24 septembre 2009
l'APLI suspend la grève du lait
Dans l'attente du 5 octobre 2009, date de la réunion extraordinaire de l'Union Européenne consacrée à la crise dans le secteur laitier, les producteurs laitiers, membres de l'APLI, suspendent la grève du lait à compter de ce jour.
L'augmentation du prix de lait et le maintien des quotas laitiers étaient à l'origine de ce mouvement engagé il y a deux semaines, marqué par de médiatiques épandages de lait dans les campagnes (cf. Mont-Saint-Michel).
Ce mouvement initié en France s'est propagé à travers toute l'Europe. Les éleveurs laitiers de huit pays ont suivi la France en ne livrant pas les laiteries.
Selon l'EMB, syndicat laitier européen auquel est rattaché l'APLI, environ 500 millions de litres de lait auraient été détruits ou donnés, favorisant une remontée du prix à la production.
La suspension du mouvement est aussi motivée par les difficultés financières des éleveurs laitiers à poursuivre cette grève.
Si la grève du lait est suspendue jusqu'au 5 octobre à la réunion extraordinaire des ministres de l'agriculture de l'Union européenne, l'APLI devrait maintenir la pression en poursuivant différentes actions comme, par exemple, le don du lait sur les marchés locaux (photo à droite : marché d'Avranches samedi 19 sept dernier) ...
sites et liens internet utiles :
- APLI (Association des producteurs de Lait Indépendants)
- EMB (European Milk Board)
- la Commission Européenne (secteur laitier)
- le ministère de l'Agriculture
vidéo : suspension de la grève du lait
l'APLI suspend la grève du lait
envoyé par francois50300. - L'actualité du moment en vidéo.
19 septembre 2009
grève du lait : APLI en action près du Mont-Saint-Michel
Journée blanche. Hier (vendredi 18 septembre), au 7ème jour de la grève du lait, de nombreuses actions ont été menées à travers la France par l'APLI (Association des producteurs de Lait Indépendants).
La plus médiatique a vraisemblablement été celle opérée près du Mont-Saint-Michel, dans la Manche.
En début d'après-midi entre 250 et 300 tracteurs venant de la Normandie et de la Bretagne ont épandu environ trois millions de litres de lait sur plusieurs parcelles situées sur la commune d'Ardevon, distante de 3 km de la Merveille.
Ce mouvement prend de plus en plus d'ampleur chez les producteurs laitiers, même s'il est difficile de connaître le nombre exact de grévistes dans la profession.
Le conflit laitier s'accompagne de la guerre des chiffres entre l'APLI et les industriels/laiteries; ces derniers minorant le nombre de grévistes du lait déclaré par l'APLI et précisant que cette action perturbe peu l'approvisionnement et le fonctionnement des laiteries.
L'attitude du syndicat majoritaire agricole FNSEA qui dénonce cette grève du lait est de plus en plus critiquée, même par ses adhérents. L'accueil houleux du président de la FNSEA Jean Michel Lemétayer au salon agricole SPACE de Rennes mardi 15 septembre l'exemple le plus flagrant.
Pour sortir de la crise, le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire va multiplier les contacts auprès des différents syndicats agricoles (APLI, FNSEA, FNJA, Confédération Paysanne, Coordination Rurale, ...) et des responsables européens.
L'objectif : prendre des mesures d'urgence pour aider la filière et obtenir le maintien de quotas de production au niveau européen.
Sur ce dernier point la partie est loin d'être gagnée? La commissaire européenne à l'agriculture Mariann Fischer Boel a confirmé hier la fin des quotas en 2015.
Son départ de la Commission en fin d'année peut faire espérer le retour à plus de régulation avec son successeur.
A suivre.
vidéos : journée blanche au Mont-Saint-Michel
F3 Basse-Normandie vendredi 18 septembre, édition 12h00
grève du lait : rassemblement près du Mont-Saint-Michel
envoyé par francois50300. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
F3 Basse-Normandie vendredi 18 septembre, édition 19h00
grève du lait : épandage près du Mont-Saint-Michel
envoyé par francois50300. - L'info video en direct.
