive en 4ème position sur Google et Exalead; bien avant le site officiel du Scriptorial. Ceci explique, peut être, aussi cela.
20 décembre 2006
rencontre avec Monsieur Berjot, architecte
Les positions contradictoires des architectes, à la lecture des différents journaux, ont naturellement généré une incompréhension.
Dans une démarche donc de compréhension, les riverains de la rue de Geole ont décidé de rencontrer l'architecte avranchinais, M Emmanuel Berjot l'un des concepteurs du Scriptorial avec les cabinets parisiens Cléris et Daubourg.
Un rendez vous a été fixé le mardi 19 décembre en fin de journée. Le jour dit, nous (moi-même, Damien Soudée et Hervé Tesnière) nous sommes entretenus avec Monsieur Berjot à son agence sise boulevard Foch.
La première question posée à Monsieur Berjot a été de nous expliquer son apparente volte-face concernant la proposition de trompe-l'oeil.
Selon l'intéressé, l'article de la Manche Libre résulte d'un malentendu ou d'une mauvaise interprétation. Il aurait indiqué au journaliste que les cabinets d'architectes (qu'il représente) sont "ouverts à toute proposition", ce qui ne signifie pas qu'ils sont favorables au trompe-l'oeil ou à tout autre projet.
Nous apprenons ainsi par Monsieur Berjot que les différents cabinets d'architecte "n'ont pas été saisis par courrier par la mairie" concernant notre proposition de trompe-l'oeil, alors qu'elle s'était engagée à le faire lors d'une réunion avec Monsieur Huet, maire d'Avranches, le 7 novembre 2006.
Il est donc étonnant de lire dans le compte-rendu du conseil municipal paru dans Ouest France le 15 décembre (cf article précédent) que Monsieur Huet, concernant le revêtement du mur, "attend la proposition des architectes" alors que si ces derniers n'ont pas été saisis formellement par la mairie, aucune proposition ne peut lui être faite ...
Un rendez-vous pour début janvier 2007 a été demandé ce jour auprès du secrétariat de Monsieur le Maire afin d'obtenir des précisions sur l'état d'avancement de notre proposition et d'autres sujets qui seront (peut être) ultérieurement développés.
16 décembre 2006
volte-face des architectes ?!?!?!?
Rebondissement. Le journal Ouest France du vendredi 15 décembre 2004 nous informe dans un article relatant la dernière réunion du Conseil Municipal (mercredi 13 décembre) que selon le conseiller général maire d'Avranches Guénhaël Huet les architectes seraient opposés à la proposition de trompe-l'oeil sur la façade du Scriptorial rue de Geole .
Les riverains et tous ceux, de plus en plus nombreux, qui suivent cette "histoire" ne comprennent plus rien !!!!
Un jour les architectes sont favorables à la proposition de trompe-l'oeil (la Manche Libre), un autre jour non (Ouest France).
L'article de Ouest France continue en précisant que toujours selon le maire "il est hors de question de laisser le mur en l'état" et conclue "on attend la proposition des architectes".
Si les propos du maire sont bien rapportés dans la presse, nous, les riverains, en déduisons que le projet d'une lasure de couleur sur le mur, qui nous avait été présentée, est abandonnée puisque [la municipalité] attend la proposition des architectes. Ce qui est déjà une bonne nouvelle.
Une lazure est un pis-aller, un moyen de calmer les riverains, qui répond pas à nos attentes et plus largement aux avranchinais.
Nous souhaitons que le mur du musée soit réellement mis en valeur rue de Geole. La proposition de trompe-l'oeil sur la façade va sans ce sens et même au-delà puisqu'elle valoriserait le musée, le quartier historique et la ville plus largement.
Déjà on nous a imposé en face de nos domiciles un mur plus haut que celui préexistant (EDF), contrairement aux dires des adjoints responsables du projet, MM Delaunay et Bazin, qui nous avaient promis une hauteur du nouveau mur au moins égale à l'ancien. Nous avons de ce fait moins de luminosité dans nos maisons.
Echaudée, nous sommes et seront extrêmement vigilants par rapport à ce qui va être fait sur ce mur.
Toute décision nous enmènera sur une période d'au moins 10/15 ans. Il est donc important de ne pas faire n'importe quoi.
10 décembre 2006
le trompe-l'oeil accepté par les architectes
Une première étape est a priori franchie concernant la proposition de trompe-l'oeil sur la façade du Scriptorial rue de Geole.
L'hebdomadaire la Manche Libre, édition sud-Manche datée du 10 décembre 2006, en page 37, nous informe que les architectes du projet (Cléris, Daubourg et Berjot) ne seraient pas hostiles à cette proposition; en témoigne la déclaration de Monsieur Berjot, l'architecte avranchinais citée dans le journal : "nous sommes tout à fait prêt à abonder dans ce sens là".
Cette déclaration est une bonne nouvelle. Car rien ne pouvait se faire sans leur aval. Juridiquement un architecte est propriétaire intellectuel de l'oeuvre qu'il conçoit, et donc aucune modification ne peut être réalisée sans son accord.
Cette déclaration est aussi inespérée. Lors de l'inauguration officielle du Scriptorial (vendredi 24 novembre), je m'étais entretenu avec M Cléris et ses collaborateurs au sujet du mur. Sans être contre par principe à la proposition de trompe-l'oeil, mes interlocuteurs ne me donnaient pas beaucoup d'espoir d'une solution immédiate vu les relations actuelles, quelques peu tendues, avec la Mairie. Ces tensions seraient liées à des problèmes financiers (il en serait de même avec certaines entreprises ayant travaillé sur le chantier du Scriptorial).
Les riverains de la rue sont donc ravis de la position des cabinets d'architecte. Une première étape, incontournable et donc la plus difficile, est passée.
Reste la dernière : la Mairie, décideur final et financeur.
Nous sommes convaincus que cette proposition de trompe l'oeil ne peut être que profitable à la ville en terme d'image et aurait des retombées positives tant au niveau de la qualité de vie dans le quartier que touristique.
Nous ne doutons pas que le bon sens de nos élus primera.
Et pour reprendre la conclusion de l'article de la Manche Libre, "la balle est désormais dans le camp de la municipalité".