F2 vendredi 18 septembre, édition 20h00
grève du lait : APLI en action au Mont-Saint-Michel
envoyé par francois50300. - L'actualité du moment en vidéo.
le président de la FNSEA chahuté au SPACE de Rennes
grève du lait : manifestation au SPACE de Rennes
envoyé par francois50300. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
12 septembre 2009
L'APLI déclare la grève du lait !
Conséquence de la dérégulation du marché laitier décidée par la Commission Européenne et de l'accord du 3 juin dernier entre les industriels et un syndicat de producteurs laitiers proche de la FNSEA fixant le prix du lait à 280 euros les 1000 litres, un vent de fronde s'abat depuis quelques semaines sur les campagnes françaises et européennes.
Une révolte emmenée en France par un nouveau venu dans le paysage syndical agricole : l'APLI (Association des producteurs de Lait Indépendants).
L'APLI rassemble des producteurs laitiers non syndiqués, des déçus de la FNSEA/FDSEA/Jeunes Agriculteurs et des membres d'autres syndicats agricoles : la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale.
L'APLI défend les intérêts catégoriels des producteurs de lait en exigeant une
régulation européenne de la production de lait (maintien des quotas de production) et un prix minimum
autour de 350 à 400 euros les 1 000 la tonne contre 280 euros
maximum actuellement.
Des revendications essentielles pour la viabilité et la survie des exploitations laitières.
Le combat est donc à la fois national et européen.
C'est pourquoi l'APLI est membre de l'EMB (European Milk Board), syndicat laitier européen présent dans 14 pays et revendiquant environ 100.000 membres, dont le rôle est de définir à l'échelle européenne la stratégie et la coordination des actions nationales.
En France, l'action de l'APLI s'est déclinée crescendo en quatre temps.
Elle a débuté par des réunions publiques à destination des éleveurs laitiers pour présenter la jeune association et ses objectifs et à les inviter à adhérer au mouvement, à l'exemple de la réunion de St-Hilaire-du-Harcouêt le 23 juin dernier qui a rassemblé plus de 1500 personnes (cf. vidéo).
Elle s'est poursuivie par une campagne de communication sur les bords des routes au début de l'été où le grand public a pris connaissance des termes APLI, EMB, des problèmes des agriculteurs laitiers et du projet
d'une grève de lait (cf. photos à droite dont une banderole à l'entrée du festival des Vieilles Charrues à Carhaix).
Puis l'APLI s'est rapprochée de la population par la présence de nombreux stands d'information et par la distribution gratuite de lait sur les marchés locaux.
Le jeudi 10 septembre, l'APLI a déclaré la grève du lait dès la traite du soir.
Le lait ne sera plus livré aux industriels/transformateurs. Outre la paralysie l'industrie laitière, l'objectif est de diminuer l'offre pour faire augmenter le prix du lait et de contraindre les responsables politiques nationaux et européens à amender le marché européen dans le secteur du lait par le maintien des quotas.
Cette action ne peut réussir que si d'une part une majorité des producteurs français cesse leur livraison de lait - sachant que le syndicat majoritaire la FDSEA y est hostile (cf. vidéos)- et d'autre part leurs homologues européens rejoignent le mouvement de grève pour éviter que face à la pénurie de lait en France les laiteries et les transformateurs s'approvisionnent dans les pays voisins ...
Au 13 septembre, la situation de la grève du lait était la suivante : en France 5.000 agriculteurs grévistes (35 - 40%), en Allemagne : 1.000, en Belgique : 1.000, actions en cours et à venir en Autriche, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse et Italie (source : site internet EMB).
Toute la question maintenant est de savoir quelles seront l'épilogue et les conséquences pour les exploitants laitiers engagés ou non dans cette action.
sites et liens internet utiles :
- APLI (Association des producteurs de Lait Indépendants)
- EMB (European Milk Board)
- FNSEA/FDSEA (Fédération Nationale/Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles)
- CNJA (Centre National des Jeunes Agriculteurs)
- la Confédération Paysanne
- la Coordination Rurale
- la Commission Européenne (secteur laitier)
- le ministère de l'Agriculture
vidéos :
1 - déclaration de la grève du lait en Basse-Normandie (ITW de Jérome Bubreuil responsable APLI 14 et Pascal Férey vice-président FNSEA) (source : F3 Basse-Normandie, édition jeudi 10 septembre sept 2009, édition 19h00)
2 - la grève du lait nationale et européenne (source : F2, samedi 12 sept 2009, édition 12h00)
la grève du lait nationale et européenne
envoyé par francois50300. - L'info video en direct.
3 - la grève du lait dans le sud Manche - Avranches et Isigny-le-Buat (en présence de l'animateur TV Michel Drucker) (source : F3 Basse-Normandie, édition dimanche 13 sept 2009, édition 12h00)
grève du lait dans le sud-Manche
envoyé par francois50300. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
4 - réunion de l'APLI à Saint-Hilaire-du-Harcouêt le 23 juin 2009 (source : F3 Basse-Normandie, édition mercredi 24 juin 2009, édition 19h00
lait : réunion de l'APLI à Saint-Hilaire-du-Harcouet (50)
envoyé par francois50300. - L'actualité du moment en vidéo.
05 juin 2009
l'accord sur le prix du lait fait bouillir les campagnes
L'accord trouvé sur le prix du lait dans la nuit du mercredi 3 juin au ministère de l'Agriculture à Paris semble ne satisfaire personne notamment à la FDSEA, syndicat majoritaire dans le monde agricole, pourtant signataire de l'accord.
Pascal Férey président de la FDSEA de la Manche déclare dans les colonnes de Ouest-France (daté du vendredi 5 juin) : «cet accord sous la pression du pouvoir politique me déçoit énormément».
Après l'échec le 28 mai dernier, un nouveau round de négociations sur la fixation du prix du lait pour les mois à venir était organisé à Paris en présence du Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière (CNIEL) structure regroupant la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL, émanation de la FNSEA) et les industriels-tranformateurs (FNCL et FNIL), le tout sous les auspices des deux médiateurs (Philippe de Guenin et Pierre Lepetit) nommés par le Gouvernement pour résoudre la crise laitière.
De quoi il en retourne?
L'accord fixe la recommandation de 280 euros maximum les mille
litres pour 2009 (pouvant descendre à 262€).
Il sera élaboré «des indices de tendance des marchés laitiers par le CNIEL et publiés trimestriellement, à partir de 2010».
Le compromis prévoit la négociation par les trois partie prenantes d'un accord interprofessionnel d’ici la fin de l’année pour définir un encadrement interprofessionnel qui définira les futures relations contractuelles entre producteurs et transformateurs.
L'Etat aidera «les exploitations laitières fragilisées à travers un allègement des charges financières et sociales et un renforcement du dispositif de modernisation des bâtiments d’élevage. Au toal, ce plan mobilisera 30 millions d'euros en 2009.»
Les réactions.
A quelques jours des élections européennes auxquelles le ministre de l'agriculture Michel Barnier est tête de liste en Ile-de-France il était nécessaire de trouver un accord, même obtenu à l'arraché, ... qui malheureusement ne satisfait personne.
Il nourrit le scepticisme des industriels (FNIL) qui dénoncent un compromis "très éloigné des réalités économiques auxquelles l'industrie laitière française est confrontée en Europe et dans le monde". Et de rappeler que le prix du lait à la production était 20 % plus élevé en France que chez ses principaux concurrents.
«Cette accord ne respecte pas les grands équilibres financiers de la filière et ne constitue pas un cadre durable pour les producteurs de lait. Le seul point positif est la clause de révision en septembre au vu de l'état des marchés des produits industriels, notamment» rappelle la FD(épartementale)SEA de la Manche dans un récent communiqué de presse. Critiquant implicitement l'accord signé par la maison-mère la FN(ationale)SEA (via la FNPL) signataire du compromis (cf. billet blog du Figaro).
Les Jeunes Agriculteurs, syndicat proche de la FNSEA, critique plus fermement ce compromis : «Pour les jeunes agriculteurs, ceci n'est pas un accord, mais bien un prix de vente à perte imposé par les pouvoirs publics, qui remet en cause la viabilité des exploitations de jeunes en production laitière».
Davantage endettés en raison de leurs récentes installations les jeunes agriculteurs ont tout à craindre des conséquences de cet accord sur la viabilité de leurs exploitations.
Du coté de la Confédération Paysanne, son porte parole dans la Manche Michel Houssin déclare «C'est un accord de scélérat. La FNSEA l'industrie laitière et l'Etat sont co-responsables du désastre. Depuis 25 ans, la FNSEA et la FDSEA sont responsables de la baisse du prix du lait. La seule solution est l'adaptation de la production par la maîtrise et la régulation publique».
Conclusion provisoire.
Les éleveurs laitiers normands se sont engagés à ne pas perturber les cérémonie du 65e anniversaire du débarquement. Qu'en sera-t-il dans les jours et semaines qui viennent?
De même quelles seront relations entre le syndicat des Jeunes Agriculteurs et la FNSEA/FDSEA après ce compromis?
Et du vote des agriculteurs, généralement de droite, aux élections européennes de dimanche prochain???
A suivre.
sites et liens internet utiles :
- Ministère de l'Agriculture et de la Pêche
- Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière (CNIEL) : 3 organismes : Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) / Fédération Nationale des Coopératives Laitières (FNCL) / Fédération Nationale de l'Industrie Laitière (FNIL)
- Fédération Nationale des Exploitants Agricoles (FDSEA)
- Centre National des Jeunes Agriculteurs (CNJA)
- Confédération Paysanne
vidéo (source France3 Basse-Normandie 4 mai 2009)
accord conteste du prix du lait
envoyé par francois50300. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
communiqués de presse (ministère de l'Agriculture et de la Pêche, FNSEA, CNJA et Confédération Paysanne)
Publish at Scribd or explore others: How-to-Guides & Manu prix du lait ministe
29 mai 2009
manifestations paysannes après l'échec des négociations sur le prix du lait
Après les grandes surfaces alimentaires le week-end dernier, c'est au tour des échangeurs routiers et rond-points d'être bloqués par les agriculteurs de la Manche aujourd'hui (cf. carte). Cette action s'inscrit dans l'échec des négociations sur le prix du lait entre les producteurs et les industriels transformateurs survenu hier à Paris.
Ces dernières semaines le prix du lait payé aux éleveurs a chuté de 30% passant de 300€ les 1000 litres à 200€.
Cette baisse de prix, conséquence de la loi de modernisation de l'économie visant à favoriser la concurrence dans le secteur, étrangle financièrement les exploitants agricoles. D'où les manifestations des dernières semaines.
Le gouvernement a nommé deux médiateurs. Leurs missions : résoudre la crise laitière en réunissant les parties autour d'une table de négociations.
Les producteurs laitiers demandaient pour 2009 un prix moyen de 305€ la tonne alors que le industriels en proposaient 268€ maximum. Les éleveurs auraient fait une offre de 290€ (-15€), déclinée par les transformateurs.
L'échec des négociations était patent provoquant les manifestations et blocages routiers de ce jour.
Un nouveau rendez-vous entre les producteurs et industriels serait fixé pour mardi.
A suivre.
vidéo : blocages des routes dans la Manche (source : France 3 Basse-Normandie, vendredi 29 mai 2009) : reportage et interview de Jean Turmel, pdt de la section lait FDSEA Basse-Normandie
manifestations paysannes après l'échec des négos sur le lait
envoyé par francois50300. - L'actualité du moment en vidéo.
23 mai 2009
crise du lait : blocage ce week-end des supermarchés dans le sud Manche
Tracteurs interdisant l'accès aux grandes surfaces, automobilistes médusé(e)s recherchant désespèremment un supermarché ouvert pour faire les classiques courses du WE.
La situation était confuse aujourd'hui à Avranches.
La faute aux producteurs laitiers de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats des Exploitants Agricoles) et JA (Jeunes Agriculteurs).
Depuis plus d'une semaine, ces derniers mènent des actions partout en France pour contester la baisse imposée du prix du lait.
«Et cela n'est qu'un début», précise Patrick Carnet (photo à droite), responsable/coordinateur de la FDSEA/FA et exploitant laitier à St Laurent-de-Terregatte rencontré cet après-midi à l'entrée du centre Leclerc.
Le discours bien rôdé, il explique le mécontentement actuel.
«Depuis le mois d'avril les transformateurs [les laiteries, NDLR] paient aux agriculteurs 200€ la tonne [1000 litres] de lait, alors que le coût de revient est de 300€ la tonne, (...) les 100 euros en moins sont insupportables financièrement pour les exploitants laitiers». Il estime que sur la base d'une production annuelle de 650.000 litres de lait, le manque à gagner se chiffrerait aux alentours de 50.000 euros, «quelle entreprise peut supporter une telle perte?».
Le syndicaliste rappelle que le prix du lait était négocié entre les producteurs de lait et les transformateurs (industriels et coopératives).
Une disposition de la loi de modernisation de l'économie (LME) votée le 4 août 2008 a mis fin (aux privilèges) des négociations interprofessionnelles afin de promouvoir plus de concurrence.
Dorénavant, les transformateurs décident du prix du lait qu'ils achètent aux producteurs.
Seulement la baisse de prix imposée aux producteurs (0,30€ à 0,20€) ne se répercute pas sur le prix du litre vendu au consommateur qui reste à environ 0,86€/l.
«Les transformateurs et les distributeurs font des bénéfices sur le dos des agriculteurs». D'où l'action contre les grandes surfaces en empêchant les clients d'y faire leur courses; «on leur fait perdre ce qu'ils nous font perdre», c'est à dire du chiffre d'affaire.
D'après Patrick Carnet aucun supermarché du sud Manche n'est accessible ce week-end; ils sont soit fermés de leur "propres initiatives", soit bloqués par les agriculteurs pour les plus récalcitrants.
La crise laitière est prise très au sérieux par les politiques en national et en local.
De crainte que le mouvement ne se durcisse et pour contenir une catégorie socio-professionnelle plutôt proche de la majorité cela quelques semaines des élections européennes, le gouvernement a nommé deux médiateurs Philippe de Guénin, directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt des Pays de Loire et Pierre Lepetit, inspecteur général des finances, chargés "faciliter les discussions" sur les prix du lait entre les parties prenantes.
A Avranches, lundi 18 mai dernier le député-maire Guénhaël Huet a été interpellé par les producteurs laitiers (photo à droite / la Manche Libre). Ces derniers lui ont rappelé sur le perron de l'hôtel de ville qu'il a voté à l'Assemblée Nationale la LME, responsable de la situation actuelle. Le parlementaire a reconnu ce vote même s'il n'était pas d'accord avec tous les articles de cette loi.
Entre l'intérêt du monde agricole et la discipline du groupe parlementaire, en bon petit soldat, le choix a été vite fait.
Les producteurs laitiers peuvent être néanmoins rassurés : le député de la circonscription leur apporte son soutien moral. «Votre mouvement est légitime» aurait-il déclaré précisant que «les actions devaient se faire dans un cadre légal».
Si cette décaration ne mange pas de pain, elle ne manque pas de sel.
Naturellement il s'agit de ménager les professionnels du lait en vue des prochaines échéances électorales et d'éviter des déversements de lisiers à la permanence parlementaire ou à la mairie. La question du respect du droit interpelle quand on constate son application par le maire d'Avranches (affaire de la caméra).
Pour être complet, le député Guénhaël Huet et le sénateur Jean Bizet ont publié un communiqué de presse commun. Les parlementaires locaux après avoir rappelé la problématique réclament d'une part la réunion de l'ensemble de la filière laitière et d'autre part le bilan de la LME et la modification de certaines de ses dispositions.
Pas de quoi satisfaire dans l'immédiat nos producteurs laitiers.
Patrick Carnet est catégorique : «il n'est pas question de cesser nos actions tant que le lait ne sera pas payé au minimum 300€ la tonne».
Le lait risque de bouillir encore quelques temps dans nos campagne et dans nos villes ...
sites et liens internet utiles :
- FDNSEA (Fédération Nationale des Syndicats des Exploitants Agricoles)
- CNJA (Centre National des Jeunes Agriculteurs)
- loi de modernisation de l'économie (LME)
- ...
vidéos (sources France 3 Basse-Normandie / National)
1 - samedi 23 mai 2009
crise du lait : blocage des supermarchés par la FDSEA / FA
envoyé par francois50300. - L'actualité du moment en vidéo.
2 - archives
mardi 19 mai 2009
France 3 Basse-Normandie
chute du prix du lait : manifestations paysannes à St-Lô
envoyé par francois50300. - L'info video en direct.
France 3 édition nationale
baisse du prix du lait : la campagne se révolte
envoyé par francois50300. - Regardez les dernières vidéos d'actu.








